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ler, grincer, se gargariser, rugir, détonner, aboyer, crier, figurer même des sons qui se traduisent par un râle sourd etc. Von den der Musik entlehnten bildlichen Wendungen verdient namentlich le diapason des idées, avoir de la tablature, sowie die scherzhafte Wendung: fioritures d'un pantalon hervorgehoben zu werden. Die Wechselwirkungen der Maler- und Musiksprache - die sich aus der Vers wandtschaft beider Künste leicht erklären 1), zeigen sich in vielen häufig vorfommenden pittoresfen Wendungen: la gamme des couleurs, ton (von Farben), la palette des sons, les teintes molles de la musique, ,,un tableau conçu dans une gamme de couleurs très intense et très montée“. Auch Architektur und Musik erscheinen verschwistert z. B. in V. Hugo's:

Comme sur la colonne un frêle chapiteau

La flûte épanouie a monté sur l'alto. Nach dem mit diesen Studien in meiner Erinnerung verwachses nen Besuche Ferney's war der Mont-de-Salève 2) das Ziel meines nächsten Ausfluges. Ein schmuder pont en fil-de-fer führte uns aus Genf nach der Vorstadt „des Contamines", einen Schweden, zwei Genfer und mic. Bald war die italienische Grenze erreicht, und das Savoyardengebiet begrüßte uns nicht weit vom Fuße des Ges birge. Droben auf der sonnigen Höhe in den Räumen der Ruine, die ießt dem bekannten Mr. Fazy gehört („votre roi“ wie ihn naiy ein alter Schäfer zu den Genfern gewandt, betitelte), genossen wir eine unvergleichliche Aussicht auf die Hochalpen, den See, die Rhone und die Arve, Genf und soviele lachende Dörfer, unter denen le petit - Lancy, das ich vor Kurzem von Plain - Palais (einer Genfer Vorstadt) aus besucht hatte, mich durch seine romantische Lage nas mentlich anzog. Wir ftiegen auf der anderen Seite des Berges hers ab und labten uns in der auberge, die auf der Höhe jenes Abhanges liegt. Viele italienische Flüchtlinge (die Schlacht bei Novara war einige Tage zuvor geschlagen) labten dabei auch unser Gehör durch das 3diom jenes schönen Landes ,,où le ,,si“ resonne.“ Wir

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1) „Le son est de l'air modifié, c'est de la lumière sous une autre forme, l'une et l'autre procèdent par des vibrations.“ Balzac.

2) Es ist hier der „petit mont de Salève“ gemeint; der daneben liegende grand mont de Salève trägt ewigen Schnee auf seinem unwirthlichen Rücken. Beide find höchst pittoreske, aus Kallstein bestehende, Fel&gebirge.

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fühlten ins plößlich, obgleich noch auf französischem Sprachgebiete, , zu dem befanntlich Savoyen gehört, in das Land italienischer Zunge verseßt. Einen besonders pittoresfen Effeft machte das mit zahlreis chen italienischen Wendungen verseßte Französisch jener refugiés, weldies mir Veranlassung wurde, an den neuerdings in Franfreich naturalisirten intrus aus fremden Sprachen die pittoresfe Seite des Sprad; geistes nachzuweisen. Hier sind freilich das Italienische, Englische und Deutsche ron geringerer Bedeutung. „La villégiature, les condottierie de l'émeute, cet imbroglio malicieux, les fioritures du style (eigentl. musikalisch), point de pomposo dans sa manière, les concetti et les dialoghetti, la locanda, les lazzis, les spavento ergotés d'éperons, vedetta (Blutrache); les hustings en plein air, le steeple-chase, le rail et le rail-way, le spleen, la boxe anglaise; le brandebourg, les burgraves (in neuester Zeit zur Bezeichnung einer parlament. Goterie gebraucht), le kirsch (kirschwasser), le brandevin, le Zoll-verein, le Sonderbund, la steppe, un lied, la kermesse bezeichs nen genügend die Richtungen, in welchen die 3 fremden Idiome dem frans zösischen dienstbar geworden sind. Dieser Einfluß verschwindet ganz im Vergleich mit jener arabischen Influenza, gegen die sich der franz. Styl ebenso wenig hat schüßen fönnen, als die franz. Malerei, der Hippodrom, ja selbst die cafés 1). Mögen einzelne höchst malerische, dem Arabischen entnommene Bilder, wie le buveur d'air (vom Pferde) 26., Ausdrüde wie une razzia, un bedoui, le bernouss, un spahi mit ihrem poetischen Anfluge wirkliche Dienste leisten, so ist man unstreitig hier über die Grenze des Pittoresfen hinausgegangen. Beispielss weise erwähne ich hier folgende Ausdrüde, die sämmtlich einem fris tifirenden Auffaße Th. de Banville's (in der revue de Paris) ents lehnt sind: Au milieu des douars (Zelte), nos goums, le hader (Stadtbewohner), un merkel (Wüstenhügel), rahil (Nomadenumzug), haouadedj (rothe Sameelsånfte), taka (Fensterchen in dieser), chelil (= voile flottant sur la croupe des chevaux), le houache (Bufs felart), ghézal (Gazelle), délim (månnlicher Strauß), haīk (fichu arabe), les chouafin (éclaireurs), le chirch (chef d'une razzia), sowie die 3 Arten der razzia: la tehha (au point du jour), la krotéfa (après midi), la terbigue (à minuit), geben Zeugniß von dies ser babylonischen Sprachverwirrung. Es steht zuversichtlich zu hoffen,

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?) Man denke nur an das „,café moresque“ auf den Boulevarde.

daß diese Manie ebenso vorübergehen wird als jene tropische Schwärs merei, die nach Abwerfung der Schladenießt nur noch das reine Gold schöner Bilder, die roses de magnolia, die bignonias, coloquintes, pistias, alcées, saviniers, den Kampf des „homme de couleur“ mit dem „sang mêlé“ in dem Sprachschaße zurücgelasfen hat.

In meinem Genfer Studirzimmer am quai du Rhône, schräg gegenüber dem „hôtel des Bergues“ verfolgte ich die weiteren Spus ren des Pittoresfen in der franz. Sprache. Von besonderer Bedeus tung erschienen mir in dieser Hinsicht die bildlichen Ausdrüde, welche die franz. Sprache der militärischen Sphäre entlehnt hat. Wie sehr der Franzos ein geborner Krieger ist, beweist die Fülle dies ser Wendungen. „Sonner le bouteselle de l'opposition; assener son coup de massue; passer avec armes et bagages dans le camp ministériel; se rendre sans coup férir ; quitter ses bastions; ouvrir la poterne; faire ses premières armes dans l'opposition; l'habitude du harnois; chercher du fer le défaut de la cuirasse; le mot d'ordre ministériel; sonner la retraite; être de guerre lasse; porter l'épée en verrouil; remettre au fourreau le glaive sanglant; cette théorie est battue en brèche; changer de batterie; rire sous cape; s'échauffer sous le harnais; son cheval de bataille; émousser le tranchant de son âme; la tactique de l'opposition, qui creuse le sol nuit et jour autour du pouvoir 1); son corps d'armée avec ses flanqueurs et ses sentinelles avancées“, sind Wendungen, welche den neues sten politisdien Blättern ftets sehr geläufig waren. Trefflich vers steht namentlich Cormenin in diesem Style die parlamentarischen Kämpfe zu zeichnen. „Lorsque j'aperçois les deux partis politiques, il me semble voir deux armées qui traineraient parallèlement leur artillerie le long des deux rivières d'un fleuve, sans pouvoir jamais s'aborder. Ils ne savent pas que depuis la veille la guerre a changé de terrain et ils s'enfilent par des chemins fourrés et inconnus où le moindre goujat de l'armée ennemie les ferait prisonniers. Il ne faut pour les desarçonner qu'un seul trait lancé par un improvisateur qui viserait à juste, et ils sont assez semblables à ces anciens chevaliers enjambés sur un palefroi richement caparaçonné... Pour moi, je prefère à la Chambre ces militaires brutaux qui dégaînent leur sabre et qui marchent droit sur vous ... Dans l'opposition il faut que l'habilité de la stratégie soit objectée à la brutalité des gros bataillons. Il faut qu'on distribue et qu'on varie les rôles et qu'on sache qui engagera le combat et sur quel terrain, comment les troupes s'ébranleront, si l'on fera feu les premiers ou si l'on attendra, quels points seront soutenus. On doit se ranger en bataille, sans rompre les rangs, sans quitter la ligne. Les batteries cachées doivent être démasquées à propos ... Il ne faut pas non plus toujours remettre au lendemain, pour planter son pavillon et pour compter les morts. Si l'on se sent le plus foible, on s'échelonne sur les ailes du centre, on tiraille, on charge de côté, on simule des attaques, on se retranche, on se défend de poste en poste, tantôt caché, tantôt découvert, jusqu'à ce que la nuit vienne et laisse la victoire indécise. Si l'on se sent le plus fort, il faut s'attacher aux flancs de l'ennemi, le serrer, le mettre sur ses deux genoux et le forcer de s'avouer vaincu ?).

1) „C'est un siège en règle. La tranchée est ouverte, les épaulements, la sape et la mine. Un beau jour les partis donnent l'assaut comme en 1789 ou le pouvoir fait une sortie et la position est prise.“ Cf. auch: La presse a enrôlé le roman à ses gages et le conduit tambour battant à travers ses colonnes à l'assaut des lecteurs. Les fifres du feuilleton etc. (Cormenin).

Wie die Sprache des „grognard“ so ist auc die des „flambart“ (grognard marin) höchst pittoresk und, wie sie es, zum Theil wenigstens, verdiente, durch E. Sue's Seeromane (Kernok, le Gitano, Atar-Gull, la Salamandre) in weiteren Kreisen zu Ehren gebracht. „Abaisser le caban sur les yeux; être fait la queue (trompé); les berceuses (= ondes); carotter, flibuster qn. (voler); conduire qn. par une barre de fer; planté comme un mât; deralinguer l'échine à qn.; naviguer sans embardées (= parler sans détour); se rouiller (sich verliegen); tondre qn. comme un mousse; filer son loch ou couler à fond (mourir) 2); ça me ren

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1) Die Kraft und Kürze der militärischen Sprache und der durch sie in dieser Richtung geübte Einfluß auf den franz. Spracgeist (Cf. namentlich die Werke Alfr. de Vigny servitude et gloire militaire etc.) würde bei der netteté und précision zu bespreden sein.

2) Der grognard sagt: passer l'arme à gauche. Dem militärisden „garde“ ents

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drait la gaffe fièrement dure à avaler (la mort), hêler = appeler; paré = prêt“ zeugen für den pittoresfen Charafter dieser Sprache. Und nun gar die Betheuerungen und Verwünschungen des marin: ,,Que la drisse du pavillon me serve de cravate si ce n'est pas vrai; j'aimerais mieux prendre trois ris dans une grande voile au fort de l'ouragan que etc.; je prendrai ta robe pour pouïouse, tes jambes pour mâts, tes bras pour vergues, ton corps pour carcasse et je te fiche à l'eau avec 6 pouces de lame dans le ventre en guise de lest; le pilote aurait mis dans sa voile de petit perroquet une escadre de 100 vaisseaux et en aurait noué les 4 coins comme un mouchoir de poche dans lequel on met des marrons, et il aurait porté ça à la main pas plus gêné que ça!“ Wie malerisch weiß uns Sue einen trois-mât zu schildern! Noch liegt er in stolzer Ruhe da und streckt seinen grand-mât ), der an seiner Spiße die „flamme flottante“ und die „banderole“ trägt, seinen mât de Misainea) sowie den mât d’Artimon 3) in die Lufte. Tes vergues, mât de Misaine (c'est ainsi que j'abordais souvent un tel trois-mât dans mes idées 4) craqueront bientôt sur leurs palans: ta fille ainée, la vergue carrée et ses soeurs cadettes : celle de perroquet de fougue et celle de perruche, ainsi que ton culot, celle de flèche de perruche! Déployez donc vos ailes échancrées, perroquets et perruches, envolez-vous vers votre patrie! Secours-les, voile de Brigantine, que tardes-tu, pic paresseux, de faire flotter la tricolore ombrageant le gouvernail? Et toi, beaupré 5), mouille ta barbe et ta faux-soubarbe, pousse

spricht bei dem marin „quart“ (officier de quart etc.), das auch bildlich gebraucht wird (bon quart etc.).

1) Seine 3 Theile find : le grand mât de hune, le grand mât de perroquet et la flèche de grand Cacatois.

2) Nuf dem Vorbertheile; besteht aus dem petit mât de hune, petit mât de perroquet und der flèche de petit perroquet.

3) Auf dem Hintertheile. Seine Theile sind der perroquet de fougue, der måt de perruche und die flèche de perruche. (Hödýft malerisch sind namentl. die Bezeichnungen: flèche, perroquet und perruche etc.).

4) Eine Zeit lang wohnte ich in Hâvre am Quai eines der vielen zu Häfen dienenden „bassins“.

5) Der mât de beaupré, der fast horizontal aus der proue ragt, besteht ebenfalls aus 3 Theilen, von denen die beiden vorderen : bout dehors du foc et bout dehors du clinfoc heißen.

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