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tent. Comme vous y allez! Il y a d'abord encore une question à vider. Jrai-je à pied, à cheval, en voiture, en chemin de fer, en ballon ? Le cheval est fatiguant, la voiture incommode, le chemin de fer ennuyeux et le ballon peu usité. Voilà donc le véritable modèle d'un blasé comme il faut! Ma foi, allez à pied en touriste, en amateur, vous cheminerez à votre aise; la journée est longue et vous avez une quinzaine de francs dans votre poche.

Vous êtes tombé juste, je partis en piéton. Après deux heures de marche j'avais la bouche desséchée, la langue épaisse et la gorge brûlante; je cherche une source, un ruisseau, un puits, une rivière, un lac, quelquechose enfin pour me désaltérer et toutes mes recherches n'aboutissent qu'à une mare verte comme une prairie dans laquelle se baignent et coassent des grenouilles de toute espèce. Sauf cependant les graissets, s'il vous plait, („rana arborea“ de Linné) qui ne vivent que dans la verdure des arbres et à la Chambre où ils sont dernièrement montés à l'échelle pour annoncer le temps gròs de l'émeute. On parle de leur accorder le prix Monthyon. Je vous renvoie au Charivari pour le reste. – Ne veuillez plus interrompre. Nous sommes à la Chambre maintenant, et parbleu on n'y va pas de main morte. Aux arrêts les interrupteurs ! Nous vivons sous le régime du pain sec et dur (Dupin sec et dur). A bas les calembourgs! Au lieu de piller le Charivari et le Vaudeville, passez plutôt la mare, si elle ne vous repugne pas. Eh bien je la passe. Après ça je tombe sur un étang bourbeux et infect dont la vue me soulève le coeur.

C'est si joli la campagne! En Juif errant à la mode je reprends ma course tout au désespoir et après des tortures inouïes j'arrive rôti et désséché dans la commune qui a l'insigne honneur de posséder le restaurant recommandé par l'extrême modicité etc. (Voyez la réclame). En entrant dans le susdit établissement...

Permettez-moi de compléter votre phrase, vous êtes d'abord étonné du silence qui regne dans la soit-disant salle, où pas une âme ne se présente à vos regards. N'ai-je pas bien deviné? Malheureusement que oui. Je tire le cordon. Drelin, drelin, point de réponse. C'est si joli la campagne! – - J'appèle, je crie, je jure, je tempête et — l'écho seul me répond.

Que c'est beau ça: „L'écho seul me repond.“ Ma foi vous

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donnez dans le drame! Farceur que vous êtes! Enfin après un quart d'heure le propriétaire de la maison, gros et rond comme une tonne arrive ou plutot roule jusqu'à vous, le bonnet à la main, en vous demandant ce que vous désirez.

Vous répondez que vous avez l'intention de vous refraîchir d'abord et de dîner en suite. C'est ça. Le restaurateur s'éclipse. Vingt minutes après il revient avec une carafe d'eau d'une limpidité douteuse et un verre d'une propreté contestable. – C'est si joli la campagne! Vous m'assourdissez de votre refrain assommant! Je ne bois pas, mais je demande mon dîner pour dans une heure et je vais jouir du ravissant coup d'oeil promis par la réclame.

Laissez-moi le plaisir de peindre à votre place le tableau charmant qui se déroule sous vos yeux! Au premier plan une basse-cour toute parfumée de cette matière odorante pour laquelle les termes abondent dans notre belle langue; au second plan une grange dont le toit couronné de glaïeuls passez-moi cette phrase d'idylle - borne l’horizon.

Assez, assez, vos railleries m'assassinent! Je ne saurais plus les souffrir. Enfin le panorama est au-dessus de toute déscription. Après avoir bien contemplé les merveilles de la création, je me retourne chez le restaurateur. La table est mise et le dîner m'attend. Grâces au ciel! Epargnez vos grâces encore quelque temps. Le sacrifice n'est pas encore consommé. Tout resigné d'avance je prends mon courage à deux mains et ma foi, j'en avais besoin pour passer par toutes les tribulations et les mystifications qui caractérisent le diner d'auberge. C'est une bonne école ça pour apprendre le métier de garçon.

C'est si joli la campagne! Je demande mon addition. On me remet un papier sale et gris sur lequel vous lisez:

„Bottage 50; Chapli 2, 50; pain 15; homelete 1; „filaits de beuffe automate 1) petit pois 45; une demi „volaille 2, 50; fraisses, sucre et biscuit 1, 50; demi

„bouteille de Champagne 2, 50 etc.“ En tout affaire d'une douzaine de francs. En conscience de campagne.

1) Aux tomates (Liebesäpfel).

vous auriez mieux dîné pour cent sous dans n'importe quel restaurant de Paris. Mais en revanche vous avez respiré l'air

Je paie donc mes douze francs x centimes, j'ajoute même vingt-cinq centimes pour la bonne et comme en déduisant les cigares il me reste juste 10 centimes que je donne à un aveugle je n'ai même pas la consolation de me faire transporter par un chemin de fer. Fiez-vous donc aux réclamés! Mais c'est pourtant bien joli la campagne!

Dr. Falckenbeiner.

Bur Charakteristik Byron's.

Die nachfolgenden Blätter haben den Zweck, einen Beitrag zur Charakteristik des englischen Dichters Byron in einigen seiner vorzüglichsten Werfe zu liefern, nicht ihn nach allen Seiten und in seinen Dichtungen erschöpfend zu würdigen. So viel möglich soll dabei der Dichter mit seinen eignen Ideen und Worten dargestellt werden, um auch denen, die ihn nicht näher kennen, verständlid und genießbar zu sein. Einige Bemerkungen über das Leben des Dichters und seinen Genius mögen vorangehen.

Byron, eigentlich nach dem Vater Gordon genannt, verlebte feine Kindheit bei seiner Mutter, die in unglücklicher Ehe mit einem eben so schönen als leichtsinnigen Manne dwer geprüft worden war, in der einsam schönen Gebirgsgegend von Aberdeen, im nords lichen Schottland, wo die Mutter ein kleines Gut besaß, welches ihr bei der tollen Verschwendung ihres Mannes allein übrig geblieben war. Wegen seiner schwächlichen Gesundheit war es dem Knaben gestattet, frei im Verkehr mit der Natur und den Bewohnern des Hochlandes über Berg und Thal umherzuschweifen. Wie durch die malerischen Umgebungen sein Sinn früh zur Empfänglid; feit für Naturschönheit herangebildet wurde, so scheint burch die Launenbaste Einwirkung seiner Mutter, die den Knaben bald hátschelte, balb ihn schalt und tyrannisirte, der Grund zu Eigensinn, Troß und Heftigs feit seines Charafters gelegt worden zu sein, die nachher, als er tie Schule besuchte, durch die Nedereien seiner Mitschüler, von tenen et wegen seines mißgestalteten Fußes verhöhnt wurde, einen entschieden bittern Charakter annahmen. Wer weiß überhaupt und berechnet , welchen Einfluß dieser mephistophelische Fuß auf das Gemüth und den Charafter des Mannes und Dichters Byron gehabt, wieviel tiefer körperliche Fehler zu der Verbitterung seines Wesens beigetragen hat!

In seinem zehnten Jahre wurde Byron *) durch den Tod eines Verwandten, des Lord Byron, aus geringen Glüdsumständen in den Besiß eines ansehnlichen Vermögens und des alterthümlichen Gutes New stead-Abbey, in der Grafschaft Nottingham, verseßt. Dieser Umstand, verbunden mit früher Unabhängigkeit, mag seine Anlagen zu Stolz, Eigenwillen und Launen noch mehr ausgebildet haben. Nadýdem er die Schule zu Harrow besudit hatte, vollendete er seine Studien auf der Universität Cambridge, die er später in feinen fugitive pieces unter der Studenten- Benennung Granta (von einem Flüßchen dieses Namens) wegen Scholasticismus, Pedans terei und Nepotismus, die den phantasiereichen, feine Beschränfung ers tragenden Jüngling unangenehm berührt haben mochten, so bitter verhöhnt. Nachdem er die üblichen Universitäts - Jahre dort zuges bracht hatte, zog er sich nach Newstead - Abbey zurück und gab hier, etwa 19 Jahr alt a minor nannte er sich auf dem Titel seine ersten poetisden Versuche, unter dem Titel Hours of idleness, mit den Unterabtheilungen Translations and Imitations und Fugitive pieces, heraus, die in dem Edinburgh review nicht sowohl streng recensirt, als vielmehr verhöhnt wurden. Von der einen Seite war diese Beurtheilung allerdings gerecht; denn die Gedichte, mit sehr wenig Ausnahmen, zu denen ich etwa das Gedicht übers schrieben To Romance rechne, sind nichts anders als Schul-Ererci: tien, besonders die „Ueberseßungen und Nachahmungen“, unter denen die „Episode von Nisus und Euryalus“ durch gewandte Verfification und Diction noch die beste ist. Von der andern Seite aber hätte das erhabene Review diese Versuche, die allerdings keiner Kritik werth sind, ignoriren können und sollen, und würde das auch gewiß gethan haben, wenn nicht das Wort a minor auf dem Titel, so wie die hochadlige Selbstzufriedenheit, die oft genug durchblict, den Kritifer gereizt hätten, dem Schulfnaben eine Züchtigung zu ertheilen. Aber Byron's hohes Selbstgefühl ließ sich durch den Spott nicht niederschlagen, sondern überbot ihn durch Hohn. Der Zorn machte den Knaben zum Manne und zum Dichter. Er rächte sich durch eine wilde persönliche Satire, betitelt English bards and Scotch

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• *) So wenig wir Bedenken tragen fonnten, diesen Aufsaß eines geschaften Gelehrten aufzunehmen, so wollen wir doch die Ansichten unseres verehrten Herrn Mitarbeiters über das Leben Lord Byron's und den dichterischen Werth des Don Juan durchaus nicht in allen Punkten vertreten.

D. Ner. Ardiv F. n. Spraden XII,

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