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" quelques endroits, qui ne sont point insérés dans cet ouvrage, " et qu'on a joints à la fin. Le stile de Rutgersius est net et “poli, et ses pensées sont justes et fines. Il n'est point chargé “ de citations superflues, mais celles, qu'il rapporte, sont ordi" nairement telles qu'elles doivent être ; c'est à dire, qu'on en “ peut conclure ce qu'il en recueille. S'il avoit pû s'appliquer “ uniquement à l'étude, et qu'il eût vécu plus long-tems, il au“ roit pû aller de pair avec les plus grands critiques de son “ tems; et ce tems-là étoit l'âge d'or des belles-lettres, dans “ les Provinces Unies. Comme il n'y a ici que trente chapitres, " et qui contiennent tous des matières de pure critique, et “ toutes différentes, on ne s'arrêtera pas à rapporter aucun ex“emple des explications ou des corrections de Rutgersius. II y a peu

de

gens de lettres, qui ne connoissent ses Diverses “Leçons, et par là ils peuvent juger de cet ouvrage." Le Clerc, Bibl. Choisie. t. iv. p. 274-6. “ Miretur forsan aliquis,

cur post editos tam numerosos, et vastos nonnunquam, in “ Horatii poëmata commentarios, hic quoque posthumus viri “ quondam nobilissimi et doctissimi Jani Rutgersii foetus, ejus“ dem poëtae Venoribus explicandis destinatus, à clarissimo “ Burmanno in lucem protrahatur. Sed mirari desinet, qui in“ signem et minime vulgarem Rutgersii eruditionem ex libris " Variarum Lectionum, quas ipse adhuc vivens edidit, per

spectam habuerit: quæ se tanta ex illis elucet, ut merito “ fateri quilibet cogatur, dignissimum esse, quidquid ejus viri “ ineditum superest, ut lucem publicam adspiciat. Optime “ præterea editor monet, impossibile omnino esse, ut scholas“ ticus aliquis et umbratilis doctor, quales bene multi scholia " et notas in Horatium edidere, Augustei seculi nitorem, qui “ in Horatio ubique resplendet, intelligere, multo minus aliis “ explicare rite possit. Rutgersius autem, cujus nunc Venu“ sinæ Lectiones lectoribus sistuntur, in luce hominum et in " consuetudine principum virorum, sicuti ipse olim Horatius “ fecerat, elegantias illas Horatianas assecutus est, etc.” Biblioth. Libror. Novor. (A. 1699.) t. iv. p. 137-43, quod vide. Lond. 8vo. 1701 et 1725. Baxteri.

“ The second edition of Horace, in 1725, is by far the best " edition of Horace ever published. I have read it many times “ through, and know its singular worth. England has not pro“ duced a more elegant or judicious critic than Baxter.” Harwood. “ Baxter magno ausu bis edidit Horatium, notisque

sæpe inutilibus et ad interiorem poëtæ sensum fructumque “ parum plenis dehonestavit potius, quam ornavit, dilogias in “ primis sectatus.” Harles, Introd. in Not. Lit. Rom. t. ii. p. 386. The praise bestowed upon this editor by Dr. Harwood appears to be rather unqualified ; Ernesti and Harles

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barely mention these editions ; the former observes that Bentley speaks favourably of the learning of its editor ; the latter that he has inserted a selection of notes from the old scholiasts, and added some of his own, and occasionally changed the context of the words; but of the latter edition, that it is replete with opprobrious language and abuse against Bentley. See Ernesti, Fabr. B. Lat. v. i. p. 412; Harles, Brevior, Not. Lit. Rom. p. 266, and Introd. Lit. Rom. v. ji. p. 386-7; Mitscherlich, v. i. p. cxlv-viii ; De Bure, No. 2727; Fournier, Dict. p. 269; and Brunet, t. ii. p. 139. s Les personnes qui ne sçavent pas la force du mot, Eglogue, seront sans doute étonnées de voir “ sous ce titre les Oeuvres d'Horace. Eclogae, Eglogues,

ne veulent dire autre chose qu'un choix de pièces. Ainsi “ l'ou dit : Les Eglogues de Virgile, pour signifier le choix que “ Virgile a fait de certaines Idylles de Théocrite, qu'il s'est pro“posé de rendre en Latin, quoique sans s'assujettir à l'exac“ titude scrupuleuse que demande la traduction. Le Scholiaste “publié par Cruquius, assure que même la nouvelle Comédie, “s'est nommée Eglogue, par rapport à l'ancienne, dont elle “ imitait ce que celle-là avoit de meilleur. Ainsi Horace ayant “ imité ceux qui avoient écrit avant lui, soit en Grec, soit en Latin, on doit moins s'étonner que les Grammairiens ayent “ donné à ses ouvrages le nom d'Eglogues. Le plan de cette “ édition est beau et simple. M. Baxter, qui en est l'auteur, a commencé

par revoir le texte avec soin, il en règle la ma“ nière de lire, et la ponctuation, ce qui apporte souvent beau“coup de lumière. Quant aux endroits où dans le corps d'une “ pièce on trouve une espèce de Dialogue, il s'est attaché à “distinguer avec des points, ce qui est des personnages que le “poëte introduit, d'avec ce qui est du poëte même. Au re“gard des notes, l'auteur sur chaque endroit employe d'abord " celles des plus anciens Grammairiens, dont il ne reste guères

que des fragmens. Il les a ramassez exactement, et prétend avec raison, que sans le secours qu'on en tire, les plus doctes

n'auroient souvent des yeux que pour appercevoir la difficulté,

sans pouvoir en trouver l'éclaircissement. Voici le sentiment so de M. Baxter touchant les auteurs de ces anciennes scholies. “ Pomponius Porphyrion, homme docte et exact, qui vivoit " dans le temps que le paganisme n'étoit pas encore aboli, “avoit abrégé les Commentaires d'Hélénius Acron, et peut“ être de quelques autres. Les copistes qui sont venus après, “ l'ont abrégé lui-même ; et nous ont transmis par conséquent “ un faux Acron, et un faux Porphyrion. Il faut, selon M. “ Baxter, mettre au même rang le Scholiaste que Cruquius à “ fait imprimer, quoiqu'en beaucoup de choses il soit plus “ ample, et plus original que les autres. Après les anciens, “ l'auteur a recours aux modernes. Les principaux sont Lam

“ bin, Cruquius, et Torrentius, tous trois recommandables ; le “ premier, par son sçavoir et par son exactitude : le second,

par son esprit : le troisième, par son jugement, et par la

quantité de belles choses dont ses notes sont remplies : outre “ que tous trois ils ont été fort soigneux à consulter les manu“ scrits. Cruquius suit presque pas à pas la paraphrase de “ Lubin, dont l'ouvrage de Bond n'est qu'un abrégé. M. Bax“ ter a aussi eu sous les yeux Landinus, Mancinellus, Muret, “ Henri Etienne, Heinsius, &c. sans oublier le sçavant M. Dacier, bien qu'il ait écrit en François, ni le P. Rodelle “ Jesuite. Lorsqu'il n'a pas été entièrement satisfait de ce que “ les autres avoient dit avant lui, il ne s'en est rapporté qu'à “ lui-même, et son avis est souvent ingénieux, et soutenu de “ raisons fort plausibles. On pourra peut-être se plaindre de “ sa critique dure et sèche en quelques endroits, pour des per“sonnes qu'il comble de louanges ailleurs. On peut regarder “ l’Horace de M. Baxter, comme un abrégé de ce qu'on a fait de meilleur sur ce poëte. Nous n'entrerons point dans un “ plus grand détail ; il y a cependant quelques endroits dont « l'examen mériteroit une discussion particulière ; que chacun

peut faire en conférant les explications reçues communément,

avec celles de M. Baxter. Nous finirons cet extrait, en “ avertissant qu'à la page 417. on trouve un fait singulier pour “ la médicine, et qui, selon les apparences, n'aura pas beaucoup “ d'imitateurs. C'est d'un paysan, qui, par un seul bain d'eau " froide, fut guéri de la goutte, accompagnée de paralysie et de “ convulsions, et dont les plus grands remèdes n'avoient pû le “ délivrer.” Journ. des Sçav. Mars, 1707, p. 430-34. CANTAB. 4to. 1711. Bentleii. £1. 58.-£2. 2s.

“ Sed hujus seculi clarissima est editio et splendidissima

cum notis eruditis et emendationibus novis (ad 800.) dicata* “ Roberto Harleio.” Ernesti, Fabr. B. Lat. v. i. p. 413. “ This new edition of Horace does fully answer the expecta“ tions of the public. The readers will be surprised to find so many excellent notes and emendations, (never before pub“ lished,) upon a Poet, who has been commented and illus• trated by so many learned men. Their amazement will in

crease when they come to know that the editor has confined “ himself within narrow bounds. He has laid aside all obser“ vations relating to history, and to the customs and manners “ of the ancients, which fill up the large commentaries upon “ Horace; being contented to remove the faults that have “ crept into the text, and to clear those passages that have been

* “ Dedicatio Bentleii separatim lucem vidit cum Anglica versione, " Lond. 1712. 8. præmisso ejusdem Dodecasticho ad Carolum Halifaxia “ Baronem."

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“disfigured by the ignorance or carelessness of the transcribers. “ Such an undertaking requires not only a perfect knowledge of antiquity, but also a solid judgment, a great sagacity, and

a certain faculty of guessing, which cannot be acquired by “ labour and industry, and is a gift of nature. Hence it is, “ that among so many philologers, there are but few who dis“ tinguished themselves in this sort of critical learning. It “ must be confessed that the Reverend Dr. Bentley under“ took a very difficult work; for it is not so easy now to make

a “ emendations as it was heretofore, when the manuscripts “ afforded so many helps ; which is the reason why most of our “ author's corrections are only his own conjectures, and have

foundation upon any manuscript. And yet those emen“ dations are generally the best, and more certain than others. – To conclude, I shall observe that the notes are written in

a lively and elegant style ; that the author discovers no less “ wit than sagacity and erudition ; and that his performance “ may be looked upon as a master-piece in point of critical “ learning.” Memoirs of Literature, vol. ii. P. 17-24. This edition is a very elegant and critical one, and is highly esteemed: it was republished at Amsterdam in 1713 and 1728, with additional notes and the index of Treter enlarged and corrected by Verburgius; which last is the best and preferable edition : fine copies bring a considerable sum; there were copies struck off on LARGE PAPER, which are exceedingly rare and valuable. Mr. S. Bentley, nephew to the editor, published a very useful and respectable edition in 8vo. at Cambridge, in 1713, taken chiefly from that of 1711. See Ernesti, Fabr. B. Lat. v. i. p. 413-14; Harles, Introd. in Not. Lit. Rom. t. ii. p. 387, et Brev. Not. Lit. Rom. p. 267; Dibdin's Introd. v. i. p. 414-17; Kett's Elements, v. ii. p. 531; Fournier, p. 269-70; and Brunet, t. ii. p. 139. “ Non alienum hoc loco fuerit, “ quaenam praestantiores deterioresne sint auctorum clas“sicorum,* quos vocant, notis illustratorum editiones, indicare. “ Principem igitur haud dubie locum merentur eae, quibus se “ totum ferme impendit editor, nihil reliqui faciens ad orna“ tissime emittendum auctorem suum. Talis est Curtius Frein“ shemianus, Plautus Taubmaunius, Ouidius Bachetianus, “ Horatius Bentleianus, Nouum Testamentum Millianum, Lu“ cretius Lambinianus." Heumanni Conspect. Reip. Litt. p. 299. This edition (Amst. 1713,) is very copiously reviewed in Le Clerc's Bibl. Choisie. t. xxvi. p. 260-79, which the reader

may consult.

• “ De titulo classici vid. Gellius, lib. vii. cap. 13, et lib. xix. cap. 8" Ibid.

+ " Sic notum est, Vogelasium Gallicae suae versioni Curtii impendisse

XXX. annos. Vnde Balsacius dixit, Alexandrum Curtianum esse inuin. - cibile, sed Alexandrum Vogelesianum esse inimitabile.” Ibid.

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Lond. 12mo. 1715. Maittairii. 5s.

This little edition is neatly printed, and in point of accuracy is highly creditable to the editorial talents of Maittaire ; it is principally valuable on account of the copious and useful index which it contains, Paris. 8vo. 1720, 1730, et 1764. Joannis du Hamel.

“Multa novavit, et tentavit, at arrogantius et audacius, quam feliciter.” Harles, Brev. Not. Lit. Rom. p. 268. In this edition the editor has given full scope to his conjectures; and on conjecture only has thought proper to alter the readings of various passages, with how much felicity, the general voice of critics, who unite in severely censuring the audacity and arrogance of the editor, and the errors and deficiencies of this edition, will readily determine : it is certainly a wretched performance. See Dibdin's Introd. v. i. p. 417-18. Lond. 8vo. 1721. Cunninghamii. 2 vols.

Every page evinces the learned editor's critical sagacity " and excellent judgment.” Kett's Elements, v. ii. p. 531. “ Hunc excepit maioribus ingenii et litterarum praesidiis in

structus, Alexander Cunninghamius, quem Jani pag. 39, “ Prol. laudat virum summum doctissimum, unum omnium, “ qui in Horatium scripserunt, criticorum principem, ipsique “ Bentleio anteferendum ; quod iudicium non omnes comprobaturi sunt, equidem subdubito.” Harlesii, Introd. in Not. Lit. Rom. t. ii. p. 387-8. In this edition the editor professes to have corrected the text in upwards of 400 places, and so great was his opposition and animosity towards Bentley, that if he discovered that he had adopted any one of his readings, if it was supported by any other authority, he would confess his obligation to that authority rather than to Bentley; but if he had followed any emendation of Bentley's for which he had no other authority, though ever so much pleased with it, he would immediately reject it, that he might not be under the necessity of acknowledging that he was indebted for that emendation to Bentley. See Mitscherlich, v. i. p. xlix.; Ernesti, Fabr. B. Lat. v. i. p. 413; Harles, Brevior. Not. Lit. Rom. p. 267-8, et Suppl. v. i. p. 420-1 ; De Bure, No. 2729; Dibdin's Introd. v. i. p. 418; Fournier, Dict. p. 270; and Brunet, t. ii. p. 139. Paris. 4to, et 8vo. 1728 et 1756. Latine et Gallice.

Sanadoni. “Sanadon," says Harles, “ melior et prudentior Hamelio, “ (who published three editions, viz. in 1720, 1730, and 1764,) “ atque ipso Daciero interpres, quamquam incautus allegori

arum venator, et incontinens in mutando textu, eo superavit

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