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22. espèces. 2. L'Alouette, 9 espèces. 3. La Grive, 16 espèces, auxquelles appartiennent outre les Grives proprement dites toutes les differentes sortes de Merles. 4. Loe xia , en Hollandois Kernbyter, ou Croguenoyau , ainsi nommé parce que de son bec, qui est gros & extrêmement fort, il caffe les coques de certains fruits pour s'en nourrir. Il y en a 32. espèces entre lesquelles se trouvent le Gros-bec, la Pivoine, le Verdier, le Coliou &c. 5. Le Bruant 14. efpèces, dont l'Ortolan fait la troisiéme. 6. Le Pinson, 31. espèces , fous lesquelles sont rangées, outre les différentes fortes de Pinsons , le Chardonneret, le Serin de Canarie, le Tarin, la Linotte, le Moineau &c. 7. L'Etourneau, 4. espèces. 8. Le Hochequeue 34 espèces , parmi lesquelles se trouvent le Rossignol, la Fauvette, le Becafique, le Roitelet &c.9. Le Mésange, elpeces. 10. L'Hirondelle, 8. efpèces. II. Enfin le Tette-chévre, ou Fresaie, 2 espèces, On appelle cet Oiseau Tette-chèvre, en Latin t'aprimulgus, parceque s'il faut en croire les Anciens, il entre de nuit & furtivement dans les étables, & s'y attache aux mammelles des chèvres pour les tetter ou fucer, ce qu'il fait quelquefois si cruellement que les mammelles se sêchent pour toujours & que les chèvres deviennent aveugles. . Mais tout cela a bien l'air d'une fable, & les Naturalistes modernes ne disent rien qui puisse constater l'étrange propriété qu'on

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12.

attribuoit autrefois à ces Oiseaux. .

Il y a dans ces Provinces deux sortes de Placarts concernant les Pigeons. Les uns portent défense d'en tuer, ce qui au reste doit s'entendre des Pigeons privés; les autres limitent la permission d'avoir des Colombiers à la campagne . Ces Oiseaux multiplient prodigieusement. Mr. Linnæus compte par un calcul que notre Auteur détaille dansune note, que d'un seul couple de Pigeons il en peut venir dix-huit mille dans l'espace de quatre ans. Un amateur d'Oiseaux, dont parle Aldrovande avoit gardé 22. ans un couple de Pigeons, qui pendant tout ce temps n'avoient celle de faire des petits, excepté dans les 0. derniers mois que le mâle cessa de travailler à la propagation de l'espèce, & abandonna fa femelle. En fuppofant qu'ils eussent eu vingt petits par an, le nombre de Pigeons qui auroient pu en résulter, étonne l'imagination.

On verra encore avec plaisir dans le Chapitre qui traite des Hirondelles, une expérience de Mr. Frifch, qui établit invinciblement la migration de ces Oileaux. Nous y renvoyons nos Lecteurs, car il est bien temps de finir, & nous nous con

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(5) Gr. Plakkaatb. IV. D. p. 526. Nederl. Faarb. van 1752. p. 1298, & 1405. van 2wk Codex Botavus, II. D. p. 1170.

tentons d'ajouter que les deux Volumes dont nous venons de rendre compte, ne le cèdent en rien aux précédens, & ne peuvent qu'exciter l'avidité du Public à en recevoir la suite, & ses voeux à voir ce grand Ouvrage conduit à sa fin. Ce qui orne principalement ces deux Volumes, font huit Planches dans le premier, & treize dans le second, où se trouvent 117. figures d'Oiseaux très bien gravées.

ARTICLE SEPTIEME.

LETTRES A UN SEIGNEUR ANGLOIS ,

où l'on donne une juste idée de l'Etat Politique de l'Europe, depuis l'année 1648 jusqu'à l'année 1713, en Réponse à la dernière partie des Lettres de Milord Bolling broke fut 1 Etude de l'Histoire , par Horace WALPOLE, Lord WOOLTERTON, en deux parties. Traduit de l’Anglois. A la Haye , chez Golle & Pinet M. D. CC. LXIV. grand gro. pag. 298. fans l'Avertissement.

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Tre que cet Ouvrage est forti de la plume de Milord HORACE WAL

POLE

POLE peu d'années avant la mort, c'est donner en deux mots les plus fortes preuves de la vérité des choses qui y sont contenues, & de la solidité des réflexions qui les accompagnent. Si pour disliper les té. nèbres que le Lord Bollingbroke avoit ose répandre sur les évenemens & sur les rerforts qni acheminèrent la paix d'Utrecht, il falloit opposer aux prestiges de son éloquence le langage respectable d'une expérience consommée & d'une probité routenue: si pour ramener ceux qui se sont lais. sé surprendre aux artifices d'un Ecrivain, qui plus qu'aucun autre poffedoit l'art dan gereux d'éblouir, en prêtant des graces & un air de vraisemblance aux paradoxes les plus infoutenables, il falloit détruire ses fictions par l'autorité d'un témoin (c), que

1, ses lumières, sa candeur, & ses dignités rendirent également recommandable, on ne craint pas d'assurer que tous ces avan. tages se trouvent réunis dans l'illustre Au. teur de ces Lettres". Teleft le jugement porté de Milord Wal

POLE

(1) Milord WALPOLE peut bien être cité comme témoin, puisqu'en 1709, il accompagna Milord Townshend a la Haye en qualité de Secretaire d’Ambassade, y suivit tout le fil des Négociations pour la Paix, vit dresser les fameux Préliminaires, les porta à Londres & en revint chargé de la ratification de la Reine.

POLE dans un Avertissement très bien composé, dont on est redevable, sans doute, au Traducteur François puisqu'il ne se trou. ve pas dans l'Original Anglois; & ce juge. ment sera confirmé par une multitude de témoins, car non seulement en Angleterre, mais aussi en France & sur-tout en Hollande, on se souvient encore de la droiture & de la capacité de cet habile Ministre. L'Auteur de l'Avertissement porte ensuite un jugement de ces Lettres, considérées du côté du style & du ton qui y règne. ,, El.

les sont écrites, dit-il, avec une noble » fimplicité, sans étude, sans affectation, ,, sans art, avec la gravité de style qui ,, convenoit à l'âge & à l'état de Pilluftre

Auteur. Quelquefois l'amour de la vérité, l'interét d'une juste défense & le zèle du bien public , y donnent au respectable Vieillard la vivacite & le feu d'un

jeune homme; mais s'il s'y permet quel, ques éclats d'indignation, c'est toujours

fans sortir de la décence de son caractère.

Voilà un de ces portraits heureusement touchés, où la ressemblance est en même tems exacte & avantageuse, & où les dé. fauts légers qu'on peut cacher sans blesser. la vérité, sont adroitement jettés sous des ombres bien nénagées. Un censeur léve. re trouveroit le style de Milord WALPOLe souvent diffus, & quelquefois chargé de répétitions; mais quand même il y auroit

du

9)

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