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Item, sommam Altissiodorensem', cuius secundum folium sic non, et penultimum finem el pro illo.

Item, sommam magistri Jo. Galensis, cuius secundum folium septima distinctio est, et penultimum amantissime frater.

Item, hystoriam scolasticam', cuitus secundum folium nisi quod quidem, et penultimum Paulum de fide.

Item, quasdam questiones, cuius secundum folium demones de corporibus, et penultimum ergo quod propter eam.

Item, concordancias, cuius secundum folium Za. xil a, et penultimum Josue xné e.

Item, manipulum florum, cuius secundum folium minerit commisisse, et penultimum utrum sit suus.

Item, distinctiones Mauricij* , cuius secundum folium nota quod abissus, et penultimum inspiratio.

Item, unum legendarium, cuius secundum folium latem insectatur, et penultimum pro illo carnem.

Item, quemdam librum de grossa lictera, in quo sunt quatuor misse, cuius secundum folium vovebunt, et penultimum die sabbati.

Item, quoddam parvum missale, in quo sunt plures misse communes, cuius secundum folium in variis, et penultimum Deus qui beatum Petrum.

Item, aliud missale in parvo volumine, cuius secundum folium lationem scripturarum, et penultimum in illo tempore,

Item, aliud missale magnum, cuius secundum folium cuncta sąlus, et penultimum vitam et reqniem,

Item, quoddam manuale novum, cuius secundum folium lis şuis, et penultimum diri et conservari.

1

· Summa theologica in quatuor libros distributa, par Guillaume d'Auxerre (Guillelmus Allissiodorensis), théologien scolastique, mort en 1230.

* Scholastica historią super Novum Testamentum, par Pierre Comestor, chancelier de l'Eglise de Paris, mort en 1198. C'est un récit de l'histoire sainte depuis la Genèse jusqu'aux Actes des apôtres. Peu d'ouvrages ont joui d'une plus grande vogue au moyen âge.

* Manipulus florum, seu historia Mediolani, ab origine urbis usque ad annum 1371, par Galvaneo Fiamma.

Distinctiones super omnia fere nomina, seu Dictionarium sçripluræ dipine, par le théologien irlandais Maurice.

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Item, quasdam cronicas de regibus francorum', comitum Tholosani, et cathalogum pontificum romanorum, in eodem volumine, cuius secundum folium secundus rex Clodio, et penultimum anno Domini; et sequuntur in fine abreviata ejusdem libri.

Item, Martinianam, cum antiquibus exemplis, cuius secundum folium attendat exemplo, et penultimum excommunicationem.

Item, ordinarium ad usum silvanectensem, cuius secundum folium minora festa, et penultimum beatus servus.

Item, breviarium ad usum silvanectensem, cuius secundum folium pauper, et penultimum folium erit corpus 8.

Les pertes que cette bibliothèque dut éprouver par la mauvaise fo ou la négligence de ses emprunteurs furent comblées en 1463. Nicole de Cocquerel, chanoine d'Amiens, et fondateur à Paris d'une école qui n'eut qu'une existence éphémère, laissa au collége des Cholets lous ses biens; et dans le nombre il y avait des livres, car nous avons retrouvé à la bibliothèque impériale une belle bible in-folio sur vélin, en tête de laquelle on lit : De executione magistrj Nicolaj de Cocquerel, qui omnia bona sua dedit huic collegio cholletorum; à la fin sont ces mots : Est collegij choletorum“.

Vingt ans après, le nécrologe du collége mentionnait la présence de divers volumes enchainés, soit dans la chapelle, soit dans la librairie, et estimés soixante-huit livres treize sols parisis'.

Là s'arrête pour nous l'histoire de cette bibliothèque, car les autres traces de son existence que nous avons rencontrées se réduisent à deux inscriptions inanuscrites extraites de volumes qui lui ont apipartenu. L'une :

Ew bibliotheca Domus Cholethorum,
Je trouve sur un ouvrage imprimé au quinzième siècle 6.

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a

· Peut-être l'ouvrage d'Aimoin, Chronica de gestis Francorum a Pharamundo ad Pepinum.

· Liber dictus Martiniana de concordantia decretorum et decretatium, par Martin dit le Polonais. Sur sa personne, ses ouvrages et leurs différents titres, voyez A.-F., Recherches sur la bibliothèque publique de l'église NotreDame de Paris au XIIe siècle, p. 9.

3 Archives de l'Empire, série M, nu 114.
* Bibliothèque impériale, Manuscrits, fonds de la Sorbonne, no 2.

Diversa volumina seu libros, in libraria el capella incathenatos, ad valorem seu appreciationem sexaginta octo librarum XIII s. parisienses. Archives de l'Empire, série M, no 112.

Bibliothèque Mazarine, Incunables, n° 1566 B.

L'autre :

Ex bibliotheca domus Choleteæ , figure en tête du célèbre catalogue de la bibliothèque de Richard de Fournival L'emplacement qu'occupait le collége des Cholets fut peu à peu en

à rahi par les colléges de Louis-le-Grand et de Sainte-Barbe. Un dernier vestige de la ruelle des Cholets a été récemment démoli pour la construction de la nouvelle bibliothèque Sainte-Geneviève ?

ALFRED FRANKLIN, de la Bibliothèque Mazarine.

VARIATIONS SUR LE PRIX DES LIVRES CONSTATÉES

A LA VENTE RADZIWILL. La vente Radziwill vient de montrer à quel degré s'élève en certaines circonstances le thermomètre de la bibliomanie. Jamais certains livres rares ne s'étaient payés aussi cher. Les anciennes reliures, les ouvrages ayant appartenu à des personnes célèbres, ont surtout provoqué une émulation des plus vives. Il a fallu donner beaucoup de pièces d'or pour en rester propriétaire. Citons quelques exemples.

Les volumes aux armes de l'illustre président Auguste de Thou ont été disputés avec acharnement. Nous avons sous les yeux le catalogue de la vente Soubise où ces mêmes volumes passèrent aux enchères, en 1789. Nous nous sommes amusé à rapprocher les prix obtenus à soixante-dix-sept années de distance. Cette comparaison est assez curiense.

La Mesnagerie de Xénophon, trad. par Est. de la Boetie. Paris, 1572,

in-8: 24 livres 1 sol, Soubise, no 3059; 655 fr., Radziwill,

n° 262. La Venerie d'Oppian, trad. par Fl. Chrestien. Paris, 1575, in-4,

5 livres 19 sols, Soubise, no 3314; 1110 fr., Radziwill, no 543.

• Bibliothèque de l'Université, Manuscrits, Bo S. 1.41, 1.
* Alf, de Bougy, Histoire de la Bibliothèque Sainte-Gencviève, p. 25.

Delle Caccie di E. Raimondi. Napoli, 1626, in-4 : 6 livres, Sou

bise, no 3320; 100 fr., Radziwill, n° 548, La Pauconnerie de J. de Franchieres. Poictiers, 1567, in-4 : 12 liv.

A sol, Soubise, no 3326; 800 fr., Radziwill, no 555. D'autres livres, ayant appartenu à des bibliophiles célèbres, offrent également des preuves brillantes de l'accroissement de leur valeur. Des magistrats et république de Venise, par Contarin. Paris, 1544;

exemplaire aux armes du comte d'Hoym: 7 livres, en 1738,

no 3663; 365 fru, Radziwil, n° 1518. Mentionnons aussi ce qui concerne quelques ouvrages qui ont figure, en 1783, à la vente du duc de La Vallière. La Cité de Dieu de saint Augustin, Paris, 1675, 2 vol. in-8 : 17 liv.

19 sols, no 459; 199 fr., Radziwill, no 57. Lettres de saint Jérôme. Paris, 1704-1707, 3 vol. in-8, riche reliure

de Padeloup: 30 livres, n° 443, 1405 fr., Radziwill, no 54. OEuvres d'Alain Chartier. Paris, 1529, pet. in-8 : 20 livres 9 sols,

n° 2793; 405 fr., Radziwill, no 742. Vita et fabella Asopi. Venetiis, Aldus, 1505, in-fol.; 102 fivres,

n° 3824; 232 fr., Radziwill, no 911. Nous remarquons trois ouvrages qui avaient fait partie de cette bibliothèque qu'avait formée madame de Pompadour, dans laquelle elle avait réuni beaucoup de romans, beaucoup de comédies, et avait exilé tout livre latin. Les prix qu'on vient d'obtenir dépassent singulièrement ceux d'il y a un siècle. La Journée du chrétien sanctifiée par la prière et la méditation, Paris,

1754, in-12: 401 fr., no 41, et 4 livres 5 sols, Pompadour, n° 78. Diable boiteux. Paris, 1756, 3 vol. in-12, exemplaire en grand

papier de Hollande : 1800 fr., n° 985, et 24 livres, no 1954. OEuvres diverses de Fontenelle. La Haye, 1728, 3 vol. in-fol. :

300 fr., no 1154, et 71 livres, no 2271. Divers volumes ont obtenu, grâce à leur reliure de choix, l'avantage d'atteindre des prix exorbitants ; nous citerons seulement les Constitutiones Societatis Jesu, Romæ, 1583, pet. in-8, riche reliure, chefd'ouvre de, Padeloup; 1060 fr., no 170.

L'ouvrage qui s'est élevé le plus haut, c'est un exemplaire du Choix de chansons mises en musique, par de La Borde. Paris, 1773, 4 vol. gr. in-8, imprimés sur vélin, avec les dessins originaux. de Moreau, de Le Bouteux et de Le Barbier, adjugé (no 824) à 7050 fr.

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Citons aussi comme un fait digne d'être inscrit dans les fastes de la bibliomanie la somme de 2060 fr. donnée pour un bel exemplaire de l'édition originale de Essais de Montaigne. Bordeaux, 1580, 2 vol. pet. in-8 (no 220). Ce même volume avait été payé 24 fr., en 1789, à la vente Hangard.

A côté de ces succès éclatants, il faut aussi constater quelques revers; les belles éditions des classiques grecs et latins, jadis si recherchées (et c'était justice), ont subi une baisse des plus fortes : le Ciceron de d'Olivet (Paris, 1740, 9 vol. in-4, mar. rouge, n'a pas dépassé 225 fr. (no 1139); ce n'est pas la moitié du prix que te même exemplaire avait atteint à la vente Soubise (460 livres, n. 4583); le somptueux Homère, imprimé à Glasgow par les Foulis, en 1756, 4 vol. in-fol., grand papier, mar, rouge, a été abandonné à 64 fr., ce qui est très au-dessous du coût de la reliure. Les amateurs actuels restent glacés à l'aspect des plus beaux volumes grecs ou latins.

G BRUNET.

APERÇU SUR LES RAPPORTS ET L'UNION DES PARLEMENTS ET DU BARREAU Par M. Marius Magnin, avocat à la Cour impériale de Lyon. In-8. Lorsque Philippe le Bel rendit, en 1302, le parlement sédentaire à Paris, l'ordre des avocats s'organisa de son côté, et bientôtl'union la plus intime exista entre ces deux grandes compagnies. Pouvait-il en être autrement ? Evidemment non. La magistrature et le barreau, concourent à une même æuvre : la découverte de la vérité; le respect de la loi et le maintien de nos institutions judiciaires, Sans magistrature le barreau serait inutile, et sans barreau la justice amoindrirait son euvre. L'un et l'autre vivent donc l'un par l'autre et, à quelque époque qu'on étudie leur histoire, on les retrouve, comme deux frères jumeaux, subissant les mêmes vicissitudes, partageant les mêmes glojres et se soutenant mutuellement dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. C'est là ce qu'a fait ressortir avec talent un membre du barreau de Lyon, M. Marius Magnin, dans le discours qu'il a prononcé le 8 mai 1865 à la conférence des avocats de cette ville. Ce discours n'est pas une de ces harangues auxquelles le débit seul de l'orateur donne une apparence de succès éphémère et qui ne résistent pas à une lecture réfléchie : il constitue au contraire une étude ap

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