De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en France ...: avec l'indication des moyens propres à en affranchir les sociétés, Volume 1

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Paulin, 1840 - Labor - 492 pages
 

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Page 221 - Les malheureux sont les puissances de la terre; ils ont le droit de parler en maîtres aux gouvernements qui les négligent.
Page 344 - Dornach et dans les maisons voisines, de ces misérables logements, où deux familles couchaient chacune dans un coin., sur de la paille jetée sur le carreau et retenue par deux planches. Des lambeaux de couverture et souvent une espèce de matelas de plumes d'une saleté dégoûtante, voilà tout ce qui recouvrait cette paille.
Page 347 - Dans leurs caves obscures, dans leurs chambres, qu'on prendrait pour des caves, l'air n'est jamais renouvelé, il est infect ; les murs sont plâtrés de mille ordures S'il existe un lit, ce sont quelques planches sales, grasses; c'est de la paille humide et putrescente ; c'est un drap grossier dont la couleur et le tissu se cachent sous une couche de crasse; c'est une couverture semblable à un tamis....
Page 346 - Les plus pauvres habitent les caves et les greniers. Ces caves n'ont aucune communication avec l'intérieur des maisons: elles s'ouvrent sur les rues ou sur les cours, et l'on y descend par un escalier, qui en est très-souvent à la fois la porte et la fenêtre.
Page 210 - Ordonnons que les pauvres de chacune ville, bourg et village seront nourris et entretenus par ceux de la ville, bourg ou village, dont ils seront natifs et habitants, sans qu'ils puissent vaguer et demander l'aumône ailleurs qu'au lieu duquel ils sont.
Page 152 - trop à faire si l'on voulait donner du pain à tous ceux qui » crient la faim! Qui sait même s'il en resterait assez pour » les riches ? Comme la population tend sans cesse à dépas» ser les moyens de subsistance, la charité est une folie, un
Page 223 - Nous sommes à la veille de regretter tous les sacrifices que nous avons faits pour la Révolution. Ne laissez pas flotter au milieu de nous l'étendard de la famine.
Page 163 - J'ai vu dans plusieurs Work-houses des machines de ce genre, presque toutes en repos, parce qu'elles avaient mis en fuite les malheureux condamnés à les faire mouvoir, et j'ai la conviction que les plus affreuses extrémités, les dernières souffrances, sont préférables à une pareille charité. Aussi n'est-ce pas une charité que l'on a voulu instituer, mais un épouvantail de pauvres ! nous nous étendrons assez longuement sur ses applications et ses effets.
Page 220 - ... ce que je dis là est extrêmement vrai, car dans une nation libre les salaires doivent être assez considérables pour que celui qui les reçoit soit hors de cette dépendance absolue que produit la privation des besoins de première nécessité, et qui est presque celle de l'esclavage.
Page 318 - L'aspect de ces jardins est indescriptible. Il n'ya entre ces misérables cabanes, entourées d'une enceinte de planches pourries, ni rues tracées, ni ruisseaux ; le sol n'est pas même nivelé : ici des buttes de terre et d'immondices, là des creux remplis d'eaux impures qui croupissent à l'air; devant les cabanes, des tas de fumier de porc, partout enfin la saleté, l'infamie, la puanteur.

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