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The use of pronominal affixes is not confined to Hebrew and Coptic, but is found also in Welsh and Magyar; of which the former is an A'ryan language, and the latter Turanian. Of the sixteen affixes used in Hebrew, the Coptic coincides exactly in only two, the Welsh in one; while in the use of n for 1, the Welsh agrees with the Coptic, and the Magyar differs only by the addition of k, which is in that language the regular affix to mark the plural in all cases. The Magyar agrees also with the Hebrew in the insertion of、

added to a plural noun.

=

i, when the pronominal affix is The Welsh uses t, and the Magyar d

as the characteristic of the second person.

On this latter question of pronominal affixes, as pointing to some close analogy between the Coptic and the Hebrew, M. Renan, Histoire des Langues Sémitiques, 1. 83, sq. (Paris, 1858), has made the following observations:

'Il est, je le sais, des analogies plus profondes et beaucoup plus considérables aux yeux des linguistes, qui semblent rattacher la langue copte aux idiomes sémitiques. L'identité des pronoms, et surtout de la manière de les traiter dans les deux langues, est assurément un fait étrange. Cette identité s'observe jusque dans les détails qui semblent les plus accessoires: plusieurs irrégularités apparentes du pronom sémitique (le changement du en 7 à l'affixe, par exemple) trouvent même dans la théorie du pronom copte une satisfaisante explication.

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2 p. sing. ПOK et en baschmourique T&K... pour

I p. pl. &ño et en baschmourique &&...

2° p. pl.

TWTH πτωτη

C. A. E. IV.

אַנְתֶּם pour אַתֶּם

15

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Les analogies des noms de nombre, signalées par M. Lepsius, ne sont pas moins frappantes. Exemples: CN&T=D'W; cout=v; co ww; c&q= you; eeorn =

, etc. L'agglutination des mots accessoires, l'assimilation des consonnes, le rôle secondaire de la voyelle, son instabilité, qui la fait souvent omettre dans l'écriture, sont autant de traits qui rapprochent singulièrement la grammaire égyptienne de la grammaire hébraïque.-La conjugaison elle-même n'est pas sans quelques analogies dans les deux langues: le présent copte, comme le second temps des langues sémitiques, se forme par l'agglutination du pronom en tête de la racine verbale; les autres temps se forment au moyen d'une composition semblable à celle qu'emploient les langues araméennes. On trouve, en copte, l'emploi d'une forme causative analogue à l'hiphil, et la voix passive y est marquée, comme dans les langues sémitiques, par une modification de la voyelle du radical.-La théorie des particules offre aussi, de parte et d'autre, quelques ressemblances; la conjonction copte, comme la conjonction arabe, est susceptible de régime; wy etiam ipse; &&рok

=

cur tu. Enfin, une entente analogue de la phrase et une conception presque identique des rapports grammaticaux établissent entre les deux systèmes de langues d'incontestables affinités.

Mais ces affinités suffisent-elles pour ranger dans une même famille les langues entre lesquelles on les observe? Sont-ce de simples ressemblances comme on en remarque entre toutes les langues, ou des analogies tenant à une commune origine? C'est ici que le problème devient délicat et, à vrai dire, presque insoluble. Il implique une question de méthode sur laquelle, dans l'état actuel de la linguistique, on ne peut rien dire de bien précis. L'histoire naturelle a des signes parfaitement déterminés pour établir les embranchements, les classes, les genres et les espèces; la linguistique n'en a pas : c'est une

question de degré, sur laquelle l'appréciation individuelle de chaque linguiste pourra varier. Si l'on veut attribuer à la classification des langues en familles un sens positif, on doit faire correspondre cette division à un fait réel et historique. Elle doit vouloir dire qu'à l'origine de l'humanité le langage apparut sous un ou plusieurs types qui ont produit, par leur développement, toutes les diversités actuelles. Or nous n'avons pas assez de lumières sur les temps primitifs pour aborder ce difficile problème. Le naturaliste n'est pas obligé de décider si chaque genre représente une forme de création primordiale: il se contente de dire que les genres, dans l'état actuel de notre planète, sont irréductibles. Le linguiste, dont les hypothèses impliquent, quoi qu'il fasse, une assertion historique, serait tenu à quelque chose de plus et pourtant il ne possède qu'un seul criterium pour établir la distinction des familles, c'est l'impossibilité d'expliquer comment le système de l'une a pu sortir du système de l'autre par des transformations régulières. De là au fait primitif, qui seul pourrait offrir aux classifications linguistiques une base solide et clairement intelligible, il y a un abîme qu'aucun esprit sage ne se décidera jamais à franchir.

Du moins, à la question ainsi posée: peut-on expliquer par un développement organique comment le système des langues sémitiques a pu engendrer le système de la langue copte, ou réciproquement? il faut répondre sans hésiter d'une manière négative. Des rapprochements comme ceux que l'on signale sont tout à fait insuffisants pour établir une parenté primitive. Un système grammatical va tout d'une pièce, et il est absurde de supposer que deux groupes de langues possèdent en commun une moitié de leur système grammatical sans se ressembler par l'autre. Certes il nous est difficile d'expliquer l'identité d'éléments en apparence aussi accidentels que les pronoms et les noms de nombre. Quelle raison a pu déterminer les races diverses à prendre le t pour caractéristique de la seconde personne du singulier, l'n pour caractéristique de la première personne du pluriel? Il serait puéril de le rechercher. Avouons pourtant que les premiers hommes ont pu se laisser guider en cela par des analogies qui nous échappent. La théorie du pronom tient d'une manière si intime à la constitution même de l'esprit humain, qu'elle appartient presque aux catégories de la logique, et doit, comme ces catégories, se retrouver partout la même.

Les noms de nombre se rattacheraient de très-près aux pronoms, s'il fallait ajouter foi aux vues ingénieuses que M. Lepsius lui-même, dans la seconde des dissertations précitées, a émises sur ce sujet. Enfin, quelque étrange que puisse paraître un emprunt portant sur des éléments linguistiques aussi essentiels, on n'ose regarder un tel emprunt comme impossible, quand on voit le pehlvi (dont la réalité comme langue parlée n'est pas, il est vrai, bien certaine) offrir des pronoms, des noms de nombre, des prépositions, des conjonctions sémitiques, à côté d'éléments non moins fondamentaux appartenant aux idiomes iraniens.'

APPENDIX II.

Religions of the barbarous tribes of Africa.

(See above, pp. 22, 23.)

THE special interest attaching at the present day to explorations in that mighty tract of unknown country, which is vaguely termed the highlands and lowlands of Central Africa, induces me to add a few brief notes on some remarkable analogies which may be traced between the aspects of religion there and in the other parts of heathendom. I do so from a further wish to illustrate, as far as may be, the religious condition of Egypt anterior to the coming of that second race of immigrants who stamped a widely different character on many of her sacred institutions.

The great work of Dr Livingstone has pointed here and there to some remote connexion in primeval ages between Egypt and South-Central Africa. Thus, the animal-worship of the Old Egyptians, which had ever formed their strongest and most startling peculiarity in the eyes of Greece and Rome (see above, pp. 55 sq.) is traceable as far southward as the Bechuana tribes. These tribes are also named after certain animals. 'The term Bakatla means, "they of the monkey;" Bakuena, "they of the alligator;" Batlápi, "they of the fish,” each tribe having a superstitious dread of the animal after which it is called... A tribe never eats the animal which is its namesake, using the term ila, "hate" or "dread," in reference to killing it' (Missionary Travels, p. 13: cf. above, pp. 57, 70). Prichard, in like manner, has collected observations bearing upon this point from earlier travellers in South Africa: 'If a person has been killed by an elephant, they offer a sacrifice, apparently to appease the demon supposed to have actuated the animal. One who kills by accident a makem, or Balearic crane, or a brom-vogel, a species of tucan, must offer a calf in atonement. Sometimes they imagine that a shulúga, or spirit, resides in a particular ox [cf. the Apis of Egypt, above, p. 57, and n. 3], and propitiate it by prayers when going on hunting expeditions:' Researches, II. 289. From the Rev. J. Shooter's Kafirs of Natal and the Zulu Country, Lond. 1857, we have learned, again, not only that serpents and some other reptiles are there regarded as 'incarnations of spirits

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