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(p. 586, 3); chargés de la vaisselle d'or, præpositi auri
escari, ou ab auro escurio, ou ab auraturis.-PHILOMUSUS
(GORI, Columb., p. 150, No. 13) était inaurator, doreur,
et Jul. Firmicus, L. 4, c. 15, l. 8, c. 26, cité par Gori, place
les inauratores avec les aurifices, les bractearii, les argen-
tarii. On voit par des inscriptions que les aurarii for-
maient un college, une corporation; et AVIANUS, affran-
chi d'Auguste, est nommé subprocurator aurariorum
(GRUT., p. 4, No. 4). — Collegium vasculariorum (REIN.,
cl. X, p. 604). Il paraît que les cyrnearii étaient aussi des
espèces de vasculari, qui probablement faisaient et or-
naient des vases en métaux précieux. Un GEMELLUS,
chargé des vases d'argent à boire (GRUT., p. 582, 7), de
même que
PARTHENIUS (id., p. 582, 9); -un PHILETE-
RUS, qui veillait sur les vases d'or ornés de pierres fines,
præpos. ab auro gemmato (GRUT., p. 582); HILARIUS
GUGETIANUS, Livia ad argentum (GORI, Col., 2, 191,
No. 199; GRUT., p. 578, 5, p. 582, 2, 6, 7). On ne peut
guère mettre ces personnages au nombre des artistes, quoi-
que peut-être ils le fussent, pas plus que C. JULIUS DA
FOS OU DAVUS FABER (GRUT., p. 593, 6); — HYMEN EUS
THAMYRIANUS, à lapidicinis Carystiis, chargé des car-
rières des marbres de Caryste de la maison impériale
(GRUT., p. 593, 8); L. FURIUS OPTATUS ærarius,
bien que l'ærarius pût être un ciseleur sur bronze aussi
bien que l'argentarius un ciseleur sur argent (Grut.,
p. 1117, 3);
SEX. ROSCIUS EROS ærarius (GRUTER,
P. 1117, 4). PLACIDE....... ODISI FILIE argentar
(SPON, Misc., p. 219); ASCLEPIADES marmorarius,
de la maison impériale (GRUT., p. 593, 6); — M. ULPIUS
MARTIALIS à marmoribus (GRUT., p. 593, 7). — Le
PROTOGENES Capsarius aurificum (GORI, Columb., p.155,
No. 123) était peut-être, selon ce savant, le gardien
le caissier des aurifices, qui déposaient chez lui leurs ou-
vrages dans des boites, des écrins, capsœ. AGRYPNUS
(affranchi de Mécène), Cæsar. Aug. àt statuis, était-il un
statuaire, ou bien n'était-il chargé que de veiller à la
conservation des statues des collections d'Auguste? GORI,
Columb., p. 137, No. 125.

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--

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ότι

Anth.

AGELADAS Ier. d'Argos, stat., maître de Phidias, de
Polyclète et de Myron. PAUS., El. 2, c. 8, 4; Phoc.,
c. 10, 2, 3, c. 14, 5; Ach., c. 24, 2, c. 33, 2;
Pal., Append., t. 2, p. 692. Voy. SILLIG; et VOLKEl,
Nachlass, p. 104.

AGÉLADAS II, stat. PLINE, 1. 34, c. 19, initio.

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*+ AGELADAS, AFE^AAAZ. On trouve ce nom,
qui est faux ainsi que la gravure, sur une améthyste
représentant Hercule en repos, et qui a appartenu à
M. Grivaud de la Vincelle. (M. Dubois, Cat. Grivaud.)
* AGÉSANDRE de Rhodes, stat. PLINE, 1. 35, c. 4, 11;
SILLIG.

* AGÉSIAS?, graveur monétaire. A sur des médailles
de Térina et de Métaponte. M. Millingen, Ancient
Coins, etc., p. 23, note 2, croit que sur la médaille de
Térina c'est le nom d'une fontaine célèbre représentée
sur la médaille. R.-RocH., Lett. au D. de L., p. 43.
AGÉSISTRATE, mécanicien. Vitruve.
AGLAOPHON de Thasos, ptr., père de Polygnote et
d'Aristophon. PLINE, 1. 35, c. 36; Paus., Phoc. 2'};
SILLIG; et VOLKEL, Archool. nachlass, etc., p. 113.
AGLAOPHON, stat., fils d'Aristophon. SILLIG ?.
AGNAPTUS ou AGAPTUS d'Elide, arch. Selon quel-
ques éditions de Pausanias (El. 1, c. 15, 4), il fit, dans
le bois de l'Altis, à Olympie, un portique auquel les
Eléens donnèrent son nom. Un passage des Eliaq. 2,
c. 20, 7, rend cet architecte assez incertain.
*AGNEIUS, stat., AПNEIOΣ. C'est ainsi, ou APNEIOΣ,
que l'on doit lire le nom d'un stat. gravé sur le tronc
d'arbre qui sert de soutien à une statue de Mars du
Mus. Roy., No. 411. Il est joint au nom d'HÉRACLIDE,
HPAKAĚTAHΣ, d'Ephèse, fils d'Agasias; nous nous
en étions rapporté à Visconti, qui avait lu HARMATIUS,
APMATION, ce que ne porte certainement pas l'ins-
cription, et ce qui est facile à vérifier. M. Raoul-Ro-
chette, L. Sch., p. 76, No. 39, relève avec raison cette
erreur, et donne cette inscription telle qu'elle est,
sauf qu'il aurait pu indiquer les traces de l'O et l'Y du
mot AAZIOY. Voici cette inscription, où le vide
laissé entre les mots est rempli par le nœud du tronc
d'arbre, sur lequel il n'y a jamais eu de lettres gravées :

Siècles.

I

P.669.

?

VI c

Vd P. 541. ?

P. 581.

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ns, pur, chaste, et peix, pureté ; et si c'était ARNEIUS, APNEIO, la seconde lettre, en partie fruste, étant un peu douteuse, et pouvant être ou un ou un P, ce que pourrait faire croire le P d'HPAKAEIAHE, dont la boucle n'est pas fermée et avec lequel ce ra de la ressemblance, on retrouverait ce nom dans l'adjectif apostos, qui tient de l'agneau, ou àpreiòs, agneau d'un an, venant d'äps, pròs, agneau. AGORACRITE de Paros, stat., élève de Phidias. PL., 1. 36, c. 4, 3; PAUS., Boot., c. 34, 1; — Anth. Pal., t. 2, p. 692, No. 221, p. 693, No. 222, p. 705, No. 263. Ces trois épigrammes, dont les deux premières sont de Thæétète et de Parménion, célèbrent la victoire remportée par les Grecs, à Marathon, sur les Perses, qui amenèrent, pour élever un trophée, un bloc de marbre dont les Grecs, vainqueurs, firent faire la statue de Némésis ou Adrastée, qui, rappelant leur victoire, les animait à la vengeance. M. Sillig parle au long

d'AGORACRITE.

AGROLAS, arch. des temps mythologiques, dont Pausanias, Att., c. 28, 3, n'avait pu rien apprendre, si ce n'est que l'on disait que, du temps des Pélasges, il avait, avec son frère HYPERBIUS, fortifié une partie de la citadelle ou de l'acropole d'Athènes. Leurs noms d'ailleurs, qui indiquent leur antiquité, désigneraient AGROLAS Comme un homme qui réunit des pierres, et doueraient HYPERBIUS d'une force et d'une audace extrêmes. Voy. SILLIG, art. AGROLAS.

* AGRYPNUS ?, sculpteur au service de Livie. GORI, Columb. Liv., etc., No. 125; BIANCHINI, No. 150; BRACCI, t. 2, p. 259; R.-Rocí., Let. Sch., p. 55.

+* AKMON, AKMON, gr.f. Ce nom était inconnu jusqu'à ce que Visconti l'eût publié, et il croit, Op. var., t. 2, p. 425, No. 153, qu'АKMON pouvait être élève de Dioscouride; mais il paraîtrait qu'il avait mal lu ce nom, qui est celui d'ADMON, et que, d'ailleurs soit ADMON, soit AcмON, cette signature est fausse. Voy. ADMON.

ALBIUS, gr.f., ??, AABIOY. Tête de Caligula, cornaline, collection Barberini. LIPP., II, p. 195, No. 632; seul endroit où se trouve ce graveur.

Siècles.

Vc

P. 530.

? AA

Lessing, t. I, p. 284, écrit INTOC AAEZA, ETC.
Cette manière d'écrire ce nom A^EZA et A^EΣA, au
lieu d'A^EA, nous semblerait confirmer l'opinion que
les pierres qui le portent sont de la main d'Alessan-
dro Cesari. Habitué à signer Alessandro par S, et
non par (notre X que n'ont pas les Italiens), il peut
s'être oublié en écrivant son nom en grec, et avoir mis
Zou Σ au lieu de, faute que n'eût pas faite un graveur
grec. Cependant le nom suivant trouvé dans une ins-
cription, et d'un personnage dont l'état d'orfévre se
rapproche de celui de graveur en pierres fines, mon-
ainsi que d'autres inscriptions,
, que le nom d'A-
LEXA est antique, et qu'à l'époque où vivaient les artistes
qui l'ont porté, peut-être vers le temps de la déca-
dence, on l'écrivait souvent mal et de diverses ma-
nières. Voyez sur ALEXA une notice intéressante de
M. Raoul-Rochette, Let. Sch., p. 33-35.

tre,

* ALEXANDRE d'Athènes, peintre. A^E=ANAPOM ΑΘΗΝΑΙΟΣ ΕΓΡΑΦΕΝ. Son nom sur une peinture monochrôme, ou plutôt un camaïeu trouvé à Resina, l'ancienne Retina, à côté d'Herculanum. Pitt. d'Ercol., t. 1, pl. 1; BRACCI, t. 2, p. 260.

* ALEXANDRE, arch., d'après une inscription trouvée à Rome, près de Sainte-Croix de Jérusalem, par Alde (GRUT., p. 623, 2; BRACCI, t. 2, p. 260), il se nommait C. LICINIVS, du nom de M. LICINIUS dont il était affranchi. On trouve dans les Fastes consulaires un M. LICINIUS CRASSUS FRUGI, consul l'an 64 de notre ère; rien n'empêcherait de croire que ce fût le personnage de notre inscription.

* ALEXANDRE, gr.f., ^^E=ANA E (enoter, faisait). Amour domptant un lion, à sa droite une Bacchante drapée tenant un tympanon, à gauche Vénus ou une nymphe nue; sardoine, camée de la collection du Vte, de Morpeth; ovale, 0,021 m. sur 0,016m. STOSCH, pl. 6. Bracci, t. 1, pl. 9, la dit une onyx et du Cte. de Carlisle, Dc. de Norfolk. Visconti, Op. var., t. 2, p. 118, croit que cette pierre et plusieurs autres attribuées à cet Alexandre sont modernes et de la main d'ALESSANDRO CESARI, qui florissait en 1550, et était surnommé le Grec, parce qu'il aimait à écrire en grec son nom sur ses ouvrages. Il fait aussi remarquer que la draperie qui couvre le dos du lion prouve

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que cette pierre n'est pas antique: les anciens n'en met-
taient que sur le dos des victimes. L'abréviation E pour
ETTOIEI est très-peu usitée; et d'ailleurs Vasari, t. 4,
p. 260, cite d'Alessandro Cesari une pierre avec un
enfant et un lion. De Murr, qui avait déjà émis cette
opinion, p. 45, dit qu'Alessandro Cesarí avait gravé
sur une sardoine un très-beau portrait de Henri II,
qu'il avait signé ΑΛΕΞΑΝΔΡΟΣ ΕΠΟΙΕΙ, Un ca
mée avec la tête de Drusus, donné par C. Dati, p. 194,
note, est probablement d'Alessandro, et porte l'ins-
cription ΑΛΕΞΑΝΔΡΟΣ ΕΠΟΙΕΙ. F. R. RocH.,
Lett. Sch.,
P. 23.

ALEXANDRE, 3e, fils de Persée, roi de Macédoine,
paraît, d'après Plutarque, Paul-Emile, 37, avoir exer-
cé la toreutique et ciselé l'argent et l'or avec talent.
SILLIG; R.-ROCH., Lett. Sch., p. 56.

que

A cette occasion M. Raoul-Rochette, Let. Sch., p. 56, définit, suivant ses idées, la signification des mots aurarius, argentarius, aurifex, trilor argenti, bractearii_ou brattiarii aurifices, inauratores, calator, crustarius, flaturarius, sigillarius ou sigillariarius. L'argentarius et l'aurarius seraient des sculpteurs (ou plutôt des ciseleurs) sur or et sur argent, et auraient exercé la même profession que le cœlator, le ciseleur. Mais il me semble quelquefois ce pourraient être des traficans d'or et d'argent, des tabellions, des changeurs. Argentarius est employé dans le sens de trapeziia, de mensarius, tabellion, par Plaute et par Cicéron, cités dans les différens lexiques latins. Il paraîtrait d'après Varron (qui, dans son Traité de la Langue latine, ne dit cependant pas un seul mot de l'or, ni de l'argent, ni des métiers qui ont rapport aux métaux) que de son temps l'ouvrier en argent était appelé argentifex, de même que celui en or aurifex; et que le mot aurarius n'a été employé que depuis par les jurisconsultes. On a quelque raison d'hésiter à regarder l'aurarius comme un ouvrier en or, un aurifex, un orfévre dans toute l'extension du mot, et il se pourrait que ce ne fût qu'un marchand de bijoux en or. Et ce qui me le ferait penser, ce serait de voir (ORELLI, No. 4148) une MARICA SEPER qui est auraria et margaritaria, et qui probablement ne travaillait pas elle-même, et faisait le commerce de bijoux d'or et de perles. Ne serait-on pas autorisé à croire que les deux mots argentarius et cœlator n'étaient pas synonymes, et que l'un et l'autre ne se

Siècles.

JI

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