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Gallicis ab abbate Pellegrin expressae felici vena et elegante.”
-Ernesti, Fab. Bibl. v. i. p. 420.
PARIS, 12mo. 1726. Les Cuvres de l'Abbé de Maucroix.

“ Ce sont en grande partie des traductions de Cicéron et “ d’Horace.” Bibl. de Lyon, Belles Lettres, No. 6777. Amst. 12mo. 1727. Les (Euvres d'Horace, en latin et

en françois, avec les remarques de M. Dacier. 10 vols. Paris, 8vo. 1727. Essai d'une nouvelle trad. d'Horace,

en vers fr. avec un Discours sur les Satyres et les Epîtres.

“Cet essai, dont l'auteur n'a pas jugé à-propos de se faire “ connoître, du moins par son nom, consiste d'abord simplement “ d'un recueil d'un certain nombre d'odes, déjà traduites par “ différens poëtes, et rangées suivant l'ordre ordinaire où elles “ sont dans les éditions Latines d'Horace. On expose dans la préface, qu'il y auroit peut-être de la témérité qu'un seul “ homme entreprit de traduire tout Horace en vers François; il “ faudroit pour cela une grande variété de talens qui se trouvent “ rarement réunis dans un même poëte. Il n'est pourtant “ pas impossible, ajoute-t-on, d'avoir une bonne traduction de

cet auteur. Il n'y a qu'a diviser la tâche, et voici le com“ pliment que l'Anonyme fait aux poëtes François, pour les “ exciter à concourir au succès et à l'accomplissement de ses “ louables intentions. J'ai recueilli, dit-il, les meilleures

, « “ traductions ou imitations d'Horace que j'ai trouvé faites

par divers auteurs. J'ai même tâché d'en fournir ma part, “en y ajoûtant quelques Satyres; et comme nos Poëtes

François sont un peu moutonniers, et que pareils au bêtail de Dindenaut, par où l'un passe il faut que tous suivent, je crois que quand ils verront ce recueil, ils se piqueront d'une “noble émulation, et fourniront galamment de quoi l'enrichir. “ Je donne toujours ce que j'en ai d'amassé, et j'invite ceux “ qui ont de bonnes traductions à les communiquer au public. “ C'est ainsi qu'on peut parvenir à l'avoir complet avec le "" tems.'

Après les odes, on lit un discours sur les satyres et “ les epitres, dans lequel l'auteur prend avec beaucoup de zèle et de chaleur la défense d’Horace, contre les reproches de “ quelques critiques, tels que Scaliger, Turnèbe, Juste-Lipse, “ ont faits à ce célèbre poëte. Ce discours est suivi de la tra“duction que l'auteur à faite des satyres I. II. III. IV. IX. “ et X. du premier livre, et il y a joint celle de la I. satyre du “ second livre, et de la XVIII. epître du premier livre des “ epitres d'Horace, de la façon du R. P. du Cerceau. On “ doit observer que le latin est à côté de toutes les traductions.” Journal des Sçavans, Mai, 1728, p. 136-8.

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PARIS, 4to. et 8vo. 1728. Les Poësies d'Horace, dis

posées selon l'ordre chronologique, et traduites en françois ; avec des remarques et des dissertations critiques; par le Père Noël Etienne Sanadon. 2 tom.

. 2 -"Les exemplaires qui portent Amsterdam sur le titre

été corrigés, et sont préférés par les curieux. On “ la trouve aussi en 8 vol. in-12. Le traducteur écrit avec

élégance et avec goût; mais il n'a pas atteint l'élévation de

son original dans les Odes, ni son énergie et sa précision “ dans les Epîtres et dans les Satires. En général, sa version “ est une paraphrase qui affoiblit le texte. Plusieurs savans “ ont blamé la liberté qu'il a prise de faire des changemens “ considérables dans l'ordre et dans la structure même des “ Odes. On n'a pas moins été choqué de son orthographe “ singulière; et ce qu'il dit pour en faire l'apologie n'a pas “ satisfait.” Dict. Univ. Hist. Crit. et Bibl.; art. Sanadon. “ Vendu bel exempl. en Gr. Pap. 36 (30s.) fr. F. D. Les “ mêmes, Amsterd." (Paris,) 1756, 8 vol. in-12. 15 à 18 fr. ; “ vend. en Gr. Pap. de Stoll. m. 2. rél. par Derome, 160

(£6. 13s.) fr. Delcro; 105 (£4. 7s. 6d.) fr. Caillard ; mais “ ordinairement 40 (£1. 13s.) à 50 (£2. 1s.) fr. Quand on veut “ prendre cette édit. de 1756, il faut choisir les exemplaires “ dont les titres portent Amsterdam, de préférence à ceux qui “ sont datés de Paris ; car ces dernièrs ont eprouvé des re“ tranchemens.” Brunet, t. ii. p. 142. en estime les “ remarques critiques." Bibl. de Lyon, No. 1639. “Sanadon, “ melior et prudentior Hamelio atque ipso Daciero interpres,

quamquam incautus Allegoriarum venator, et incontinens in “ mutando textu, eo superavit reliquos, quod, quum ipse esset “ bonus poeta, virtutes Horatii poeticas sagaciter et abundan“ tius exposuit. In constituendo textu interdum suum sensum “ atque ingenium, potissimum tamen sequutus est Bentleium, “ cuius multas emendationes sublegit sibique vindicauit, max“ ime vero Cunninghamium. Quare lectiones aliquot reposuit, “ quae a probabilitate atque verecundia critica abessent.” Harlesii, Introd. in Not. Litt. Rom. t. ii. p. 388-9. See Harlesii Vitæ Philologor. vol. iii. p. 63, &c.; and Journal des Sçavans, an. 1726, Avril, p. 535-7; & Ernesti, Fabr. B. Lat. v. i. p. 420. HAMB. 12mo. 1733. Les Cuvres d'Horace, en lat. et en

fr. trad. par M. Dacier, augmenté des remarques et différentes leçons de MM. Bentley, Cunningham, et du Père Sanadon. 10 vols. There was an impression of this edition struck off on a quarto sized paper, in four parts, which is by no means of common oecurrence.

Amst. 12mo. 1735. Les mêmes, trad. en fr. par Dacier

et le P. Sanadon, avec les remarques de l'un et de l'autre. 8 vols.

Such are the sentiments of the editor, as expressed by him in his preface, (p. xv.); “ M. Dacier exact et laborieux, ne “ veut pas que l'on perde une seule parole d'Horace: le P. “ Sanadon vif et delicat, en cherche et en saisit avec grace “ les plus grandes beautés. Le premier s'applique à lui donner

par tout de bon sens : et le second s'occupe à le faire parler “ en homme d'esprit. L'uu le traduit fidèlement, et l'autre le “ fait avec noblesse et avec élévation. Enfin celui-là, simple“ ment traducteur, se borne à le faire entendre d'une manière “ qui ne choque pas les oreilles Françoises : et celui-ci Poëte “ lui-même, a voulu faire admirer en France, ce que Rome “ admira dans le siècle d'Auguste.” “ Édition recherchée “ et peu commune : 48 (£2.) à 72 (£3.)

fr.; vend. jusqu'à 250 (£10. 6s.) fr. m. bl. dent. tab. F. Didot.” Brunet, t. ii.

p. 142.

net,

P. 142.

Paris, 12mo. 1750. Les Œuvres d'Horace, trad. par

Batteux. 2 vols. PARIS, 12mo. 1752. Traductions des Euvres d'Horace

en vers, recueillies de divers auteurs (par Salmon.) 5 vols.

« Ce recueil est peu estimé. Un exempl. en pap. de Hol“ lande et rel. en m. r. 42 (£1. 15s.) fr. le B. d'Heiss." Bru

t. ii. PARIS, et Amst. 12mo. 1754. Les Odes traduites par feu

M. l'Abbé des Fontaines. « Ce volume contient 1. la traduction des deux premiers “ livres des Odes d'Horace et de presque tout le troisième. “ Le texte Latin est vis à-vis de la version Françoise. 2. Une “ dissertation de l'auteur sur la première Ode du premier livre; " elle a été tirée du nouvelliste du Parnasse. 3. Quelques

remarques sur les Odes comprises dans ce volume. On les a choisies parmi celles du P. Sanadon et de M. Dacier. On “ doit sçavoir gré au libraire qui nous donne ce petit recueil. “ En qualité d'auteur, l'Abbé des Fontaines ne fut point un “ homme médiocre; en qualité de traducteur, il fut excellent. “ Ce n'est pas qu'on ne puisse foriner des difficultés sur quel“ ques endroits de ses traductions, de celle-ci en particulier : “ mais, en ce genre sur tout, optimus ille est qui minimis urge“ tur.' On donne, sous le titre de Berlin, une édition de ces “ mêmes Odes, et de celles qu'on ne met pas dans les mains de « tout le monde: voilà ce qu'il ne falloit point faire; nous

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“ n'avions besoin que de l'édition du libraire Chaubert, et de “ l'épigraphe qui se trouve à celle de Berlin : “Quis desiderio " sit pudor aut modus tam cari capitis ?” Journ. des Sçavans, Janvièr, an. 1755, p. 252-3. PARIS, 12mo. 1756. Trad. par le R. P. Sanadon ; avec

des remarques et des Dissertations. 8 vols. “ Il ne doit pas être ici question de rendre justice au travail “ du P. Sanadon sur Horace : cet ouvrage est connu, et nous

en avons rendu compte, assez au long, dans nos Mémoires “ de Février 1726. Il faut donc simplement indiquer les carac“ téres et les avantages de cette nouvelle édition. 1. On a “ rétabli les Poësies d'Horace dans l'ordre ancien; c'est-à-dire “ qu'elles sont placées ici suivant la disposition que présentent “ toutes les autres éditions : on retranche néanmoins le titre d'Epode, pour n'énoncer qu'un cinquième livre d'Odes ; et

ce qu'on appelle l’Art Poëtique, fait un troisième livre

d'Epîtres. Le P. Sanadon a donné de bonnes raisons pour “ simplifier ces titres, et le changement à cet égard ne peut “ déranger ni incommoder aucun lecteur. Au-reste, comme le

système que s'étoit fait le P. Sanadon pour l'ordre de son “ Horace, étoit le fruit de ses recherches et de son érudition, “ il étoit juste de ne pas priver le public d'une chose si estima“ ble: ainsi, dans le quatrième volume de cette nouvelle édi“ tion, on a mis une Table Chronologique des Odes; et dans “ le septième volume une pareille Table des Satyres et des Epîtres ; le tout dans l'ordre conçu et éxecuté par le P. “ Sanadon. 2. Ce nouveau traducteur ayant fait beaucoup de “ corrections dans le texte d'Horace, on vient de mettre au “ bas des pages les leçons ordinaires; ce qui forme une suite “ de variantes, dont on doit sçavoir gré à l'éditeur. 3. On a “ restitué l'orthographe Françoise telle qu'on l'adopte com“ munément: le P. Sanadon avoit aussi un système à cet “ égard; mais les singularités, en ce genre, ne sont ni agréa“ bles, ni utiles. 4. On a conservé le Poème Séculaire, tel

qu'il se trouve dans la première édition mais il est ici hors “ de rang, et à la fin du premier volume : les Pièces qui le composent sont de plus dans le rang où on les place ordi“ nairement: par-là on contente les amateurs de l'ordre antique “ et des explications reçues, sans perdre toute fois l'excellent “ ouvrage du P. Sanadon sur cette pièce singulière. 5. Le “ même traducteur avoit préparé beaucoup d'additions et de “ corrections qu'il destinoit à une nouvelle édition de son Ho“ race, mais la mort l'empêcha d'exécuter son dessein : ces “ améliorations n'ont pu jusqu'ici avoir lieu que dans une édi“ tion d'Hollande, et seulement à la fin du VIII. volume: on “ les trouvera, dans celle-ci, aux places qui leur conviennent.

“ On peut donc s'assurer que cette nouvelle édition conserve “ tous les avantages de l'ancienne, sans être sujette aux incom“modités ou aux défauts qu'on y trouvoit. Si le P. Sanadon “ reparoissoit au monde, probablement il regretteroit son or“ thographe, mais il auroit tort en ce point, elle n'étoit pas “ bonne. Il seroit surpris qu'on eût replacé les pièces de son “ Horace dans l'ordre ancien; mais en réfléchissant sur l'em“pire de la coutume, et voyant d'ailleurs que son système “ n'est pas détruit, puisqu'on l'indique encore, il y a toute ap“ parence que cet homme d'esprit agréeroit les vues et les pro“ cédés du nouvel éditeur.” Journ. des Sçavans. an. 1756, m. Avril, p. 525.28. Cette édition n'est point châtrée.” Fournier, Dict.

p.

271. Paris, 12mo. 1756. Avec la trad. Fr. du R. P. Sanadon.

Nouvelle edit. revue sur les corrections de l'auteur, et enrichie de notes, tirées de tous les meilleurs interprètes. 2 vols.

“ Dans un des mois de cette année nous rendimes compte “ de la nouvelle édition, en huit volumes in 12. du grand Ho“ race de Sanadon, et nous remarquames ce qui rendoit cette “ nouvelle édition préférable à l'ancienne. Aujourd'hui il se “ trouve encore un autre genre de mérite dans le petit Horace “ du même traducteur. On redonne sa version toute entière

avec le texte, en deux volumes très-portatifs. On y ajoûte “ des notes courtes, précises, instructives, fruit d'un choix très“ bien fait d'après Sanadon lui-même, Jouvancy, Dacier, et “ les autres interprètes qui ont le mieux comme Horace. On y évite les discussions, on en écarte les traités superflus “ d'érudition; on s'est proposé simplement de mettre les elèves et la plupart des maîtres en voie de bien entendre l'auteur, “ de s'en rendre compte à eux-mêmes, et de satisfaire ceux

qui en désireroient ou exigeroient l'intelligence. Dans ces “ deux petits volumes on indique aussi tout ce qui regarde la Table, l'Histoire, la Géographie; mais comme, sur ces trois “ points, la curiosité peut aller plus loin que ne s'étendent de

simples notices, on a cru devoir ajoûter un troisième volume “ sous le titre de Dictionnaire Alphabétique de tous les noms

propres qui se trouvent dans Horace. Ce Dictionnaire est divisé en trois Tables ; la première, Mythologique; la se“ conde, Historique ; la troisième, Géographique. Cette der“ nière est même comparée, c'est-à-dire qu'on y trouve les “ rapports de l'ancienne Géographie à la Géographie moderne : “ ce qui forme, en pareille matière, le degré de mérite le plus “ utile, et celui dont on sçait le plus de gré à un auteur. Au “ reste ce dictionnaire peut être acquis séparément; et quoiqu'il “ ne soit fait que dans la vue d'Horace, il comprend tant de

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