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simplicibus, divisisque, flexuosis, confertis passim confluentibus, disco rimceformi. H. rup.

calc. Gullire australis. Elle a plasieurs trails de ressemblance avec l'O. atra, mais la nature de son support, la lénuité de sa croùle, qui n'est pas membraneuse, et ses lirelles moins longues et moins entrelacées, l'en distinguent suflisamment.

Sa croù le forme, sur les rochers, des plaques d'un gris cendré, quelquefois avec une ieinte roussàire, comme la fort bien observé Decandolle, mais si minces, si superficielles, qu'elles échappent presqu'à la vue. Les lirelles, d'un beau noir un peu luisant, très-proeminentes, la plupart linéaires dans leur parfait développement, tantôt simplement courbées, tantòl flexueuses, sont ordinairement simples; mais ou en rencontre qui ont un ou deux rameaux. Quelquefois elles sont distincles les unes des autres, mais souvent elles sont rapprochées, enfin on en observe de groupées et de confluentes.

J'ai trouvé cette espèce sur les roches calcaires des environs de Montpellier et de Beaucaire, et sur les pierres des murailles dans le département des Landes.

22. O. sillonnée.
O. sulcala, Fl. fr., vol. VI, p. 171.

Crusta tenui, subeffusa, albida nunc glabra submembranacea, nunc rugosulè subpulverulenta; apotheciis elongato-linearibus, prominulis, flexuosis, simplicibus, 2-3 fidisve, disco longitudinaliter rugoso, sulcato convexiusculo.

H. in cort. variar. arbor. in Gallia merid.

Voilà encore une espèce supérieurement caractérisée par les sillons ridés qui parcourent la longueur des lirelles. Sa croûte mince, blanchâtre, fort adhérente, présente, quant au poli de sa surface, des différences qui viennent sans doute à la qualité de l'écorce. Je l'ai observée lisse el comme membraneuse sur les rameaux du chêne et sur l'écorce du lonx. Sur les troncs du chêne et du châtaignier, elle forme des plaques plus circonscrites, d'un aspect un peu pulverulent, ayant de ligères inégalités exanthématiques. Quoi qu'il en soit de ces moditications de la croûte, les réceptacles ont une forme et une structure constantes. Ils sont proeminens, alonges, linéaires, plus ou moins flexueux, tantôt simples, tantôi branchus ou bifurqués, presque toujours terminés en pointe. Leur disque est convexe et marqué de sillons longitudinaux très-prouoncés, souvent irréguliers ou interrompus. Il n'est pas rare de les observer étranglés en travers, ou même avec une solution complèle de continuite.

23. O. du cerisier, Fl. fr., n° 841. 0. cerasi, Pers., Ach. meth., p. 27. Graphis cerasi, Ach. lich. univ., p. 268. Crusta tenuissima, membranacea , lævigata nitidula, albidoglaucescente; apotheciis lineari - angustissimis , confertis erunpentibus rectis, subparallelis, subsimplicibus, acuminatis; disco canaliculato nec non rimæformi, subpruinoso.

H. transversim cort. cerasi.

La direction constamment transversale de sa croûle, qui n'est qu’un mince vernis blanchâtre, la réctilade de ses lirelles pareillement transversales, nombreuses, pressées entre elles , presque toujours simples, sont les principaux caractères qui distinguent celle espèce de l’O. écrite. Je ne sais pas jusqu'à quel point peut influer sur ces caractères, la direction circulaire des fibres de l'écorce du cerisier. Les lirelles acquièrent jusqu'à deux et trois lignes de longueur, et lorsqu'elles se réunissent en se soudant bout à bout, comme je l'ai observé plusieurs fois, elles ont alors une élendue démesurée. Leur disque est saupoudré d'un gris bleuâtre.

24. O. serpentine, Fl. fr., n° 843.
0. serpentina, Ach. meth., p. 29.
Graphis serpentina, Ach. lich. univ., p. 269.

Crusta determinata, tumidula , rugulosa , cinereo-albida, nec non albissima; apotheciis immersis, angusto linearibus, cesio pruinosis, confertissimis, variè implexo - flexuosis, subsimplicibus divisisque; disco canaliculato, marginibus tenuissimis aculis, tandem planiusculo.

H. in cort. var. arb.

Sa croûte, tantôt décidément blanche, tantôt grisâtre ou cendrée, souvent presqu'entièrement envahie par l'abondance des réceptacles , forme une plaque circonscrile dont la surface glabre et plus ou moins fendillée', offre de légères rugosités. Les lirelles fort nombreuses, serrées entre elles, longues et étroites, simples ou rameuses , enfoncées dans la croûte, diversement flexueuses et entrelacées, ont leur disque d'un gris bleuâtre, creusé en étroite rainure, avec des bords relevés, minces , tranchans , ordinairement moins saupoudrés que le disque , quelquefois counivens. Dans un âge plus avancé, leur bord s'efface, elles

paroissent

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paroissent planes et comme rebordées par la croûte qui, dans
ce cas, offre une surface finement fendillée en divers sens. C'est
celle modification que j'ai vue dans l'herbier de Persoon sous"
le nom d'O. subtilis, et qu'Acharius a mentionnée comme une
variété. Toutes celles que ce dernier auteur a décrites, ne sont
que des différences dépendantes de l'âge ou de la localité.

25. O. écrite,
0. scripta, Ach. meth., p. 3o.
Graphis scripta, Ach. lich. 'univ., p. 265.
0. pulverulenta et lịmilata, Fl. fr., no 844, 845.

Crusta tenuissima, membranacea, lvevigata, subnitida ; apotheciis lineari-angustissimis, acutis erumpentibus, simplicibus, die pisisque, disco rimæeformi, marginibus conniventibus, crusta mem. branacea circumductis,

H. cort, tener. var. arb.

Sa croûte lisse, parfaitement glabre, membraneuse et souvent luisante, a une telle ténuité, qu'elle est inséparable de l'épiderme de l'écorce. Elle donne à cette dernière une sorte de vernis lantôt blanchâtre, tantôt gris plombé plus ou moins enfumé et bordé d'une ligne noire, ce qui a suffi à plusieurs auteurs pour former une espèce sous le nom d'O. limitata. Les lirelles longues, étroites et pointues, droites ou fléchies, simples ou bifurquées, fendent la croûte pour éclore, deviennent légèrement proeminentes, et tiennent soulevée cette dernière. Elles 'soni noires et marquées, d'une rainure profonde béante ou quelquefois plus rétrécie par la conniyence des bords.

La plupart des auteurs ont décrit sous le nom d'O. pulveris lenta, une modification de celle-ci.

Tome LXXXVII. SEPTEMBRE an 1818.

F

A compter du 1" janvier 1818, les hauteurs du Baromètre

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sont réduites à la température de zéro du Thermomètre.

AQUT 1818.

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