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N. C. C.-Non calumniæ causa. NOB. F. N.-Nobili familiâ natus. N. C. N. P.-Non clam, neque pre- NON. APR.-Nonis Aprilis.

cariò.

NOR.-Nostrorum.

N. C. SN. CO. S. D. E-Notis ci- N. P.-Nihil potest, non potest. vibus senatus consulti suffragium | N. Q. Nusquam, namque, nun

datum est.

N. E. D.-Notus et dives.

NEG.-Negociator.

NEP. RED.-Neptuno reduci.
NEP. S.- Neptuni sacellum.
NEPT.-Neptualia.

N. F. C. Nostræ fidei commissum.

N. F. N.- Nobili familiâ natus.
N. H.- Notus homo.

N. K. C. Non calumniæ causa.
N. L.- Non liquet. Nominis latini.
Non licet, non longè.

N. M.-Nonius Macrinus, non
lum, non minus.

N. N.-Nostri.

ma

quam.

N. Q.AN-Numerat, qui annu

merat.

N. Q. N.-Nunquid non.

N. R.-Nostrorum, Nero, nostrum.
N. R.-Non restituerunt.

N. R.-Nobis Rhavennas, non resti-
tuerunt.

NR. CL.- Nero Claudius.
NR.-Noster.

N. S. E.-Non sic est.
NT.-Nominatis.

N. T.-Nostri temporis.
N.V.-Non vis, non vocat, non va-
let.

N. N. Q. N.—Numerat neque nu- N. V. N. 1). N. P. O.

merum.

NO.-Nobis, nostrum.

NOBB.-Nobilibus.

Neque

vendetur, neque donabitur, neque pignoris obligabitur.

NVP.-Nuptiæ.

NOB. G.- Nobis generatu:, nobili | NVS. E. P.-Natus est puer.

genere.

NOB. G. N.--Nobili genere natus.

N. VV.-Non volunt.

A. B.

Traditions bibliques.

LETTRE SUR L'ACCORD

DES TRADITIONS ASSYRIENNES ET PERSANES

AVEC LA BIBLE.

Les Chaldéens sont une branche de la race japhétique. — Ils ont porté les traditions primitives à Babylone et à Ninive. Ils ont établi les mystères chez les Grecs.-Les découvertes récentes font mieux connaître leur théologie. Zoroastre rappelle chez les Perses les antiques croyances des Chaldéens. — Il enseigne un Dieu unique.—Mithra est le dieu médiateur. — La Chute, la Résurrection; Prière pour le péché du premier homme.

Le travail que nous publions ici sur les traditions assyriennes et persanes est de M. Lajard, membre de l'Institut, qui depuis plus de 30 ans, s'occupe à rechercher dans les monumens si nombreux qui nous restent de ces peuples, le secret de leurs croyances. Le fruit de ses recherches a été consigné dans deux beaux ouvrages: Recherches sur le culte de Vénus, et Recherches sur le culte public et les mystères de Mithra en Orient et en Occident'. Mais l'auteur vient de faire une analyse très savante et très curieuse de tout ce qui a rapport aux Traditions primitives, dans une lettre qu'il a adressée à M. Nicolas, auteur très connu des Études philosophiques sur le christianisme, dont la 6o édition vient de paraître. Nous aurons occasion de nous occuper prochainement de ce savant et utile ouvrage, dont la méthode est tout à fait conforme à celle des Annales. Nous dirons alors comment cette conformité de méthode, qui lui a valu un si beau succès, auprès de tous les hommes intelligens, lui a valu sa part d'accusations et même de reproches injustes de la part de quelques prêtres qui se font en ce moment les auxiliaires des éclectiques, et que Mgr de Montauban a si bien caractérisés du nom de rationalistes 2 vol. grand in-4, et 1 vol. grand in-fol. de 110 planches, à Paris, chez Gide.

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2 4 vol. in-12, chez Vaton, rue du Bac. Priz: 12 fr. 50 cent.

catholiques. Nous nous bornons aujourd'hui à reproduire la belle lettre de M. Lajard.

A. B.

MONSIEUR,

Vous avez eu la bonté de m'exprimer le désir de placer, dans la cinquième édition de vos savantes et pieuses recherches sur la divinité du Christianisme, quelques-unes des remarques que m'a fournies une longue étude de l'Ancien et du Nouveau-Testament, comparés avec les monumens figurés et les monumens écr‹ts des Assyriens, des Phéniciens et des Perses. Je m'empresse de déférer à un désir qui me flatte et m'honore; trop heureux, monsieur, si mon faible tribut ne dépare ni la belle ordonnance ni les riches ornemens de l'édifice que vous avez élevé à la gloire de la religion.

Après la confusion des langues et la dispersion des peuples, mais à une époque que l'on ne peut préciser, un grand mouvement s'opéra parmi les tribus ou les nations de race japhétique qui s'étaient portées vers les régions centrales ou hyperboréennes de l'Asie. Plusieurs émigrations, sous la conduite de castes sacerdotales, franchirent l'Himalaya, et descendirent dans les diverses contrées situées au midi de cette majestueuse chaîne de montagnes. Parmi ces castes sacerdotales, il faut sans doute mettre en première ligne les Chaldéens, les Brahmanes et les Mages. Les Chaldéens choisirent pays compris entre le Tigre et l'Euphrate, qui s'est appelé la Chaldée, et qui eut pour capitale la ville nommée Ur. Nous les y trouvons établis longtems avant Abraham, puisque Tharé, son père, né l'an du monde 1878 (2126 avant l'ère chrétienne), habitait cette ville. Soit que les Chaldéens, par des circonstances qui nous sont restées inconnues, eussent, mieux que les Brahmanes et les Mages, conservé le trésor des vérités primordiales que Dieu révéla au premier homme (A); soit, et cette seconde supposition me paraft la plus vraisemblable', qu'un contact immédiat avec le peuple de Dieu

le

(A) Nous prions nos lecteurs de remarquer ces paroles du savant M. Lajard. Cette croyance que Dieu révéla au premier homme sera bientôt reçue de tous les vrais savans et de tous les chrétiens non rationalistes. Déjà en ce moment il n'y a que les rationalistes purs et quelques catholiques sincères, mais aveuglés par les systèmes cartésiens et malebranchistes qui ont fait tant de mal, qui y tiennent encore. Mais ces systèmes et ces professeurs ont fait leur tems. A. BONNETTY.

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A l'appui de cette supposition, on peut citer surtout l'étonnante conformité qui règne entre le récit du déluge tel qu'il se lit dans la Genèse, et le récit du même événement tel qu'on le trouve dans les fragmens du Chaldéen !V SÉRIE. TOM. IV. — No 20. 1851 (43° vol. de la coll.). 8

leur eût permis de recouvrer bientôt la portion de ce trésor qu'ils avaient perdue: toujours est-il certain que les traditions s'accordent à proclamer les Chaldéens le peuple de l'antiquité le plus versé, parmi les nations païennes dans la connaissance de la théologie, de l'astronomie, et, par conséquent, de toutes les autres sciences que les anciens comprenaient sous la dénomination générale de théologie, la science par excellence, la science universelle. Cette supériorité, non contestée aux Chaldéens, nous explique l'im mense influence qu'ils exercèrent sur tous les peuples de l'Asie occidentale. Nous les voyons surtout puissans à Babylone et à Ninive; là ils sont les ministres et les gardiens d'une religion qu'ils y avaient apportée, et qui, à son origine, dut avoir une grande analogie avec celle des Israélites; car on lit, dans le premier kvre des Machabees', que les peuples païens recher>> chaient des copies du Livre de la loi pour en tirer les images de leurs di» vinités : Et expanderunt (Juda et fratres ejus) Libros legis, de quibus scrutabantur Gentes similitudinem simulachrorum suorum.Or, par Gentes, il faut certainement entendre ici les Phéniciens, les Syriens, les Assyriens, les Perses, les Arabes même, qui tous avaient reçu des Chaldéens d'Assyrie les dogmes fondamentaux de leurs systèmes religieux.

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C'est à ces mêmes Chaldéens que les traditions recueillies par les Pères de l'Église attribuaient l'institution des mystères 2; et ces traditions sont amplement confirmées par le témoignage des monumens religieux découverts sur le sol de la Babylonie, de l'Assyrie, de la Phénicie et de la Perse. Cette institution civilisa non seulement les peuples païens de l'Asie occidentale, mais aussi les Grecs à l'époque très reculée où nous voyons apparaître dans les annales de la Grèce ces personnages illustres qui méritèrent le titre de héros et les honneurs de l'immortalité. Les héros, chez les Grecs. sont des initiés aux mystères des Chaldéens, importés par les Assyriens dans la Phénicie, et par les Phéniciens dans la Grèce. Ils rendent des services éclatans à l'humanité souffrante ou opprimée ; ils délivrent certaines contrées des fléaux qui les désolaient; ils accomplissent enfin des actes qui attestent leur piété, leur savoir, leur courage; et, dans leurs légendes, ce qui jusqu'à ce jour à semblé fabuleux, surnaturel ou inintelligible, peut facilement s'expliquer par l'étude des doctrines et des symboles propres à l'institution, dont les Chaldéens d'Assyrie furent les fondateurs.

Le souvenir de la supériorité qu'ils avaient acquise dans la théologie et

Bérose, qui nous ont été conservés par Eusèbe (Chronic., pars I.-Édit. de Mai, p. 14).

1 Ch. II, v. 48.

2 Voy. Nicétas, Schol. in Oration. Gregor. Nazianz.

dans les sciences se perpétua, d'âge en âge, chez les peuples de l'Occident comme chez ceux de l'Orient; et. au commencement du 4 siècle de notre ère, nous entendons encore un des plus célèbres philosophes néoplatoniciens' proclamer que « la théologie chaldéenne est la plus parfaite de toutes >> celles qu'il connaît.»>

Mais, jusqu'à ce jour, les écrivains modernes n'ont pu apprécier que d'une manière toujours incomplète, et souvent erronée, les dogmes fondamentaux de cette théologie. Vous n'ignorez pas, monsieur, que les livres religieux des Chaldéens ne nous sont point parvenus. On en trouve quelques courts extraits seulement dans les fragmens qui nous restent de Bérose 2, et dans le traité de Damascius, de Principiis, que je viens de citer. Il est bien probable que les Oracula chaldaica représentent aussi une partie des antiques doctrines chaldéennes. Toutefois, la forme récente sous laquelle ils nous ont été transmis en a rendu douteuse l'authenticité aux yeux de la plupart des savans d'Europe. D'autre part, les grands monumens religieux que recèle le sol de l'empire assyrien n'ont été découverts que depuis très peu d'années; et trop longtems l'étude des petits monumens exhumés des ruines de Babylone et de Ninive, tels que cylindres, cônes, et autres pierres gravées, a été fort négligée, et entreprise même sous l'influence d'idées préconçues, qui ne pouvaient conduire, et n'ont, en effet, pas conduit à comprendre les sujets gravés sur ces petits

monumens.

Les brillantes découvertes récemment faites, non loin des ruines de Ninive, par M. P.-E. Botta et par M. H.-A. Layard, comme aussi une nouvelle exploration des monumens de l'ancienne Perse, ont heureusement, monsieur, ramené l'attention des érudits vers l'étude des antiquités figurées de l'Asie occidentale, et montré que le passage classique d'Hérodote 3 sur l'origine de la religion des Perses doit, ainsi que je l'ai fait dès l'année 1823, être pris dans toute son extension; c'est-à-dire qu'il faut admetre que les Perses, en recevant des Chaldéens d'Assyrie le culte de Mithra, reçurent nécessairement les types des emblèmes divins et les figures symboliques qu'on observe à Persepolis, à Nakhsehi-Roustem, à Bi-Sutoun et ailleurs.

Ce préambule, que probablement vous trouverez trop long, m'a paru indispensable pour faire comprendre à vos lecteurs, monsieur, comment, 'Jamblique cité par Damascius dans le traité intitulé Hερì tôv πρóτшv ipy (De principiis), p. 115, éd. Kopp.

2 Ap. Euseb. Chronic. et dans les Frag. hist. græc. publiés par Didot, *. 11, p. 495.

3 131.

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