Les siècles littéraires de la France, Volume 2

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Chez l'auteur, imprimeur-libraire, an VIII (1800)-an XI, 1800 - France
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Page 169 - ... présente au philosophe un spectacle qui le console des erreurs, des crimes, des injustices dont la terre est encore souillée, et dont il est souvent la victime? C'est dans la contemplation de ce tableau qu'il reçoit le prix de ses efforts pour les progrès de la raison, pour la défense de la liberté.
Page 183 - Je suis maître de moi comme de l'univers ; Je le suis, je veux l'être. O siècles! ô mémoire ! Conservez à jamais ma dernière victoire ; Je triomphe aujourd'hui du plus juste courroux De qui le souvenir puisse aller jusqu'à vous.
Page 187 - C'est là ce qui se trouve en ne comparant que les ouvrages de part et d'autre. Mais si on compare ces deux hommes ; l'inégalité est plus grande. Il peut être incertain que Racine eût été, si Corneille n'eût pas été avant lui : il est certain que Corneille a été par lui-même.
Page 258 - ... il parlait avec toute la liberté d'esprit possible ; il divertissait les reines, et égayait leur perte. Comme elle allait à des sommes assez fortes, elle déplut à l'économie de Colbert, qui en parla au roi, même avec quelque soupçon. Le roi trouva moyen d'être un jour témoin de ce jeu, et, placé derrière le marquis de Dangeau, sans en être aperçu, il se convainquit par lui-même de son exacte fidélité ; et il fallut le laisser gagner tant qu'il voudrait.
Page 188 - Camille , si peu tolerable et si peu fait pour la scène, y conserveront toujours cette pièce, moins comme une belle tragédie que comme un ouvrage qui, dans plusieurs parties, fait honneur à l'esprit humain, en montrant jusqu'où il peut s'élever sans aucun modèle et par l'élan de sa propre force.
Page 342 - Parnasse, depuis très-longtemps, je ne vous cacherai point que j'ai remarqué dans votre ouvrage de petites négligences, dont il ya apparence que vous vous êtes aperçu aussi bien que moi, mais que vous n'avez pas jugé à propos de réformer, et que pourtant je ne saurois vous passer.
Page 169 - Cette contemplation est pour lui un asile où le souvenir de ses persécuteurs ne peut le poursuivre; où, vivant par la pensée avec l'homme rétabli dans les droits comme dans la dignité de sa nature , il oublie celui que l'avidité , la crainte ou l'envie tourmentent et corrompent ; c'est là qu'il existe véritablement avec ses semblables , dans un élysée que sa raison a su se créer, et que son amour pour l'humanité embellit des plus pures jouissances.
Page 184 - Il avait le visage assez agréable, un grand nez, la bouche belle, les yeux pleins de feu, la physionomie vive, des traits fort marqués, et propres à être transmis à la postérité dans une médaille ou dans un buste. Sa prononciation n'était pas tout à fait nette, il lisait ses vers avec force, mais sans grâce.
Page 184 - Il avait l'humeur brusque, et quelquefois rude en apparence, au fond, il était très aisé à vivre, bon père, bon mari, bon parent, tendre et plein d'amitié. Son tempérament le portait assez à l'amour, mais jamais au libertinage, et rarement aux grands attachements.
Page 184 - Il parlait peu, même sur la matière qu'il entendait si parfaitement. Il n'ornait pas ce qu'il disait; et, pour trouver le grand Corneille, il le fallait lire.

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