Mélanges de philosophie, d'histoire et de littérature: Belles-lettres : Prose

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Grimbert, 1828
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Page 310 - C'est en vain que Néron prospère, Tacite est déjà né dans l'Empire ; il croît inconnu auprès des cendres de Germanicus , et déjà l'intègre Providence a livré à un enfant obscur la gloire du maître du monde. Bientôt toutes les fausses vertus seront démasquées par l'auteur des Annales; bientôt il ne fera voir, dans le tyran déifié, que l'histrion , l'incendiaire, et le parricide : semblables à ces premiers chrétiens d'Egypte...
Page 49 - Là pour nous enchanter tout est mis en usage; Tout prend un corps, une âme, un esprit, un visage. Chaque vertu devient une divinité : Minerve est la prudence, et Vénus la beauté. Ce n'est plus la vapeur qui produit le tonnerre, C'est Jupiter armé pour effrayer la terre; Un orage terrible aux yeux des matelots, C'est Neptune en courroux qui gourmande les flots...
Page 49 - Chaque vertu devient une divinité : Minerve est la prudence, et Vénus la beauté ; Ce n'est plus la vapeur qui produit le tonnerre, C'est Jupiter armé pour effrayer la terre ; Un orage terrible aux yeux des matelots, C'est Neptune en courroux qui gourmande les flots. Écho n'est plus un son qui dans l'air retentisse, C'est une nymphe en pleurs qui se plaint de Narcisse.
Page 92 - Morale, ou Recueil, en prose et en vers, des plus beaux Morceaux de notre Langue dans la Littérature des deux derniers siècles; avec des Préceptes de genre, et des Modèles d'exercices . par La Harpe, Marmontel, Maury, Le Batteux, etc.
Page 105 - N'allez pas déguiser vos pressoirs et vos granges ; Je veux voir l'appareil des moissons, des vendanges ; Que le crible, le van où le froment doré Bondit avec la paille et retombe épuré, La herse, les traîneaux, tout l'attirail champêtre Sans honte à mes regards osent ici paraître. Surtout des animaux que le tableau mouvant Au dedans, au dehors, lui donne un air vivant. Ce n'est plus du château la parure stérile, La grâce inanimée et la pompe immobile : Tout vit, tout est peuplé dans...
Page 366 - Autrefois la fortune ne l'aurait pas bien servi, si elle ne lui avait opposé des ennemis en nombre supérieur, et des difficultés presque insurmontables Aujourd'hui il n'est point plus content que lorsqu'on le peut combattre avec une foule d'autorités, de raisonnements, et d'exemples; c'est là qu'il triomphe. Il prend la victoire et la raison à...
Page 222 - J'en suis quitte pour donner des fêtes à l'un des rois, et pour en recevoir de l'autre. Mon fils Charles épouse une jolie petite Polonaise. Sa famille nous donne du papier au lieu d'argent comptant : c'étaient des prétentions sur la cour de Russie. Je me fais, on me fait Polonais en passant. Un fou...
Page 166 - C'est par ces sortes d'endroits, tout pleins de zèle et d'éloquence, qu'il enlève et qu'il transporte : il m'a souvent ôté la respiration, par l'extrême attention avec laquelle on est pendu à la force et à la justesse de ses discours...
Page 310 - Lorsque, dans le silence de l'abjection, l'on n'entend plus retentir que la chaîne de l'esclave et la voix du délateur, lorsque tout tremble devant le Tyran, et qu'il est aussi dangereux d'encourir sa faveur que de mériter sa disgrâce, l'historien parait chargé de la vengeance des peuples. C'est en vain que Néron prospère, Tacite...
Page 388 - Plessis, j'ai un extrême déplaisir de l'outrage que vous avez reçu, auquel je participe comme roi et comme votre ami. Pour le premier, je vous en ferai justice et à moi aussi. Si je ne portois que le second titre, vous n'en avez nul de qui l'épée fût plus prête à dégainer, ni qui y portât sa vie plus gaiement que moi.

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