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elles se sont enrichies de nouvelles applications bien importantes; des procédés déjà connus, jusqu'ici restés à l'état d'essai, ont été perfectionnés et mis en pratique; mais rien de cela ne constitue une science entièrement nouvelle, une science qu'on ne puisse, au moyen de quelques subdivisions, parvenir à introduire dans le système des libraires, aussi bien que dans tout autre qu'il plairait de lui substituer.

Parmi les promoteurs du progrès, dont les noms peuvent avoir le plus d'influence, nous trouvons au premier rang AndréMarie Ampère, savant illustre, qui, en 1834, nous a donné une Exposition naturelle de toutes les connaissances humaines, applicable, selon lui, à l'arrangement d'une grande bibliothèque (24); là sont exposés des tableaux synoptiques des sciences et des arts, divisés en deux règnes, savoir : Sciences cosmologiques et Sciences noologiques; chaque règne y a ses sous-règnes, chaque sous-règne ses embranchements, et chaque embranchement ses sous-embranchements; ce qui donne à chaque règne quatre-vingt-quatre divisions particulières, en partie dotées de noms grecs tout à fait respectables. Ce système, beaucoup trop symétrique pour être naturel et rigoureusement vrai, est tout différent de celui de Bacon; mais il est permis de douter qu'il ait autant de durée que ce dernier.

Sans doute, nous nous inclinons respectueusement devant les savantes et ingénieuses conceptions de M. Ampère, de même que nous rendons hommage aux velléités philosophiques et aux subtilités métaphysiques d'un autre système récemment mis au jour par un homme d'esprit qui nous a donné plusieurs excellents Catalogues, et qui, nous n'en doutons pas, pourrait, à bon droit, prétendre à des succès plus élevés; mais il ne nous est nullement démontré que ces messieurs aient mieux vu que leurs prédécesseurs, quoique le premier ait possédé beaucoup mieux qu'eux le langage philosophique, et que le second offre dans plusieurs des sousdivisions de son système d'heureux rap

(24) La seconde partie de l'Exposition de M. Ampère, quoiqu'elle fût imprimée depuis longtemps, n'a para qu'en octobre 1843.

prochements et quelques idées justes qu'on ferait peut-être bien de lui cmprunter.

Les auteurs des différents systèmes bibliographiques qui ont paru depuis soixante-dix ans ne se sont pas assez pénétrés de la différence sensible qui doit exister entre le classement des idées et celui des livres; et après avoir adopté arbitrairement un nombre de classes principales trop insuffisant pour que tous les livres puissent y être convenablement placés, ils se sont vus condamnés aux rapprochements les plus incohérents, aux amalgames les plus bizarres. Un moyen certain d'éviter ces inconvénients, ce serait de renoncer à ces enchainements encyclopédiques, si séduisants au premier aperçu, mais dont la pratique fait reconnaître tout le vide; car enfin, dans le classement des livres, c'est bien moins l'enchainement naturel, ou soi-disant naturel, des sciences qu'il faut considérer, que le rapport réel qu'elles conservent entre elles dans l'usage que l'on en fait, soit dans les grandes et savantes professions auxquelles elles s'appliquent, soit dans la pratique de la vie.

Nous nous en tiendrons donc encore cette fois au système des libraires de Paris. Après l'avoir adopté par déférence dans la première édition de notre Table méthodique, nous le conservons aujourd'hui par conviction; non pas seulement parce qu'il est plus généralement connu que tous les autres, ce qui serait déjà d'un immense avantage à nos yeux, mais surtout parce qu'il s'adapte avec facilité à la nature des livres que renferment le plus ordinairement les bibliothèques grandes ou petites (25). Ce n'est pourtant pas que nous regardions ce sys

(25) Ce système peut aussi bien s'adapter à un Cabinet composé de quelques milliers de volumes qu'à une Bibliothèque considérable; seulement, dans le premier cas, il faut s'en tenir aux grandes divisions et aux principales sections; tandis qu'au contraire, si Pon a à classer un grand nombre d'ouvrages sur la même matière, on peut, selon le besoin qui s'en présenterait, établir de nouvelles sous-divisions, appropriées aux spécialités qu'elles devraient renfermer. Lorsqu'il s'agit d'un Catalogue de livres à vendre, qui n'excède pas un millier d'articles, et qui n'a rien de trop spécial, on ferait bien, peut-être, de s'en tenir à quelques divisions principales, sous lesquelles les articles, au lieu d'être disposés par ordre chronologique, seraient rangés selon l'ordre alphabétique du

tème comme tellement parfait qu'il n'y ait pas quelques améliorations à y introduire, quelques nouveaux développe-ments à lui donner, particulièrement dans la classe nommée Sciences et Arts, qu'il est nécessaire de mettre autant que possible en harmonie avec les différentes branches des fortes études qui préparent aux professions savantes; mais ces améliorations si désirables, nous avons tenté de les faire passer dans notre Table, au moyen de nouvelles sous-divisions, et en réformant les titres des anciennes. Toutefois, dans notre nomenclature, nous avons presque toujours préféré à des expressions scientifiques sur la signification desquelles les hommes spéciaux eux-mêmes sont rarement d'accord, les termes vulgaires que tout le monde connaît, en restant mème quelquefois dans une sorte de vague assez convenable pour le classement de certains livres où rien n'est défini d'une manière positive, où le plus souvent le sujet indiqué sur le titre est celui dont l'auteur s'est le moins occupé. Notre système bibliographique a pour objet l'arrangement d'une grande Bibliothèque formée sur un plan qui embrasse tous les genres; les livres y sont classés selon leurs nuances les plus apparentes, en sorte que des ouvrages qui ont entre eux une certaine analogie, et qui, à la rigueur, pourraient être aussi convenablement placés dans une section que dans une autre, sont quelquefois très-loin les uns des autres : léger inconvénient, auquel nous remédions par de fréquents renvois qui rapprochent tout ce qui, à la rigueur, pourrait être rapproché (26). Au surplus, ce système, nous le sentons bien, ne saurait convenir à tout le monde, car il est naturel que chaque possesseur de

nom des auteurs ou du principal mot du titre des onvrages anonymes. Cela éviterait un travail sans utilité réelle, et serait assez commode pour les lecteurs.

(26) C'est ainsi que les ouvrages sur le Mariage se placent dans neuf classes différentes, selon le point de vue sous lequel le sujet est traité. Le mariage, considéré comme sacrement, appartient à la Théologie et au Droit canonique. - Comme acte civil, et pour ce qui regarde les droits réciproques des époux, au Code civil. — Quant aux infractions qui y sont faites, au Code pénal. Considéré dans les devoirs des époux, à la Morale ou à l'Economie. Dans ses rapports avec la population, à l'Economie politique. -Sous le rapport médical, à la Médecine. - Comme appartenant aux mœurs et aux usages des anciens, aux Antiquités. - Enfin, envisagé du côté plaisant, aux Facéties.

livres classe sa bibliothèque selon la nature de ses études, selon ses propres opinions, et qu'au besoin il rattache à sa spécialité tout ce qui, de près ou de loin, semble s'y rattacher. Nous ne verrions pas même d'inconvénient à ce que dans certains cas, on intervertit l'ordre des grandes divisions, puisque cela n'empêcherait pas que les ouvrages du même genre se trouvassent toujours réunis; et qu'après tout, dans l'ordre d'une bibliothèque, il importe peu que l'Histoire suive ou précède les Belles-Lettres. Ce qui est plus essentiel, c'est que, pour les Catalogues de livres à vendre, et quand il ne s'agit pas d'une spécialité, on adopte, comme on l'a fait pendant si longtemps, un classement uniforme qui en facilite l'usage aux bibliophiles comme aux libraires eux-mêmes, et préserve les uns et les autres du désagrément de manquer l'acquisition d'un bon livre, par le motif qu'il ne se serait pas trouvé placé dans la section où on devait naturellement le chercher.

Pour atteindre un résultat aussi désirable, nul système, nous en sommes convaincu, ne vaut celui des libraires de Paris. Ce serait donc une chose heureuse pour tout le monde, et surtout très-honorable pour nous, si, au moyen des rectifications que nous avons faites, l'usage en était maintenu en France.

Il nous reste à faire un examen rapide du système dont la table des divisions est ci-jointe, et à indiquer en même temps les différentes modifications que nous y avons introduites.

Nous avons conservé la Théologie à peu près comme elle se trouve dans les Catalogues de Martin. En effet, après avoir reconnu, sinon la nécessité absolue, du moins la grande convenance de donner le premier rang à cette classe, vouloir ensuite en intervertir les divisions, c'eût été une inconséquence que nous avons voulu éviter. Seulement, comme il fallait trouver une place aux ouvrages philosophiques modernes qui ont pour objet la Divinité et ses différents cultes, nous avons réuni ces sortes d'écrits dans un Appendice à la Théologie; plaçant ainsi à la fin de cette classe ce que d'autres ont mis au commencement.

Depuis près d'un siècle, les travaux des théologiens et des philologues allemands et anglais ont donné à la Philologie sacrée une étendue et une variété qui auraient pu nécessiter de nouvelles sousdivisions. Ainsi, de ce que nous appelons les Interprètes, les Allemands forment deux sections, sous la dénomination d'Herméneutique et d'Exégèse : néanmoins, comme leurs théologiens donnent à ces deux mots une signification plus ou moins étendue, et que la plupart de leurs ouvrages sont à la fois herméneutiques et exégétiques, nous n'avons pas cru devoir adopter ce classement. En l'admettant dans son beau Catalogue de Silvestre de Sacy, M. Merlin a eu grand soin de bien définir la distinction qui doit être faite entre chaque branche de la critique sacrée, et il a ingénieusement formulé les titres propres à chacune des branches de cette critique. Cependant, comme les auteurs des divers ouvrages que ce savant libraire a classés n'avaient pas toujours eu dans les idées autant de netteté que lui, il est arrivé que rarement le contenu de leurs ouvrages répondait d'une manière bien précise au titre de la section dans laquelle on les a rangés. Tel est, à notre avis, l'inconvénient qui résulte d'un système trop rigoureusement logique. Dans l'énoncé des titres des sections d'une classe, plus les expressions qu'on emploie sont positives, et moins, peut-être, elles répondent aux ouvrages auxquels on veut les appliquer.

Quelques personnes réunissent l'histoire de la religion à ses dogmes, et placent avant l'Écriture Sainte l'Histoire ecclésiastique, qui, selon nous, se rattache de trop près à l'Histoire civile, pour qu'il soit permis de l'en séparer; excepté peutêtre dans un Catalogue tout spécial, où l'on pourrait, à la rigueur, la porter à la fin de la Théologie comme un des appendices de cette faculté, dont, dans aucun cas, elle ne saurait être la véritable introduction.

La science du Droit, avec toutes ses branches, toutes ses applications, a produit un si grand nombre d'ouvrages, l'étude en est si nécessaire pour arriver à tant de professions diverses, qu'il est naturel qu'elle forme une classe à part; et

certes, nous n'avons pas l'intention de la réunir à la Politique, comme on l'a fait plus d'une fois; encore moins de la rapprocher de l'Art militaire, ainsi qu'on l'a pratiqué tout récemment: ce qui a fait dire à un plaisant, qu'en donnant au Droit cette singulière escorte, on avait voulu, sans doute, que force restât à la loi. L'importance que de tout temps les hommes ont attachée aux lois a dû être le motif qui a fait placer la Jurisprudence immédiatement après la Théologie, à laquelle elle semblait d'ailleurs se rattacher par le droit canonique. Tout en conservant cet ordre de classement, qui, à coup sûr, en vaut bien un autre, nous avons jugé convenable de placer le Droit canonique après les autres branches de la Jurisprudence, comme aussi d'introduire entre le Droit de la nature et des gens et le Droit civil une section de Droit politique.

La classe des Sciences et Arts est celle dont les divisions demandaient le plus à être remaniées; peut-être même qu'au lieu de chercher, comme nous l'avons fait, à établir entre les parties de chaque grande section une sorte de liaison, qui n'est pas toujours fort naturelle, il eût été plus sage de substituer à une classe unique un certain nombre de classes tout à fait séparées les unes des autres (27); mais nous n'avons pas osé tenter cette réforme. Voici les seuls changements que nous nous soyons permis. Les mélanges et dictionnaires encyclopédiques qui véritablement n'appartiennent pas plus aux Sciences et Arts qu'à toute autre classe

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de notre système, ont été extraits de la troisième classe, et forment une classe spéciale qui vient immédiatement après l'Histoire. Ensuite, afin de rattacher autant que possible l'Économie et la Politique aux Sciences philosophiques et morales, il en a été formé une sixième section de la Philosophie, sous le titre d'Applications de la morale, ayant pour appendice l'Économie politique, avec les applications de cette science nouvelle à l'économie sociale. On n'a fait dépendre ni la Physique, ni l'Histoire naturelle, ni les Mathématiques, de la Philosophie, comme cela était autrefois, en usage. Ces sciences forment chacune une section séparée. La Chimie se trouve jointe à là Physique, dont elle est une sorte de dépendance. L'Histoire naturelle et la Médecine ont reçu de nouvelles divisions. Les Mathématiques et toutes les sciences ou professions dont elles forment la base principale, sont mieux ordonnées qu'elles ne l'étaient, sans que cependant les différentes branches en soient aussi bien développées qu'on pourrait le faire dans un Catalogue spécial.

Ce n'est pas sans hésitation que nous avons conservé à la tête des Arts la Mnémonique, ainsi que ce qui regarde les différentes sortes d'écriture et l'art typographique; car, nous le sentons bien, ce classement est fort contestable. La mémoire proprement dite est une faculté de l'homme et non pas un art, et l'examen de cette faculté pourrait être placé ou dans la Métaphysique, sous le n° 366', ou dans la Physiologie. Quant à l'Écriture, et surtout celle qui mérite la qualification de calligraphie, peut-être faudrait-il la considérer comme une dépendance de l'art du dessin, tandis que la Typographie, malgré toute son influence sur les festinées du monde, resterait un art mécanique. Mais alors quelle place assigneraiton à la Télégraphie et aux autres manières particulières de correspondre autrement que par l'écriture? Tout cela peut être envisagé sous différents points de vue, et voilà pourquoi nous avons mieux aimé rester dans l'ancien système, tout imparfait qu'il nous semble, que d'en adopter un autre qui ne le serait peut-être pas moins. D'ailleurs, par ce moyen se trou

vent réunis des livres qui, sans avoir entre eux un rapport bien étroit, ne manquent pas cependant d'une certaine analogie ces réunions sont surtout ce que l'on aime à trouver dans un Catalogue.

La classe des Beaux-Arts reste à peu de chose près ce qu'elle était, car les nouvelles subdivisions que nous y avons introduites n'en changent pas la disposition générale. L'idée de réunir les Beaux-Arts aux Belles-Lettres, comme on l'a fait dans plusieurs des systèmes dont nous avons parlé, ne nous a pas séduit, malgré ce qu'elle peut d'abord présenter de spécieux. Sans doute la Peinture et la Poésie, de même que tout ce qui est du domaine de l'imagination, ont, dans leurs théories philosophiques et arbitraires, quelques rapports généraux, et même certains points de contact entre elles, mais en réalité les Beaux-Arts ne different pas moins de la Poésie dans les études qui y préparent que dans leurs procédés d'exécution et dans leurs résultats. La Musique, qui certes a moins de rapports encore avec la Peinture qu'avec la Poésie, n'est pas une science purement mathématique, comme on a semblé le croire chez les anciens, et même jusqu'au xvio siècle de notre ère. Nous la plaçons dans les BeauxArts, où l'on pourrait aussi admettre la théorie de la Danse.

Les Belles-Lettres, nous les commen çons toujours par la section de Grammaire, nommée cette fois Linguistique; mais nous donnons au classement des langues un ordre géographique combiné, autant que nous l'avons pa, avec le besoin de grouper ensemble celles qui ont une origine commune; par ce moyen, l'hébreu, qui se trouvait au commencement de cette section, est reporté à la tête des langues de l'Asie. La section de la Poé sie est beaucoup plus développée que dans nos premières éditions. Celle des poètes dramatiques forme une seconde partie de cette classe, et est également divisée par langues. Ce qui a déterminé l'admission de cette division, c'est d'abord l'existence d'un certain nombre d'ouvrages historiques et théoriques sur le théatre en général, qui ne pouvaient être bien placés qu'à la tête d'une section toute spéciale ensuite la nécessité de prendre en consi

dération qu'un grand nombre de pièces de théâtre sont écrites en prose; néanmoins, dans un catalogue où la classe dramatique ne serait pas très-abondante, il conviendrait mieux peut-être de placer immédiatement à la suite des poètes de chaque nation les auteurs dramatiques qui s'y rapportent.

Dans plusieurs des anciens systèmes bibliographiques les plus suivis, sans en excepter le nôtre, la Mythologie, et il ne s'agissait guère que de celle des Grecs et des Romains, était placée soit avant la Poésie, en forme d'introduction, soit immédiatement après les poëtes, en forme d'appendice; c'est qu'alors on ne considérait la connaissance des traditions fabuleuses auxquelles on donne maintenant le nom de mythes, que comme une étude propre à faciliter l'intelligence des poëtes. Mais aujourd'hui que cette classe embrasse la mythologie de tous les peuples, et qu'on l'étudie particulièrement au point de vue de l'histoire des religions, il couvient de la placer dans cette même histoire, tout en conservant au Christianisme le rang qui lui appartient, au moins chez presque tous les peuples de l'Europe et des deux Amériques, comme religion révélée et comme se rattachant à l'histoire de l'Ancien Testament; c'est donc dans l'Histoire des religions que nous l'avons rangée. Quant aux fables, on les réunissait à la Mythologie, confondant ainsi l'apologue avec le mythe. Selon nons, elles appartiennent à la Fiction.

La Fiction en prose comprenant les apologues (28), les contes et les romans de tout genre, trouve naturellement sa place à la suite de la Poésie; elle doit être accompagnée des facéties et même des dissertations singulières, bien que plusieurs de ces dernières soient du ressort de la Philologie, classe dont il serait, au reste, bien difficile de déterminer rigoureusement les limites. C'est à la Philologie que nous rattachons le genre gno

(28) Nous conservons dans la Poésie versifiée les apologues en vers, qu'à la rigueur on pourrait reporter ici, pour ne pas séparer des choses si parfaiteinent analogues entre elles pour le fond, Les rédacteurs de l'ancien Catalogue de la Bibliothèque du roi ont adopté cette réunion. Dans son second système, Prosper Marchand place les fabulistes après les livres d'emblèmes. M. Merlin a fait de même, mais il a réuni dans la morale ces deux sortes d'ouvrages.

mique, y compris les proverbes. Toutefois les gnomiques, qui peuvent se confondre avec les maximes, seraient aussi convenablement placés dans la Morale. Les proverbes ont quelquefois été mis dans la Grammaire. Leur rapport avec les gnomiques est plus apparent que réel; mais comme il arrive souvent qu'un même livre réunit des choses qui tiennent de l'une et de l'autre espèce, la bien fallu se déterminer à les comprendre dans la même section.

Les symboles, emblèmes et devises qui viennent ensuite, ont de l'analogie avec l'Iconographie ou plutôt l'iconologie, placée dans les Beaux-Arts; en les conservant ici, selon l'ancien système, nous en avons détaché les hiéroglyphes pour les reporter anx antiquités égyptiennes, à côté des ouvrages du même genre qui s'y trouvaient déjà.

Jusqu'ici on a été peu d'accord sur le rang que doivent occuper dans une bibliothèque les Dialogues et les Epistolaires. Les uns les relèguent à la suite des Polygraphes, tout à la fin des Belles-Lettres, par le motif que ces sortes d'ouvrages traitent ordinairement de plusieurs matières, et sont, par conséquent, une suite des Polygraphes. Les autres, au contraire, pensent que ce sont là deux genres distincts de compositions littéraires, à la vérité d'un ordre inférieur, mais qui n'en doivent pas moins former deux sections spéciales, et se placer avant les Polygraphes, réunion de tous les genres dépendant de la littérature. De leur côté, les rédacteurs de l'ancien Catalogue de la Bibliothèque du roi (aujourd'hui impériale) ont annexé à la Philologie les Dialogues et les Epistolaires, et les ont placés entre la critique proprement dite et la satire. Enfin, Daunou et ceux qui, comme lui, rangent de suite tous les ouvrages de littérature écrits en prose, placent les Epistolaires entre les orateurs et les romans. Pour nous, nous adoptons le classement dans lequel les Dialogues et les Epistolaires précèdent les Polygraphes. Néanmoins, nous devons le reconnaître, il y a telle correspondance toute spéciale qui doit trouver sa place dans la section des Sciences, de la Philologic ou de l'Histoire, à laquelle elle se rapporte; et il en est de

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