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métrique des hauteurs. Le coefficient constant qu'elle renferme est le résultat des nombreuses observations que Ramond a faites dans le midi de la France.

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La hauteur de Genève obtenue en prenant la moyenne des treize résultats contenus dans le tableau précédent, serait égale à 404m 82. Celle qui résulte des observations de la seule année 1834 s'en éloigne

de plus de 18 mètres. Un si grand écart indique, ou qu'il s'est glissé quelque erreur dans les mesures de cette année, ou que Paris et Genève se sont trouvés pendant cette année dans des circonstances atmosphériques très-différentes. Le résultat des observations de l'année 1834 doit donc être exclu de la moyenne générale. La moyenne des douze autres résultats donnerait 406m 33 pour la hauteur du baromètre de Genève au-dessus de la mer. La hauteur calculée d'après les observations de l'année 1836, s'écarte encore de 10 mètres de cette moyenne, tandis que les hauteurs calculées avec les observations des autres années s'en écartent au plus de 7m 5. Si, pour une plus grande approximation, on rejette encore le résultat de l'année 1836, les onze années restantes donneront en moyenne, pour la hauteur du baromètre de Genève au-dessus de la mer, le nombre 407m 27.

Le baromètre de Genève est à 33m 13 au-dessus du niveau moyen du Rhône, sous la machine hydraulique, suivant M. Wartmann, cité par M. Alphonse de Candolle. Si l'on retranche donc 33m 13 du nombre précédent, on trouvera 374m 14 pour la hauteur du lac de Genève au-dessus de la mer. Or, de toutes les mesures de cette hauteur qui ont été prises jusqu'ici, celles qui méritent plus de confiance, d'après M. de Candolle, sont les suivantes :

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1° Quatre déterminations barométriques ont donné les nombres 375m 12,-371m 01, 375m 82, 375m 00, dont la moyenne est 374" 23.

2o Trois déterminations géométriques ont donné les nombres 374m 80,- 374m 75, 374m 04, dont la moyenne est 374m 53.

Cette dernière moyenne est la valeur la plus probable que l'on puisse admettre actuellement pour la hauteur du lac de Genève. Le nombre que j'ai obtenu tout à l'heure en diffère moins qu'aucune des quatre déterminations barométriques que j'ai rapportées; il s'en approche même plus que la troisième des trois déterminations géométriques. C'est sans doute toute l'approximation qu'on peut espérer avec des observations non choisies, pour des lieux aussi distants que Genève et Paris. Je suis en droit de conclure que la correction négative de 1mm 64, que j'ai effectuée sur la moyenne barométrique de Genève, avant de commencer les calculs, représente à très-peu près l'excès du baromètre de Genève sur celui de Paris.

Si l'on supposait le baromètre de Genève d'accord avec celui de Paris, la hauteur de l'observatoire de Genève au-dessus de la mer que l'on déduirait serait trop faible de 18 à 19 mètres (8).

(8) J'avais déjà obtenu tous ces résultats, lorsque, au commencement de cette année, j'ai reçu de l'obligeance de

12. Je reviens maintenant au calcul de la hauteur du sol du jardin du grand Séminaire de Chambéry au-dessus du niveau de la mer, au moyen des obser vations barométriques que j'ai faites en 1838 et 1839. Pendant le cours des observations, le baromètre était situé à 5m 55 au-dessus du sol du Séminaire.. La plus grande partie des observations ont été faites à midi; quelques-unes ont été faites entre 9 heures du matin et 3 heures du soir. J'ai corrigé par interpolation celles de mes mesures qui ne tombaient pas

MM. A. Bravais et Ch. Martin, un Mémoire très-intéressant, qui comprend les comparaisons que ces savants ont faites de la plupart des baromètres des observatoires du nord de l'Europe. Ces messieurs n'ont trouvé que 0mm 99 pour l'excès du baromètre de Genève sur celui de Paris. Si, au lieu de retrancher 1mm 64 à la hauteur moyenne barométrique de Genève, on ne retranchait que 0mm 99, la hauteur de Genève que l'on en conclurait serait encore inférieure à la hauteur vraie de 7 à 8 mètres. Cette différence de 7 à 8 mètres doit être attribuée à ce que la correction 0mm 99 est trop faible, et non à l'imperfection de la théorie de la mesure des hauteurs par le baromètre. On verra à la fin de cette Notice que 12 années d'observations barométriques faites à Chambéry, et comparées aux observations faites en même temps à Paris, ont conduit à une valeur très-rapprochée de la vraie hauteur de Chambéry au-dessus de la mer.

précisément à ces heures, qui sont les heures des observations de Paris et de Genève; il n'en peut résulter que des erreurs très-faibles pour chaque mesure, et ces erreurs changeant souvent de signe, s'effacent entièrement dans la moyenne.

Le tableau du numéro précédent montre qu'une ou deux années d'observations barométriques ne suffisent point pour faire connaître la hauteur exacte de Genève au-dessus de Paris; il en est sans doute de même pour Chambéry et Paris. Aussi, en comparant les moyennes barométriques mensuelles que j'ai obtenues à Chambéry avec les moyennes des mêmes mois à Paris, j'ai trouvé, pour la hauteur de Chambéry au-dessus de la mer, les nombres suivants : 281m 1, 229m 7, -266m 9, etc. Quinze nombres aussi divergents que ceux-là, correspondant aux quinze mois d'observations que j'ai faites, donneraient une moyenne sur l'exactitude de laquelle on ne saurait compter. C'est pourquoi j'ai dû me borner à comparer les observations de Chambéry avec celles de Genève, dont la hauteur au-dessus de la mer paraît bien connue. D'ailleurs le baromètre de Chambéry a été comparé directement avec celui de Genève; il ne l'a été avec celui de Paris qu'au moyen d'un troisième baromètre. Ces comparaisons indirectes permettent toujours quelque doute sur la valeur de la fraction de millimètre qui représente la différence des baromètres comparés.

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