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if you want me. I was about twenty-one when I attended yo grandfather's funerall

. He was taken ill while visitting a friend at Templepatrick, and dyed yre, for he cou'd not be removed. Mr Livingstone, a verry old friend of ye family, wrote ye inscription, wh ye claimant from America got destroyed. I always heard yt y great gr.father, ye Honoble Mr Alexander, (who was known in the country as Mr Alexander of Gartmoir,) dyed at Derry: but for ye destruction of yo parish registers in the north by ye Papists, during ye civil war from 1689 to 1692, you mit have got ye certificates you want. I am wth Friend Denison till October ; so if

you

have more questions to put to me, please to direct to his care. Till then,

I remain, Revd Sir,
Y's respectfully,

A. E. BAILLIE.

No. V.

LETTER, Dr Benjamin Alexander to Mrs Alexander,

King Street, Birmingham.

To
Mrs Alexander,
King Street,

Birmingham.
Hond and Dr Mamma,

Received yletter yesterday by Mr Kettle. I write instantly to prevent more mischief. Take no physic any body -foolish practice to weaken constitutions for a foolish rash — let it

go

off as it will don't you see how it has hurt Mary? Let sister Hannah take antimonial wine, thirty or forty drops twice a-day. This will carry off the rash by perspiration, and safely. I send you the portrait of gr.father Alexander, which Campbell did for Bro'. Sisters never saw it. C. says we can't recover Gartmo The other Scottish property went to half sister to my grdfather, but w succeeded in Ireland if we begin soon It will be now necessary to pay Campbell's bill. It comes to

two and twenty pounds thirteen shills. Let me know in yo? next how you propose furnishing the money.

I am, in great haste, and with
love to sisters, y' dutif. and

affect Son,

B. ALEXANDER. Lond. July 26. 1766.

No. VI.

NOTE on Back of Copy Portrait of Mr John Alexander of

Antrim.

PORTRAIT.

JOHN ALEXANDER, Esq.

of Antrim,
Died April 19, 1712.
From the Original Painting,
Done at Versailles in his fortieth
year: now in the possession of
P. Denison, Esq. of Dublin.

Thos. CAMPBELL, pinx.

(On the back.) Note.

Mr Denison believes my gt gr.father lost his first wife, Agnes, in 1637, and that he met Miss Maxwell at Comber, and was marrd to her in 1639. If so, and my gr.father the next year made his appearance in this world, we may suppose the original portrait was painted in 1679.

B. A.

[The following writings are some of them written and the

rest pasted upon the back of a map of Canada or New France, by Guillaume de l'Isle, Paris, 1703.]

No. VII.

NOTE by M. Ph. Mallet, respecting Charter in favour of

William, Earl of Stirling.

17189

17190

Reg. H.

E. D.

A Lyon, ce 4 Aoust 1706. Pendant mon sejour en Acadie en 1702, ma curiosité fut piquée par ce que l'on me disoit d'une

ancienne charte, qui est conservée dans les archives de cette province. C'est la charte de confirmation, ou " de nouodamus," en datte du 7. Decembre 1639, par laquelle le Roy Charle jer d'Angleterre, renouŭella en faveur de Guillaume, Comte de Stirling, les titres et dignitez qu'il luy avoit precedemment accordés, et toutes les concessions de terres qu'il luy avoit faites depuis 1621 en Ecosse et en Amerique. Mon amy Lacroix m'en fit donner une copie, que j'eus la precaution avant de partir de faire duement attester.

De cette piece authentique ie vais presenter icy quelques extraits, (tra

duits en Francois pour l'intelligence de ceux qui ne fo: 95. sçavent pas le Latin,) afin qui toute personne, en ouurant

cette carte de nos possessions d'Amerique, puisse se faire une idée de la vaste estendue de territoire qui fut concedé par le Roy d'Angletterre à un de ses sujets. Si le sort de la

guerre, ou quelque autre evenement, faisoit rentrer

la Nouvelle France et l'Acadie sous la domination des Anglois, la famille de Stirling possederoit ces deux provinces, ainsi que la Nouvelle Angleterre, et egalement la totalité des passages et limites tant sur les eaux que sur les terres depuis la source de la riuière du Canada, en quelqu’ endroit qu'on puisse la trouver, jusqu'à la baye de Californie, avec cinquante lieues de terres de chaque costé du dit passage, et de plus toutes les autres terres, limites, lacs, riuières, détroits, bois, forêts et autres, qui pourront estre a l'auenir trouués, conquis ou decouuerts par le dit Compte ou ses heritiers.” Voicy enfin l'ordre de succession à cet heritagy. 1° Aux titres de noblesse, (“ de nouodamus," etc.) “au susdit Guillaume, Comte de Stirling, et aux heritiers-males descendant de sa personne ; à leur defaut, aux aînées des heritières"

1. Mars

1710.

(hæredibus femellis natu maximis) “sans diuision du dernier des susdits heritiers-males, et aux heritiers-males descendant de la personne des dites heritières respectivement, portant le surnom et les armes d’Alexander, et au defaut de tous ces heritiers, aux plus proches heritiers quelconques du dit Guillaume Comte de Stirling, (Icy suivent les titres,” etc.) 20. Aux possessions territoriales, (" de nouodamus concedimus, disponimus, proque nobis et successoribus nostris, pro perpetuo confirmamus,”) “au susdit Guillaume, Comte de Stirling, et aux heritiers-males descendant de sa personne; à leur defaut, aux aînées des heritières sans diuision du dernier des susdits males qui succédera cy-apres aux susdits titres, honneurs et dignitez, et aux heritiers-males descendant de la personne des susdites heritieres respectivement, portant le surnom et les armes de la famille Alexander, qu'ils seront tenus et obligés de prendre,” etc. etc. Ainsi, le Roy d'Angletterre a donnéu a Comte, et a asseure à ses descendants en perpetuité, assez de terres pour fonder un puissant empire en Amerique.

PH. MALLET.

No. VIII.

NOTE by M. Caron St Estienne, Canadien. La notte cy-dessus est precieuse. Je puis asseurer qu'elle donne en peu de mots une idée extremement juste de la marveilleuse charte dont il est question. Quant à la copie de cette charte, elle est attestée par l'archciviste et les témoins Acadiens, et doit estre entierement conforme au registre du Port Royal. J'avois entendu parler à Quebec des concessions au Comte de Stirling, mais mon amy M. Mallet fut le premier qui me procura lecture de la charte. Ce document extraordinaire s'estend à près de cinquante pages d’escriture et le Latin rien moins que classique : Cependant, comme Canadien un peu interessé en ce qu'il y avoit dedans, je dois dire, que je l'ay leŭ d'un bout à l'autre avec autant de curiosité que de satisfaction. Feu Mr Mallet estoit un homme, dont les bonnes qualitez et la rare intelligence font regretter que la mort l'a enlevé si subitement à ses amis. Il avoit bien prevu que la copie ne feroit point connoistre la charte en France. Voyla, donc, pourquoy il consceut le project d'escrire sur une de ces belles cartes de Guillaume de l'Isle une notte, que tout le monde pust lire avec interest. S'il avoit vescu assez longtemps, il auroit adjousté a cet interest, car il vouloit s'informer en Angleterre de l'estat actuel des descendants de Comte qui obtint les concessions, et tout ce qu'on luy auroit mandé à leur egard auroit esté escrit sur cette mesme carte. Au surplus avec les deux documents qu'il nous a laissés, personne en France ne pourra revoquer en doute l'existence dune telle charte.

CARON SAINT ESTIENNE. A Lyon, le 6. Avril 1707.

No. IX.

ATTESTATION by Esprit Flechier, Bishop of Nismes.

J'ay lû dernierement, chez Monsieur Sartre à Caveirac, la copie de la charte du Comte de Stirling. J'y ay remarqué beaucoup de particularités curieuses, entremeslées d'un grand nombre de details peu interessants. Je pense donc qu'ondoit avoir de grandes obligations à Monsieur Mallet, d'avoir mis le public Francois en estat de juger, par la note cy-dessus, de l'estendue et de l'importance des concessions faites à ce Seigneur Ecossois. Je trouve aussi qu'il a extrait les clauses les plus essentielles de la charte, et en les traduisant en François les a très-bien rendues. Monsieur Caron Saint Estienne m'a prié de rendre ce temoignage. Je le fais avec le plus grand plaisir.

ESPRIT, Ev. de Nişmes. A Nismes, ce 3. Juin 1707.

Cette attestation est de la main d'Esprit Fléchier, Evêque de Nismes.

Paris, 2. Aoút. 1837.

VILLENAVE.

Vu par nous Maire du onzième arrondissement de Paris, pour

legalisation de la signature de Mr Villenave père apposée ci-dessus, et encore au haut de cette marge.

A Paris, le deuze Aorit 1837. (L. S.)

DESGRANGES.

Vu pour legalisation de la signature de Mr Desgranges

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