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PAGE 123.

1. 3. à l'instar de celles, ‘resembling those', etc.: Lat. instar.

LETTRE XXIII.

PAGE 124.

1. 9. une remise sur, etc., 'a relaxation of his claims as feudal lord'.

PAGE 125.

1. 10. de gré à gré, 'by peaceful arrangement'.

6

PAGE 126.

1. 22. légat pontifical des Gaules, 'the Papal legate (or representative) in Gaul'; literally, in the Gauls', i.e. in the provinces, Gallia Narbonensis, Gallia Lugdunensis, etc., into which Gallia was divided under the Roman Empire.

PAGE 127.

1. 15. les deux battants, 'the two wings', or valves, of a large door which opens in the middle.

1. 21.

les moines de Sainte-Madeleine, i.e. the monks of the abbey which was dedicated to St Mary Magdalen; see above, p. 113.

PAGE 128.

1. 1. dîmes, Lat. decima, 'tithes' or 'tenths': cens was a yearly rent on lands (see above, p. 37, 1. 30): rente quelconque would include 'tailles' or tallage (an arbitrary tax on towns), as well as duties on goods entering the town, taxes on shops, and other charges made by the feudal lord.

PAGE 129.

1. 16. la montagne de Vézelay: the town is situated on the top of a high hill, the sides of which are covered with vineyards.

PAGE 131.

1. 8. le comte, etc.: during the twelfth and thirteenth centuries there were frequent disputes, both in France and England, between the bishops and the monastic bodies within their dioceses; the former wished to bring the latter under their jurisdiction, while the popes generally favoured the monasteries, in order that they might become better supports of their own power.

PAGE 133.

1. 16. solidairement, ‘as a body'. dommages-intérêts, 'compensation'.

PAGE 134.

1. 19. solidaires, 'jointly responsible for', etc.

PAGE 135.

1. 4. à l'insu du roi,' without the king's knowledge'.

LETTRE XXIV.

PAGE 136.

1. 22. le vertige les prit, 'they turned giddy'.

PAGE 138.

1. 22. son comptoir de changeur, the 'counter' or desk which he occupied as money-changer.

1. 25. l'appentis, 'a pent-house', or shed, with a sloping roof, leaning against a wall, and open in front.

PAGE 139.

1. 1. au détriment du, etc.: 'to the detriment of the public winepress', because if the grapes were pressed at a private press, there would be no dues to pay for the use of the public one, which belonged to the abbey: see above, p. 173, note to p. 113, 1. 28,

PAGE 140.

1. 1. routiers (L. ruptuarii, from [via] rupta = 'a road'), 'wandering troops', who were always en route, ready to hire themselves to anyone who would pay them. They were also called routes, thus: "Là véissiez les routes assembler" (Garin le Lohérain).

1. 4. dans le temps, etc.: Henry II of England, who held Normandy, Maine, Anjou, Aquitaine and other smaller districts in France, was frequently at war with Louis VII and Philip Augustus. Berry (or the district round Bourges) being French territory while Touraine (the district round Tours) was English, the towns of these districts were naturally subjects of abundant dispute. It was in order to be able to pay his mercenary troops, that Henry II introduced the tax called scutage in England, instead of the personal service which feudal tenants had hitherto done. The date of the events spoken of was 1155, soon after Henry's accession: see above, p. 139, and further on, p. 142,

PAGE 142.

1. 22. le bourdon et l'escarcelle, the staff and wallet', worn by pilgrims. The former was a long staff, with an ornament at the end of it, in the form of an apple: the latter was a capacious bag, in which food and other things for a journey could be placed. The etymology of the word bourdon is thus given by Ducange (Gloss. edit. Favre, vol. II. 781 S. v. burdo)". a burdonibus, seu asinis, aut semimulis, quos inequitabant et insidebant, qui peregre proficiscebantur nomen mansit longiusculis baculis, quos gestare solebant peregrini nostri Hierosolymitani pedites, quibus equitaturæ loco quodammodo erant."

In the Chronique de Bertrand Duguesclin we find the following: "A loi de pélerin de cors et de façon

L'escharpe avoit au col, en la main le bordon."

From this passage and from several others we see that écharpe (escharpe, eschierpe) and escarcelle were used indifferently; the fact being that the escarcelle or bag was fastened to the écharpe (scarf).

PAGE 145.

1. 23. du Saint-Siége, of the Holy See', i.e. of the Pope.

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1. 22.

à cette occasion, 'in this manner', 'by these means'.

PAGE 147.

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1. 36. Hypapante, from the Greek Taravт, the feast of the Purification, cf. Ducange: qua appellatione donatur festum Purificationis B. Mariæ, ab occursu seu obviatione tunc facta a sene Simeone et Anna vidua."

PAGE 148.

1. 34. bailliage royal. The attributes of these courts have often varied; but they decided points of dispute where members of the clergy or nobility were concerned, investigated cases of high treason, rebellion, sacrilege, etc. See p. 170, note on p. 97, 1. 24.

1. 35. élection, a kind of court composed of persons elected for the purpose of assessing the taxes and judging cases arising from the assessment. These tribunals were established for the first time in March 1356, during the meeting of the States general.

cour des aides, a tribunal created to decide en dernier ressort on cases connected with taxation. It pronounced also on the validity of titles of nobility, and verified the accounts of the royal household.

The

1. 36. gruerie, a court appointed to settle differences and make regulations respecting woods, forests, rights of hunting, fishing, etc. etym. is from the Old High German gruo=green.

T. L.

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APPENDIX OF CHARTERS AND CHRONO

LOGICAL TABLES.

1. Specimen of the charters granted for the establishment or creation of a commune.

ÉTABLISSEMENT DE LA PAIX (Charter granted to the commune of Laon, by Louis le Gros, in 1128).

(From M. Guizot's 'Histoire de la Civilisation en France,'
edit. 1847, vol. IV. pp. 239-243.)

Au nom de la sainte et indivisible Trinité, amen. Louis, par la grâce de Dieu, roi des Français, voulons faire connaître à tous nos fidèles, tant futurs que présents, le suivant établissement de paix que, de l'avis et du consentement de nos grands et des citoyens de Laon, nous, avons institué à Laon, lequel s'étend depuis l'Ardon jusqu'à la futaie, de telle sorte que le village de Luilly et toute l'étendue des vignes et de la montagne soient compris dans ces limites:

1o.

Nul ne pourra, sans l'intervention du juge, arrêter quelqu'un pour quelque méfait, soit libre, soit serf. S'il n'y a point de juge présent, on pourra, sans forfaiture, retenir (le prévenu) jusqu'à ce qu'un juge vienne, ou le conduire à la maison du justicier, et recevoir satisfaction du méfait, selon qu'il sera jugé.

2o.

Si quelqu'un a fait, de quelque façon que ce soit, quelque injure à quelque clerc, chevalier ou marchand, et si celui qui a fait l'injure est de la cité même, qu'il soit cité dans l'intervalle de quatre jours, vienne en justice devant le maire et les jurés, et se justifie du tort qui lui est imputé, ou le répare selon qu'il sera jugé. S'il ne veut pas le réparer, qu'il soit chassé de la cité, avec tous ceux qui sont de sa famille propre (sauf les mercenaires qui ne sont pas forcés de s'en aller avec lui, s'ils ne veulent pas), et qu'on ne lui permette pas de revenir avant d'avoir réparé le méfait par une satisfaction convenable.

S'il a des possessions, en maisons ou en vignes, dans le territoire de la cité, que le maire et les jurés demandent justice de ce malfaiteur ou aux seigneurs (s'il y en a plusieurs) dans le district desquels sont situées ses possessions, ou bien à l'évêque, s'il possède en alleu ; et si, assigné par les seigneurs ou l'évêque, il ne veut pas réparer sa faute dans la quinzaine, et qu'on ne puisse pas avoir justice de lui soit par l'évêque, soit par le seigneur dans le district duquel sont ses possessions, qu'il soit permis aux jurés de dévaster et détruire tous les biens de ce malfaiteur.

Si le malfaiteur n'est pas de la cité, que l'affaire soit rapportée à l'évêque; et si, sommé par l'évêque, il n'a pas réparé son méfait

dans la quinzaine, qu'il soit permis au maire et aux jurés de poursuivre vengeance de lui, comme ils le pourront.

3°. Si quelqu'un amène, sans le savoir, dans le territoire de l'établissement de paix, un malfaiteur chassé de la cité, et s'il prouve par serment son ignorance, qu'il remmène librement ledit malfaiteur, pour cette seule fois. S'il ne prouve pas son ignorance, que le malfaiteur soit retenu jusqu'à pleine satisfaction.

4°. Si par hasard, comme il arrive souvent, au milieu d'une rixe entre quelques hommes, l'un frappe l'autre du poing ou de la paume de la main, ou lui dit quelque honteuse injure, qu'après avoir été convaincu par de légitimes témoignages, il répare son tort envers celui qu'il a offensé, selon la loi sous laquelle il vit, et qu'il fasse satisfaction au maire et aux jurés pour avoir violé la paix.

Si l'offensé refuse de recevoir la réparation, qu'il ne lui soit plus permis de poursuivre aucune vengeance contre le prévenu, soit dans le territoire de l'établissement de paix, soit en dehors; et s'il vient à le blesser, qu'il paie au blessé les frais de médecin pour guérir la blessure.

5°. Si quelqu'un a, contre un autre, une haine mortelle, qu'il ne lui soit pas permis de le poursuivre quand il sortira de la cité, ni de lui tendre des embûches quand il y rentrera. Que si, à la sortie ou à la rentrée, il le tue ou lui coupe quelque membre, et qu'il soit assigné pour cause de poursuite ou d'embûches, qu'il se justifie par le jugement de Dieu. S'il l'a battu ou blessé hors du territoire de l'établissement de paix, de telle sorte que la poursuite ou les embûches ne puissent être prouvées par le légitime témoignage d'hommes dudit territoire, il lui sera permis de se justifier par serment. S'il est trouvé coupable, qu'il donne tête pour tête et membre pour membre, ou qu'il paie, pour sa tête ou selon la qualité du membre, un rachat convenable, à l'arbitrage du maire et des jurés.

6. Si quelqu'un a à intenter contre quelque autre une plainte capitale, qu'il porte d'abord sa plainte devant le juge dans le district duquel sera trouvé le prévenu. S'il ne peut en avoir justice par le juge, qu'il porte au seigneur dudit prévenu, s'il habite dans la cité, ou à l'officier (ministerialis) dudit seigneur, si celui-ci habite hors de la cité, plainte contre son homme. S'il ne peut en avoir justice ni par le seigneur ni par son officier, qu'il aille trouver les jurés de la paix, et leur montre qu'il n'a pu avoir justice de cet homme, ni par son seigneur ni par l'officier de celui-ci; que les jurés aillent trouver le seigneur, s'il est dans la cité, et sinon son officier, et qu'ils lui demandent instamment de faire justice à celui qui se plaint de son homme; et si le seigneur, ou son officier, ne peuvent en faire justice ou le négligent, que les jurés cherchent un moyen pour que le plaignant ne perde pas son droit.

7°. Si quelque voleur est arrêté, qu'il soit conduit à celui dans la terre de qui il a été pris; et si le seigneur de la terre n'en fait pas justice, que les jurés la fassent.

8°. Les anciens méfaits qui ont eu lieu avant la destruction de la ville, ou l'institution de cette paix, sont absolument pardonnés, sauf treize personnes dont voici les noms: Foulques, fils de Bʊmard; Raoul de Capricion; Hamon, homme de Lebert; Payen Seille; Robert; Remy Bunt; Maynard Dray; Raimbauld de Soissons; Payen Hoste

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