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A VI S.

Il paraît chaque mois un volume de ce Journal. La souscription est ouverte pour 3, 6 9 et 13 nois; elle est de 24 francs pris à Bruxelles, de 27 francs pris à Paris, de 31 francs 20 centimes, franc de port, pour les autres départemens, et de 39 fr. pour l'étranger.

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On s'abonne chez tous les directeurs de poste, libraires des principales villes de l'Empire français et de l'Europe; e.principalement à Paris, chez A. A. Renouard, imprimeur-ltbraire, rue St.-Andrédes-Arcs, no. 55, et à Bruxelles, chez Weissenbruch, imprimeur-libraire, éditeur et marchand de musique, propriétaire et directeur de ce journal, place de la Cour, no. 1085.

DES JOURNAUX.

BIBLIOGRAPHIE.

Code de santé et de longue vie, ou Principes d'Hygiène, etc.; par sir John Sinclair. Douzième extrait (1). CHAPITRE III.

SECTION III.

Du nombre et de la nature des repas qu'on doit faire de la quantité d'alimens qu'on doit prendre

(C

Si les hommes vivientisoles les

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uns des autres, s'ils avaient toujours à leur portée des alimens propres à satisfaire leurs besoins, il est vraisemblable qu'ils ne s'assujettiraient à aucune règle pour leurs repas; ils mangeraient quand ils auraient faim; ils boiraient quand ils auraient soif (2). Mais dans l'état de so

(1) Voyez notre volume précédent, pag. 3.

(2) Le docteur Franklin a connu un homme de qualité qui avait été pendant quelques années esclave Barbarie, et à qui l'on n'accordait pour sa nourri

ciété une certaine régularité à l'égard des repas est indispensable. L'homme est un animal d'habitude. Toutes ses fonc. tions, même celles qui sont involontai res, se font mieux lorsqu'il a des heures réglées pour celles qui dépendent jusqu'à un certain point de sa volonté. Les organes s'accoutument très-promptement à cette régularité. Les sensations de la faim et de la soif reviennent aux heures prescrites. Elles sont le résultat d'un travail préparatoire qui se fait alors dans l'estomac, et qui paraît indépendant de la présence ou de l'absence des alimens; ear, si l'heure passe sans en prendre, ces sensations cessent. D'où il résulte que da digestion facilitée tout à la fois par le stimulus des aliens et par celui de l'habitudes tatt bien mieux que lorsqu'elle n'a pas été préparée par ce dernier D'ailleurs de plaisir de manger er de boire est.hien plus grand et bien mieux senti, lorsqu'on en jouit en

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ture qu'une certaine quantité d'orge, qu'il portait tous les matins avec lui dans les carrières où il était obligé de travailler et où il trouvait de l'eau à boire. Il s'était accoutumé à n'en manger que très-peu à-la fois, mais très-fréquemment en travaillant, et il avait tellement pris cette habitude, qu'à son retour il ne put plus. s'assujettir à des heures réglées pour ses repas. C'est pourquoi il portait toujours dans sa poche quelques morceaux de pain de gingembre, dont il mangeait de temps en temps, et qui étaient sa seule nourriture. (Voyez The works of William Stark, M. D. p. 92.) (A

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Compagnie, au sein de sa famille ou de ses amis, lorsqu'on l'associe à celui de la conversation, lorsqu'on s'en fait un délassement de tous les jours, que lorsqu'on s'y livre tristement et solitairement, sans le partager avec personne. Aussi la plupart des nations civilisées ont-elles eu des heures réglées pour leurs repas; et l'on convient généralement que si les jeunes gens d'une bonne santé et d'une constitution robuste peuvent sans conséquence se permettre à cet égard de grandes et fréquentes irrégularités, il n'en est pas de même des personnes avan. cées en âge, ou d'une constitution faible et délicate, qui doivent toujours s'assujettir pour leurs repas à une grande régularité, et qui ne peuvent s'en écar ter sans s'en trouver mal.

« Mais si tout le monde est d'accord sur ce point, il y a une grande diversité d'opinions sur le nombre et la nature des repas qu'on doit faire. Les uns veulent qu'on se borne à un seul repas. D'autres préfèrent qu'on en fasse deux trois, quatre et même cinq chaque jour. Sans doute cela doit jusqu'à un certain point varier suivant le climat, le sexe, l'âge, la constitution et les habitudes do l'individu dont il s'agit; mais comme d'après toutes les expériences qui ont été faites sur ce sujet, les alimens ne séjournent guères plus de six heures dans l'es

tomac, à moins qu'il ne soit excessivement plein, et comme il n'importe pas moins de ne pas le laisser long-temps vide, que de ne pas trop le surcharger, il paraît que l'usage généralement adopté aujourd'hui en Europe, de faire trois repas par jour, le déjeûner, le diaer et le souper, est bien préférable au systême de ceux qui voudraient qu'on se bornât à un seul repas, lequel ne saurait suffire ni aux personnes laborieuses, et qui faisant beaucoup d'exercice ont besoin de réparer fréquemment leurs pertes, ni aux personnes faibles et délicate's, qui ne pourraient ni avaler, ni digérer en un seul repas la quantité d'alimens nécessaire pour les soutenir pendant vingtquatre heures. A l'époque de leur plus grand luxe, les anciens Romains faiBaient pour l'ordinaire cinq repas, le déjeûner (jentaculum), le dîner (pran'dium), le goûter (merenda), le souper (cœna), qui était leur principal_repas, et une espèce de collation ou de dessert (comissatio), qu'ils prenaient avant de se coucher. Quelquefois ils prenaient un second déjeûner (gustatio). Cependant au rapport d'Athénée et de Plutarque, les personnes sobres et tempérantes se bornaient à trois repas. En Angleterre on déjeûnait autrefois, même à la cour, de très bonne heure. On dînait à onze heures ou midi, et l'on

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