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** Réceptacles divisés. 15. O. difficile. 0. difficilis. 0. rimalis, Ach. I. c., p. 260. (Sect. litt.) Crusta determinata , crassiuscula , contigua , subpulverulenta

, (haud membranacea) albido cinerascente; apotheciis confertis oblongis, longiusculisque, simplicibus, passimque bifidis, depresso-subimmersis, tandem confluentibus amorphis, disco rimæformi.

H. in ligno putresc. salicis ad Parisios.

Lorsque je consultai Acharius sur cette Opégraphe, dont je lui envoyai un échantillon, il me répondit qu'elle ne différoit point de son 0. rimalis. Je n'ai pas cru, malgré cela, devoir adopter ce dernier nom, parce qu'il me l'esle des doules sur l'identité de celte espèce avec celle décrite par cel auleur. Peut-être que l'exiguité ou l'imperfection de l'individu communiqué à celui-ci, ne l'a pas mis à même de saisir ses caractères. .

Sa croûle forme des taches plus ou moins alongées, circonscrites, d'un cendré blanchâtre, dont la surface unie, sans être membraneuse, offre, dans sa jennesse, quelques points obscurs, mis en évidence par la loupe, et qui ne sont peut-être que les germes élouffés des lirelles. Celles-ci, à demi-enfoncées dans la croûte, noires, alongées, simples ou très-rarement bifides, rapprochées, et souveni confondues, de manière à n'avoir plus de forme déterminée, ont un disque en rainure apparente dans celles qui ne sont pas confluentes, et effacée dans les plus anciennes.

J'ai trouvé celle espèce rare dans le creux des vieux saules à Gentilly près Paris.

16. 0. hébraïque.
O. hebraïca.
Lichen hebraicus, Hoffm. En. Lich., p. 13, t. III, f. 2, f.
Op. signata-rimalis-diaphora, Ach. 1. c.
Op. signata, Fl. fr., vo 839.

Crusta effusa, tenui, albido-cinerea ; apotheciis prominulis variis, minoribus ovatis, oblongisque; majoribus elongatis, attenuatis, 2-3 fidisve; disco canaliculato tandem planiusculo.

H. in trunc. arb. variar.

J'ai acquis la certitude, par les divers échantillons de cette Opégraphe envoyés à Acharius, et par la correspondance de celui-ci, que les crois espèces de cet auleur mentionnées plus haut, devoient se réduire toutes à une seule. Sa croûte diffuse et iné

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galement répandue, lisse ou à peine fendillée, est blancha're, quelquefois presque nulle. Les réceptacles, d'un noir profond , bien saillans au-dessus de la croûte, sont, pour la plupart, simples, oblongs ou ovales, poinlus aux deux bouls; mais il en est de bifurqués en Y, d'autres triangulaires assez ressemblans à un petit chapeau à trois cornes, et peut-être peu différens de ceux de l'Op. tridens, Ach.; enfin, j'en ai observé qui avoient qualre branches disposées en croix. Leur disque, souvent caché par le rapprochement des bords , ou canaliculé et concave , finit par être plane.

C'est évidemment à cette espèce el pon au Graphis scripta, Ach. (Lich. univ.), qu'il faut rapporter le synonyme cité de Hoffmann. Ce dernier auteur, en parlant des lirelles, dit qu'elles sont crassce breves, expressions qui ne sauroient convenir au Graphis précité, dont les réceptacles sont absolument linéaires et enfoncés dans la croûte. La figure de l'iconographe allemand cadre fort bien avec l'Opégraphe que je viens de décrire, et j'ai vu à Lyon dans l'herbier de Latoureite, que M. Giliberta la complaisance de me laisser parcourir, cette espèce désignée par Hoffmann lui-même sous le nom de Lichen hebraicus.

27. 0. élevée.
0. elevala, Fl. fr., vol. VI, p. 169.

Crusta effusa, tenui, albida, subpulverulenta, cequabili; apotheciis crassis, elevatis, turgidis, confertissimis, subacervulatis , ovatis , oblongis, 2-4 fidisve demum convexis, difformibus, rugosis; disco canaliculato nec non planiusculo, passim albido pruinato.

H. in ramis exsiccatis juniperi Phanicece Gallice australioris.

Celte Opégraphe, que je rencontrai abondamment en 1806, sur les branches du genevrier phénicien à Porquerolles, l'une des îles d'Hières, est remarquable par la grosseur et la saillie de ses réceplacles. Sa croûte blanchâtre, unie, mince, quoique bien sensible, et d'un aspect pulverulent, enveloppe les branches sans avoir des limites tranchées. Les lirelles noires ou quelquefois saupoudrées, surtout dans lcur jeunesse, d'une poussière blanche ou glauque, sont nombreuses, rapprochées, et même groupées et presque confondues. Les unes tout-à-fait simples, ovales ou oblongues, les autres bifides, trifides ou même à quatre angles, ont leur disque concave dans le premier age avec les bords renversés en dedans, ensuite plane. Elles finissent par devenir convexes, difformes et plus ou moins rugueuses. Celle espèce établit la filialion entre l'O. notha el '0. hebraica.

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18. O. roussâtre, Fl. fr., n° 842.
0. rufescens, Pers.
0. siderella, Ach. (Ex autoris sententia.)
0. bullata , Fl. fr.

Crusta latè effusa, tenuissima, submembranacea, laevigata , obscure rufescente; apotheciis depresso-subimmersis, distinctis, longiusculis, simplicibus, 2-3 fidisve, flexuosis; disco planiusculo, passim vix canaliculato.

H. in cortice lævigata quercus.

Celle-ci se distingue parfaitement de toutes celles qui l'avoisinent, et par la teinte roussâtre de sa croûle, qui est trèsmince, unie, répandue au loin sur l'écorce, et par ses lirelles nullement saillantes, déprimées, planes ou à peine munies d'un mince rebord, étroites, linéaires, flexueuses, tantól simples, tantôt bifides ou trifides. La croûte observée à la loupe, offre de très-petites ébullitions sous la forme de points blanchâtrespresqu'imperceptibles. Je trouve ce caractère un peu plus prononcé dans l'échantillon que Decandolle a décrit dans mon herbier sous la dénomination d'O. bullata, que Persoon lui avoit imposée au hasard.

19.0. groupée. 0. acervulata.

Crusta effusa, tenuissima, lævi, subrufescente subnulla; apotheciis aterrimis, prominulis , nitidis linearis angustissimis apice multifidis, in macullulas complanatas radiosas congestis, confluentibus ; disco canaliculato.

H. cort. lævig. truncorum quercus ad Saint-Sever.

C'est une des espèces les plus rares et les mieux caractérisées. Sa croûte est imperceptible et peut-être nulle. J'aperçois une teinte roussâtre sur l'écorce. Les lirelles, d'un noir profond, proéminenles el un peu luisantes, ont une disposition fort remarquable. Elles sont réunies par petites taches, de deux lignes au plus de diamètre, aplaties, plus ou moins arrondies, irradiant du centre à la circonférence. Ces réceptacles fort étroits et linéaires, paroissent se confondre au centre de ces élégantes astérisques, mais leurs extrémités circonférentielles sont plus distinctes et, pour l'ordinaire, divisées en rameaux courts, trèsmauifestes. Leur disque est une rainure bien enfoncée , bilabiée. Au milieu de ces petits groupes en rosettes, on en observe çà et là de moins parfaits formés par la réunion et l'entrecroise

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ment de deux ou trois lirelles. On y reconnoit tonjours une disposition rayonnante.

Cette jolie espèce, qui croit sur l'écorce encore lisse du chêne, est fort différente de l'O. radiala, Pers., el de l’O. dendritica Ach. La forme, la structure de ses lirelles, la rapprochent de

l'O. atra.

var.

20. 0. noire, Fl. fr., n° 840.
0. atra , Pers.
0. denigrata, Ach. 1. c., p. 259. (Sec. litt.)
0. pedonta, var. 2 sychnotea, ib., p. 263. (Sec. litt.)
0. nimbosa, var. 8 subobliterata, ib., p. 246. (Sec. litt.)
Lichen scriptus, Hoff., en. Lich., var. c. d.

Crusta determinata, laevissima, tenui , æquabili , membranacea albida; apotheciis angusto-linearibus prominulis, subnitidis, aterrimis, flexuosis, simplicibus passimque, 2-3

fidisve, variè implexoconfertis; disco canaliculato aut rimæ formi.

H. in cort, arb. e Stenocarpa.-Apotheciisangustissimis congesto-maculiformibus. 0. stenocarpa , var. B hapalea, Ach. I. c., p. 256. (Sec. litt.) B

, 0. stenocarpa, Fl. fr., vol. VI, p. 170.

. O. reticulata , ib. H. in cort, exarida salicis. (Paris, Saint-Sever.)

Celle Opégraphe, sujetle à une foule de modifications dont les auteurs ont surchargé le catalogue des espèces et des variétés de ce genre, est reconnoissable, au premier aspect, à sa croûte mince, lisse, glabre, blanchâtre, formant des taches plus ou moins distincies, et à ses lirelles d'un beau noir pur, glabres, presque Juisantes, fort étroites, linéaires , proeminentes, fort rapprochées entre elles, différemment entrecroisées, entortillées, sans être soudées ou confluentes. La plupart de ces lirelles sont simples, mais en y promenant la loupe, on en découvre de bifides et même de trifides. Le disque est le plus souvent caché par le rapprochement, la contiguité des bords. Dans quelques circonstances rares, on l'observe un peu apparent, mais ce caractère est des plus inconstans, et c'est à tort qu'Acharius l'admet comme base distinctive de l'espèce. Je me suis assuré du synonyme de Hoffmann, par un échan

' tillon que ce lichénographe avoit envoyé à Latourette avec cette dén omination.

Acharius a décrit sous le nom de 0. pedonta, 2 sychnotea, un individu saupoudré d'une poussière parasite verdâtre qui, en conservant plus long-temps l'humidité autour des lirelles, a ema pêché leurs bords de se contracter, ce qui laisse à découvert le disque. Mais avec un peu d'attention on voit que le fond de la croûte, lorsqu'il n'est pas altéré par la présence de la poussière en question, est lisse, blanchåtre, et que les lirelles ont dans ce cas, tous les caractères de l'O. atra: J'ai observé celle modification sur l'écorce du chène, soit aux environs de Paris, soit dans le Midi de la France.

Ce même auteur a mentionné sous la variélé 7 melania de son Op. denigrata, une modification assez commune sur les jeunes troncs du chêne, dont la croûle a une légère nuance glauque, et dont les réceplacles, d'une extrême ténuité et un peu moins saillant, ont quelquefois une disposition radiée.

J'avois envoyé dans le temps à ce lichénographe, sous le nom de Op.atra, var. suboblitterala, un état particulier de cette espèce, qui paroit avoir éprouvé quelque trouble, quelque crise dans son développemeni. Sa croûte, dont la surface est un peu inégale, mais pas assez pour mériter l'épithète de nodulosa , par laquelle · il la désigne, forme, sur l'écorce lisse du frêne, aux environs de Versailles, des taches blanchâtres transversales. Ses lirelles très-noires, tantôt très-pelites, ce qui tient à leur imperfection, tantôt alongées, sont irrégulièrement disséminées, quelquefois confondues et difformes. Acủarius en a fait la variété ß de son Op. nimbosa.

La variété que j'ai signalée sous le nom de Stenocarpa, est remarquable par l'étroitesse de ses lirelles, qui sont quelquefois tellement serrées et entassées , que leur ensemble représente une tache noire. D'autrefois elles sont enchevetrées comme un réseau noir sur un fond blanc, et c'est cette modification, assez fréquente sur les vieux troncs de saule, d'ormeau et de pin, que Decandolle a décrite comme une espèce , sous la dénomination d'O. en réseau. Nul trait vraiment spécifique ne justifie l'établissement de celle variété et de sa modification en espèce. Cette démarcation peut être apparente sur un individu isolé, mais n'existe pas dans le fait,

21. 0. des pierres.
0. saxatilis, Fl. fr., n° 848.
0. lithyrga , ß confluens, Ach. I. c., p. 247.

Crusta, determinata , tenuissima , fere nulla, albido-cinerascente (rupicola); apotheciis aterrimis, subnitidis, prominulis, longiusculisa

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