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All autumn piled ; though spring and autumn here
Danced hand in hand. Awhile discourse they hold;
No fear lest dinner cool ; when thus began
Our authour:

Heavenly stranger, please to taste These bounties, which our Nourisher, from whom All perfect good, unmeasured out, descends. To us for food and for delight hath caused The earth to yield ; unsavoury food, perhaps, To spiritual natures : only this I know, That one celestial Father gives to all.

To whom the angel:

Therefore what he gives ( Whose praise be ever sung ) to man in part Spiritual, may of purest spirits be found No ingrateful food : and food alike those pure Intelligential substances require, As doth your rational; and both contain Within them every lower faculty Of sense, whereby they hear, see, smell, touch, taste, Tasting concoct, digest, assimilate, And corporeal to incorporeal turn.

For know, whatever was created needs

quoique alors le Printemps et l'Automne dansassent ici main en main. Adam et l'Ange discoururent quelque temps (ils ne craignaient pas que les mets refroidissent). Notre Père commença de la sorte:

«Céleste étranger, qu'il te plaise goûter ces « bontés que notre nourricier, de qui tout bien «parfait descend sans mesurera ordonné à la « terre de nous céder pour aliment et pour délice; « nourriture peut-être insipide pour des Natures « spirituelles. Je sais seulement ceci : un Père cé« leste donne à tous. »

L'Ange répondit:

« Ainsi ce qu'il donne (sa louange soit à ja« mais.chantée!)à l'homme en partie spirituel, « peut n'être pas trouvé une ingrate nourriture « par les plus purs Esprits. Les Substances in« tellectuelles demandent la nourriture comme « 'vos substances rationnelles; les unes et les « autres ont en elles la faculté inférieure des « sens au moyen desquels elles écoutent, voient, « sentent, touchent et goûtent: le goût raffine, « digère, assimile, et transforme le corporel en « incorporel.

« Sache que tout ce qui a été créé a besoin To be sustain'd and fed: of elements

The grosser feeds the purer; earth the sea;

Earth and the sea feed air; the air those fires

Ethereal; and as lowest first the moon;

Whence in her visage round those spots, unpurged

Vapours not yet into her substance turn'd.

Nor doth the moon no nourishment exhale

From her moist continent to higher orbs.

The sun, that light imparts to all, receives

From all his aliiriental recompense

In humid exhalations, and at even

Sups with the ocean. Though in heaven the trees

Of life ambrosial fruitage bear, and vines

Yield nectar ; though from off the boughs each morn

We brush mellifluous dews, and find the ground

Cover'd with pearly grain; yet God hath here

Varied his bounty so with new delights,

As may compare with heaven ; and to taste

Think not I shall be nice.

So down they sat,
And to their viands fell; nor seemingly
The angel, nor in mist, the common gloss
Of theologians ; but with keen dispatch

« d'être soutenu et nourri : parmi les élémens, le « plus grossier alimente le plus pur : la terre « nourrit la mer, la terre et la mer nourrissent « l'air, l'air nourrit ces feux éthérés, et d'abord « la lune, comme le plus abaissé : de là sur sa « face ronde ces taches, vapeurs non purifiées « qui ne sont point encore converties en sa « substance. La lune, de son continent hu« mide , exhale aussi l'aliment aux orbes su« périeurs. Le soleil qui dispense la lumière à « tous, reçoit de tous en humides exhalaisons « ses récompenses alimentaires; et le soir il « fait son repas avec l'océan. Quoique dans le ciel « les arbres de vie portent un fruitage d'am« broisie et que les vignes donnent le nectar; « quoique chaque matin nous enlevions sur « les rameaux des rosées de miel, que nous « trouvions le sol couvert d'un grain perlé; « cependant ici Dieu a varié sa bonté avec « tant de nouvelles délices, qu'on peut comtt parer ce jardin au ciel ; et pour ne pas goûter « à ces dons, ne pense pas que je sois assez « difficile. »

Ainsi l'Ange et Adam s'assirent et tombèrent sur leurs mets. L'Ange mangea non pas en apparence, en fumée, le dire commun des théologiens , mais avec la vive hâte d'une faim réelle et Of real hunger, and concoctive heat

To transubstantiate : what redounds, transpires

Through spirits with ease ; nor wonder; if by fire

Of sooty coal the empiric alchemist

Can turn, or holds it possible to turn,

Metals of drossiest ore to perfect gold.

As from the mine.

Meanwhile at table Eve
Minister'd naked, and their flowing cups
With pleasant liquours crown'd. 0 innocence
Deserving Paradise! if ever, then,
Then had the sons of God excuse to have been
Enamour'd at that sight ; but in those hearts
Love unlibidinous reign'd, nor jealousy
Was understood, the injured lover's hell.

Thus when with meals and drinks they had sufficed,
Not burdened nature, sudden mind arose
In Adam, not to let the occasion pass,
Given him by this great conference, to know
Of things above his world, and of their being
Who dwell in heaven, whose excellence he saw
Transcend his own so far; whose radiant forms,
Divine effulgence, whose high power, so far
Exceeded human; and his wary speech
Thus to the empyreal minister he framed :—

Inhabitant with God, now know I well

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