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encore plusieurs des poésies de Feutry dans néalogie de Saturne et de Jupiter son fils, avec les recueils du temps.

leurs faits et gestes, les faits et prouesses du FÈVES. (Agriculture. ) Dans la grande vaillant Hercule , etc., Lyon, Jacques Mailculture on récolte ce végétal en vert, après let, 1484, in-fol., souvent réimprimé et trala fructification, et on le donne dans cet duit en anglais par Caston, Cologne, vers état aus bestiaus. On le sème en mars, et 1471, in-fol. Dans ce roman, Le Fèvre prête on peut le récolter en mai ou juin et y faire aux dieux et aux héros de la fable tous les succeder d'autres récoltes tardives. Sa cul- dits et gestes des chevaliers de la Tableture n'exige pas de soin : on donne un la- Ronde. On a en outre de cet écrivain : le Libour et on hersage, on sème à la volée, on vre du preux et vaillant Jason et de la belle éclaircit et on sarcle après la levée. Les ter. Médée, dédié à Philippe-le-Bon, Lyon, 1491, rains un peu humides conviennent à cette in-fol., souvent réimprimé et traduit cu plante, qui est mise au nombre des récoltes anglais par Caxton, Anvers, 1492, in-fol. vertes, mais qui est l'une des plus épui- * FÈVRE (Denis Ls), religieux célestin, santes de ce genre. Aussi nourrit-elle par- vicaire-général et provincial de son faitement le bétail; elle donne beaucoup dre, né dans le Vendômois en 1488, mort de lait aux vaches laitières.

D.

à Paris en 1538, après avoir professé avec * FÈVRE (Jeran LE), poéte français du éclat les langues grecque et latine, a laissé 14e siècle, n'est connu que comme auteur les ouvrages suivants : Vita sancti Celestini, d'une satire grossière contre les femmes, et conscripla primùm à Petro Alliacensi S. R. d'un ouvrage dans lequel, pour réparer ses E. cardinali , limatiori stylo donata , Paris, impertinences , il les exalte avec emphase : 1539, in-40; Poema hebraicum de immacu l'on et l'autre sont écrits en vers de 8 syl- latá conceptione Virginis Mariæ , Troyes , labes. La satire a été publiee sous le titre in-40; des Sermons , etc. de : Livre de Matheolus , Paris, 1492, petit * FÈVRE ( JACQUES LE), théologien et in-fol. goth., ibid., 1518, in-40, etc.; et la prévót d'Arras dans le 17e siècle, a publié : reparation a été imprimée d'abord sous le Anciens mémoires du 14e siècle depuis peu de titre de : Rebours de Matheolus, Lyon, chez couverts, sur la vie de Bertrand Duguesclin, Olivier Arnoulet, in-4°, goth., Paris, 1518, Douai, 1692, in-4°. Ce livre fort rare se in-4', puis sous le titre suivant : le Livre trouve reproduit en substance dans les tomes du résolu en mariage, Paris , veuve Trip- 3, 4 et 5 de la Collection universelle des méperel, in-40, gothique, sans date. On a quel. moires sur l'histoire de France. quefois confondu ce Jeban Le Févre avec le * FÈVRE (Jean-Franç.), médecin fransuivant. — Fèvre (Jehan LE), avocat au cais , professeur à l'université de Besançon , parlement de Paris, et rapporteur de la mors dans cette ville en 1739 à 60 ans, a laisse: chancellerie de France sous Charles V, Opera medica , Besançon (Vesoul), 1737,2 composa en 1376, lors d'une fièvre conta- vol. in-4•. Il y traite de la saignée, de la phy. gieuse qui désolait Paris, un petit poème siologie ancienne et moderne, de l'usage du intitulé : le Respic de la mort, Paris, 1506, café, du thé, du chocolat, du tabac, etc. in 4”, 1533, in-8°.

FÈVRE. Voyez Faber et Lefèvre. * FÉVRE (Jean LE), chanoine de la ca- * FEVRET (CHARLES), né à Sémur en thédrale de Laogres, né à Dijon en 1493, Auxois en 1583, avocat et ensuite conseilmort en 1565, avec la réputation d'un sa- ler au parlement de Bourgogne , mort à Divant théologien, d'un excellent mathémati- jon en 1661, est auteur de quelques ouvracien, curieux des arts mécaniques , surtout ges, dont le plus remarquable et le plus de l'horlogerie et de la peinture, a laissé les cungu est un Traité de l'abus , Dijon, 1653, oufrages suivants : Livret des emblèmes d' Al in-fol.; reimprimé à Lyon en 1667, 1677,1736, ciat, mis en rimes françaises, Paris, Wechel, 2 vol. in-fol. — Fevret (Pierre), fils du pré1536, in-8°, gothique; Dictionnaire de ri: cédent, né en 1625 , fut conseiller-clerc et mes françaises, ibid., 1572, in-8°; ibid., 1588, sous-doyen du parlement de Dijon, fonda in-8°, augmenté par Tabourot; Liber de Ho- la bibliothèque publique de cette ville, et rariorum compositione, manuscrit.

mourut en 1706. - Fevret de FonteTTE * FÈVRE (Raoul Le ), romancier franc (Charles-Marie) , arrière-petit-fils de Charçais, prêtreet chapelain de Philippe-le-Bon, les Ferret, né à Dijon en 1710, fut conseilduc de Bourgogne, est auteur d'un Recueiller au parlement de cette ville, et honora des histoires de Troye, contenant la gé- le cours de sa magistrature par l'alliance

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des vertus avec les talents. C'est à lui que gismond), dessinateur, graveur en bois et la littérature doit les importantes additions libraire, publia de belles éditions, entre faites à la Bibliothèque historique du Père autres, celle de Tite-Live, 1568, in-fol.; un Le Long. I mourut à Dijou en 1772. Recueil des figures de la Bible, 1569, in

FEYDEAU (MATTHIEU), ccclésiastique, 4o; Annales seu hist. rerum Belgicarum à né à Paris en 1616, se distingua comme pré- diversis auctoribus, etc., Francfort, 1580, dicateur et comme catéchiste, essuya de lon- in-fol.; Monumenta illustrium eruditione et gues persécutions pour n'avoir point voulu doct. virorum figuris.... expressa, ibid.,1585, souscrire à la condamnation du docteur Ar- in-fol. — FEYERABEND (Charles-Sigismond), nauld, et mourut exilé à Annonay en 1694. libraire, fils du précédent, puhlia plusieurs On a de lui : Méditations sur les principales recueils de gravures : Papillon en possédait obligations du chrétien, tirées d: l'Ecriture- un, daté de 1599, contenant deux cent quaSainte, des conciles et des saints Pères, 1649, tre-vingt-dix-neuf estampes. I vol. in-12 : ce livre contribua beaucoup à FEYJOO Y MONTENEGRO (Benoitla conversion du grand Conde; Méditations JÉRÔME), célèbre critique espagnol, né à sur l'histoire et la concorde des Évangiles, Compostelle en 1701, mort en 1764, abbé Druxelles, 1673, 2 vol. in-12, etc. Il a , en du monastère Saint-Vincent à Oviédo, avait outre , laissé manuscrits des Mémoires de de bonne heure renoncé au monde pour se sa vie, jusqu'au mois d'octobre 1670. livrer tout entier à l'étude des langues, de Feydeau (Claude), frère aîné du précédent, l'histoire, des belles-lettres, et s'était deja doyen de l'église collégiale de Moulins, su- fait connaître par plusieurs sermons et quelpérieur des dames de la Visitation de cette ques ouvrages théologiques, lorsqu'il fit paville , joignait aux vertus ecclésiastiques de raitre, en 1726, les deux premiers vol. de grandes connaissances ; on a de lui : Orai. son Theátre critique universel qui eut un son funèbre de Claude Duret; Panegyrique succès prodigieux : cet ouvrage, successivesur la paraphrase des 150 psaumes, etc., ment augmenté, fut imprimé à Madrid en Paris, 1619, in-4°, et plusieurs offices de 1738, en 8 vol. in-8° ; le supplément parut saints et saintes.-Feydeau de Brou (Henri), de 1740 à 1746, en 8 vol. in-8o. Le Théâtre évêque d'Amiens , aumônier de Louis XIV, critique a été traduit en français par d'Herdéputé à l'assemblée de 1705, né en 1653, milly, Paris, 1742-1746, 4 vol. in-12, en mort en 1706, avait tenu des synodes pour italien , Rome, 1744, et en plusieurs autres le rétablissement de la discipline ecclésias- langues. On a encore du même auteur : Cartique et se livra tout entier à ses devoirs tas eruditas y curiosas ( Lettres curieuses et épiscopaux. Il a laissé : Ordonnance pour la instructives), Madrid, 1748, 8 vol. in-80. juridiction des évéques et des curés ; Lettre La meilleure édition des oeuvres de Feyjoo au sujet de celle d'un curieux sur d'anciens est celle qu'a donnée Campomanès avec une tombeaux découverts en 1697, etc.-Feydeau vie de l'auteur, Madrid, 1780, 33 vol. in-8°. de Brou (Charles-Henri), maître des requê- * FEYNES (François ), professeur à la tes , intendant de Bourgogne ,conseiller d'é- faculté de médecine à Montpellier, né à tat, administrateur-général des économats, Béziers au commencement du 16e siècle, n'a né en 1744, mort en 1802, a laissé ma- laissé qu'un ouvrage intitulé : Medicina pracnuscrite une Traduction de quelques ouvra- tica in quatuor libros digesta, Lyon, 1650, ges d'Euler, avec des notes et des obserya- in.40. tions, et d'autres ouvrages scientifiques. * FEYNES (H. de), voyageur , né en Pro

* FEYERABEND, nom d'une famille de vence, traversa la portion de l'Asie qui s'éFrancfort-sur-le-Mein, célèbre, au 16e siècle, tend entre Alexandrette, Bagdad et Hispapar le grand nombre d'artistes et de littéra- han, sarcourut les côtes de l'Inde, et alla teurs qu'elle a produits. Les plus remarqua- 'jusqu'à Canton : à son retour en Europe, de bles sont : Feierabend (Jean), graveur Feynes, ayant abordé à Lisbonne, fut emen bois. Ses ouvrages sont mentionnés dans frisonné par ordre du gouvernement qui le premier catalogue de Marolles , p. 149. redoutait ses révélations sur l'état des éta

FEYERABEND (Jérôme et Jean), tous deux blissements portugais dans les Indes, et ne imprimeurs distingués. FEYERABEND

sa liberté, sur la demande de (Christophe), auteur d'une Traduction, en Louis XIII, qu'après quatre ans dc captiallemand , des Commentaires de César, vité. Il a publié l'histoire de ses voyages Francfort, 1620, in-fol. – FerenABEND (Si- sous le titre suivanl : Voyage par terre de

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puis Paris jusqu'à la Chine , avec le retour Partout le Fezzan offre l'image de la stópar mer, Paris, 1630, in-12. Cet ouvrage, rilité ; un sable jaune très-fin et une espèce l'un des premiers qui aient été écrits en de gravier couvre la surface des plaines, français sur les Indes orientales , se fait lire excepté dans les vallées ou ouadey, situées avec intérêt.

entre les ramifications des montagnes. Nulle FEZZAN. (Géographie.) Herodote parle part on n'aperçoit une quantité d'eau coudes Garamantes , peuple de la Libye, qui rante assez considérable pour mériter le fuient le commerce et la société de tous les nom de ruisseau. On ne compte, dans tout hommes, n'ont aucune sorte d'armes, et le pays, que trois sources; cependant, en ne savent pas même se défendre. Un peu creusant, on trouve dans plusieurs endroits plus loin, cet historien dit que les Gara- de l'eau à dix ou douze pieds de profonmantes sont une nation fort nombreuse, deur: partout elle a un goût saumâtre. qu'ils répandent du sel sur la terre et sė. L'aridité du terrain rend la végétation ment ensuite ; qu'ils font la chasse aux faible ; sans le dattier qui, autour des villes, Éthiopiens Troglodytes, et se servent pour forme de vastes bosquels, le Fezzan precela de chars à quatre chevaux. Les Éthio- senterait l'aspect du désert. Ce n'est que piens Troglodytes, ajoute-t-il, sont en effet dans les ouadey que croissent des buissons les plus légers et les plus agiles de tous les épineux que les chameaux broutent , et des peoples que nous connaissions; ils vivent de talh, arbres du genre des mimosa. En culserpents, de lézards et autres reptiles; ils tivant, en arrosant et en fumant, avec des parlent une langue qui n'a rien de commun peines infinies, la terre près des villes, on avec celles des autres nations; on croit en- obtient de chétives récoltes de froment, tendre le cri des chauve-souris. Ils est d'orge, et surtout de gossob ou sorgho; on donc evident que, sous ce nom de Gara- a aussi des vignes , des grenadiers, des mantes, sont compris deux peuples diffé- abricotiers , des figuiers , dont le fruit est rents.

petit , mais excellent, et quelques plantes Ce n'est que long-temps après que l'on potagères et des légumes, des oignons , des retrouve le nom des Garamantes chez les potirons, des melons, du piment; les jarauteurs latins. Gênes apparemment , dans dins n'ont, en général, que 60 pieds carrés. leur commerce avec la côte d'Afrique , par

Le bétail et la volaille sont très-rares; le les Romains qui s'en étaient emparés, ils chacal , l'hyène, le chat-tigre , des antiloeurent des difficultés avec ces conquérants. pes et des buffles, le vautour , le corbeau, Cornelias Balbus, général de César , fut l'autruche, la pintade , sont les plus reenvoyé contre eux, pénétra jusque dans marquables parmi les animaux sauvages. Le leur pays et en triompha. Cette expédition maberry, chameau qui court très-vite, les procura , sur les Garamantes , des notions chevaux et les ânes sont les animaux doque Pline a conservées , et que les décou. mestiques les plus communs. Grâce à son vertes récentes ont donné moyen d'expli- aridité , le Fezzan est exempt de toutes les quer. Il cite la Phazanie parmi les pays voi. espèces de mouches, si incommodes dans les sins des Garamantes; ce nom est ensuite pays chauds ; mais on y est infeste de fourdevenu celui de toute la contrée, que les mis, de punaises et de scorpions. écrivains arabes nomment Fazan.

La population du Fezzan se compose de Le Fezzan a sa limite septentrionale à deux races d'hommes , la blanche et la 30° 35'; celle du sud à 240 4' N.; à l'est, il noire, et d'un mélange des deux. Ceux-ci,

à est borné par le mont Haroutch, à l'ouest quoique de couleur noire, n'ont pas les par le désert. Ce pays est une grande oasis cheveux tout-à-fait laineux; quelques-uns qui participe de la nature de la région de les ont longs ; leur bouche est d'une gransolée dont elle est entourée. Dans le nord, deur démesurée, particularité qui avait ses plaines sont traversées par les monts frappé les anciens chez les Garamantes. Ils Ouadan , que fréquentent des troupes nom. sont de petite taille, maigres, faibles; ils breuses d'autruches et de buffles (ouadan); sont gais, aiment la danse et la musique ; plus bas, par les monts Soudah ou Noirs, presque tous savent lire et écrire; ils parextrêmement escarpés , qui s'elèvent à 1500 lent un dialecte arabe, différent de celui pieds, et forment une barrière difficile à qui est usité en Égypte. Les femmes sont franchir : ils doivent leur nom à la couleur d'une laideur extrême ; leur malpropreté de leurs rochers basaltiques.

les rend encore plus repoussantes. Elles

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ont plus de liberté que dans les autres pays débouchés du commerce des esclaves; il mahometans; cependant elles sont regar- n'a d'autres productions à échanger que le dées comme esclaves, et ne mangent pas nalron, le sel gemme et l'alun. La monnaie avec leurs maris; elles ne sont guère re- courante est la piastre d'Espagne ; les penommées pour leur chasteté.

tits paiements se font en grains; les FezLong-temps le Fezzan fut gouverné avec zaniens transportent au Bornou, à Timdouceur par une famille de shérifs, origi- bouctou, à Cachena , dans le Soudan, les paire de Fez, dans le aroc; le be de marchandises qu'ils reçoivent des cotes maaTripoli, mécontent de ne pas recevoir ritimes et d'Égypte. exactement le tribut qu'il exigeait du sul. Morzouk, capitale du Fezzan (25° 54' N.), ihan de ce pays, y envoya , vers la dernière est entourée de murs en terre; elle est enmoitié du dix-huitième siècle, des troupes vironnée d'étangs, dont les exhalaisons commandées par un de ses officiers , qui dé- rendent le climat insalubre pour les étrantrona la famille régnante, dont tous les gers et même pour les habitants. C'est dumåles furent mis à mort. Le nouveau sul. rant les mois les moins chauds, d'octobre than écrasa le pays d'impôts, pour satisfaire en février, que s'y tient la grande foire, à l'avidité du bey. Il a une petite armée de occasionee par l'arrivée des caravanes. 5000 hommes, composée en partie d'Ara- Bonjeu (30° 35' N. ) est le lieu le plus bes, avec lesquels il va faire des incursions septentrional du Fezzan; on y voit des chez les peuplades negres voisines et chez restes d'un fort construit par les Romains. les Tibbous, habitant des cavernes, afin Les inscriptions qu'on lit au dessus des pord'en enlever les esclaves ; on a comparé le tes indiquent qu'il a dû être construit sous langage de ces derniers au gazouillement Septime-Sévère. On trouve encore, dans un des viseaux.

des ouadey, Gherna, jadis Garama, anLes Fezzaniens ne font jamais partie de cienne capitale des Garamantes. ces expéditions, auxquelles prennent part tous les bandits des territoires limitrophes. perton; Géographies d'édrisi, Jean Léon, Marmol ;

Voyages de Horneman, Lyon, Denbam et ClapQuant à eux , ils sont dénués de courage; divers itinéraires d'Arabes.

E...s. quoique très-obligeants entre eux, on les accuse d'être intéressés, égoïstes, avides, * FIACCHI (Louis), ecclesiastique itatrompeurs et inbospitaliers. Leurs mauvai. lien, né en 1754 à Mugello (Toscane), mort ses qualités sont dues au gouvernement ty. à Florence le 26 mai 1825, membre de l'Arannique sous lequel ils gémissent, et qui cadémie de la Crusca et ancien professeur les plonge dans la misère. Ils vivent prin- de philosophie , s'est fait connaitre par dicipalement de dattes ; quelquefois ils man- verses productions littéraires, et s'est acgent un peu de chair de chameau; les au- quis beaucoup de réputation par ses poésies tres viandes sont trop chères pour les pau, pastorales, et notamment par ses fables vres ; les plus riches n'ont pas le moyen de ésopiennes. s'en régaler plus de trois fois par semaine. *FIACRE (Saint), né en Irlande vers la fin Toute la population est ignorante et super- du 6e ou au commencement du 9e siècle, stitieuse ; les riches sont très-paresseux; suivant les légendes, qui lui donnent la quala classe inférieure est laborieuse ; les Fez- lité de prince , vint eu France , où saint Fazaniens préparent et façonnent bien le cuir; ron, evéque de Meaux, lui assigna pour réils fabriquent des bouracans grossiers; sidence une solitude dans la Brie, partie de leurs ouvrages en ser sont lourds, mais solis son diocèse. Il y bâtit, pour les voyageurs des. Tout homme est maçon ou charpen- ou pèlerins nationaux et étrangers, 'an hostier; les maisons sont en terre; le seul ar- pice qui depuis est devenu un bourg célèbre bre du pays, propre à fournir des solives par ses pèlerinages, et y mourut vers l'an ou des planches, est le palmier , qui donne 670. Il existe différentes opinions sur le moun bois poreux qui casse et pourrit aisément. tif qui a fait donner aux voitures de place Par sa position , à son extrémité seplen- le nom de ce saint: l'abbé Feller a cru poa

a trionale du désert, le Fezzan fut de tout voir les concilier en imaginant que l'hôtelier temps un rendez-vous des caravanes venant qui, le premier , loua ces sortes de voitures soit de l'intérieur de l'Afrique , soit de l'É. n'avait pris pour enseigne l'image de saint gypte et des côtes de la Mediterranée ; anssi Fiacre que parce que ces mêmes voitures , ce pays a-t-il toujours été un des grands avant d'être employées à un autre usage,

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ne servaient qu'à conduire les Parisiens en FIANCÉ (Antoine), médecin , né en pèlerinage à la chapelle du saint ermite. 1552 près de Besançon, fut mandé par le Notre biographe appuie son opinion sur ce consulat d'Avignon pour administrer les que l'hôtellerie de Saint-Fiacre était situee secours nécessaires , lorsque cette ville fut rue Saint-Antoine, précisément sur le che- affligée de la peste en 1581, et mourut luimin de Paris à Saint-Fiacre. On révoque en méme victime de son dévoueinent. Son oudoute l'authenticité des actes de ce saint, vrage le plus important est la Platopodolodont on a plusieurs vies ; nous citerons en gie, satire en vers contre ses envieux. Jean tre autres celle qu'a donnée dom Pirou , bé. Aimé de Chavigny, de Beaune , a publié nédictin de Saint-Maur, Paris, 1636, in- un recueil intitulé : Larmes el soupirs sur le 12. - Un autre personnage du même nom, trépas de M. Antoine Fiancé Byzontin , frère-lai de l'ordre de Saint-Augustin, né en Paris , 1582, in-86. 1619 à Marli, près Saint-Germain-en-Laye, * PIARD (Jean-BAPTISTB), ecclésiastimort à Paris en 1684, eut quelque celebrité que, né en 1736 à Dijon, fit ses études chez dans son temps par des predictions dont les jésuites de cette ville , entra de bonne plusieurs se vérifierent et lui attirèrent la heure dans la fameuse societe, et, lorsconfiance de personnes du plus haut rang. qu'elle fut supprimée, professait la rheIl fut très-lié avec Claude Bernard, sur. torique au collège d'Alençon. Après avoir nomméle Pauvre Prétre (voyez C. Bernard). exerce le saint ministère dans sa ville natale Sa vie (par le P. Gabriel de Sainte-Claire) comme vicaire des paroisses Saint-Phili* ete imprimée à Paris en 1722, in-12. Il en bert, puis de Saint-Pierre, il se trouvait a été publié un abrégé (par Guyot), Paris, pourvu d'un mépart à Saini-Michel lorsque 1805, in-8o.

la révolution survint. Excepté d'abord de * FIALETTI (Odoard), peintre el gra- la déportation comme sexagénaire, il n'en veur de l'école venitienne , ne à Bologne continua qu'avec plus de zèle à remplir les en 1573, mort à Venise en 1638, fut l'elève devoirs qu'il se croyait imposés par sa produ Tintoret : le Boschino cite de lui trente- fession, subit une détention de deux anbuit tableaux qui ornaient les églises de nées (1793-95), et termina paisiblement en Venise. Cet artiste a laissé aussi deux livres 1819 sa longue carrière, qu'il avait partagée de Principes du dessin , Venise , in.4o; des entre l'étude et les fonctions sacerdotales. Scherzi d'amore (jeux d'amour), en 20 plan- On a de lui quelques écrits singuliers, dont ches; Abiti delle religioni con le armi e breve la facilité et l'elegance de style font regretdescrizioni loro, Venise, 1626, in-40, ter que l'auteur n'ait pas choisi des sujets

'FIAMMA (GALVANO), bistorien , né en plus dignes de son talent. Nous citerons, 1283 à Milan, entra fort jeune dans l'ordre entre autres : Lettres philosophiques sur la des dominicains, professa le premier la magie , Dijon , 1803, in-8°; la France tromphilosophie morale au couvent de Saint- pée par les magiciens et démonolátres du 18. Eustorg, et mourut en 1344 ou 1371. Il a siècle, ibid., 1803, in.8o. Le Journal de laissé, entre autres ourrages : Manipulus flo. Dijon dn 6 août 1825 contient une Notice rum sive historia mediolanensis, inséré dans plus détaillée sur l'abbé Fiard par M. C.-N. le tome II des Rerum italicarum scriptores; Amanton. Chronica ordinis prædicatorum; Chronica * FIBONACCI (LÉONARD), mathématiextravagans; Chronicon majus : on trouvera cien, né à Pise au commencement du 13e des détails sur ces différents ouvrages dans siècle, visita la Barbarie , et introduisit le la Bibl. ord. prædic... d'Échard; dans la premier en Italie l'usage des chiffres nomBibl

. script. mediol. d'Argelati, et dans les més arabes. On a de lui , manuscrits, dans Memorie di Milano de Ch. Giulini. - Ga- la bibliothèque Magliabecchiana, deux que briel Fiamma, chanoine régulier de Saint. vrages intitulés : Incipit liber abaci compoJean de Latran dans le 16e siècle , puis evé- silus à Leonardo , etc. (c'est un traité d'aque de Chioggia, a laissé des Cantiques rithmétique); l'autre Practica geograph. spirituels et un recueil de Sermons imprimés Targioni, dans son livre intitulé : Relazione pour la première fois à Venise en 1579. - d'alcuni viaggi, a donné des extraits de ces Un autre Fiamma (Dominique), religieux deux ouvrages. de l'ordre des clercs réguliers, mort en 1650, * FIBUS (BARTHÉLEMY), théologien, né a laisse entre aotres ouvrages de piété : Di- à Aix-la-Chapelle , entra dans la société rectorium mentalis orutionis, etc.

des jésuites à Cologne, en 1662, et ensei

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