Le problème de la compétence dans la démocratie: cours professé à l'École des Hautes-Études sociales pendant l'année 1916-1917

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F. Alcan, 1918 - Democracy - 266 pages
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Page 38 - Nous devons être gouvernés par les meilleurs: les meilleurs sont les plus instruits et les plus intéressés au maintien des lois ; or à bien peu d'exceptions près, vous ne trouverez de pareils hommes que parmi ceux qui, possédant une propriété, sont attachés au pays qui la contient, aux lois qui la protègent, à la tranquillité qui la conserve, et qui doivent à cette propriété et à l'aisance qu'elle donne . . . [etc.
Page 54 - ... ceux qui parviennent dans les monarchies ne sont le plus souvent que de petits brouillons, de petits fripons , de petits intrigants , à qui les petits talents , qui font dans les cours parvenir aux grandes places, ne servent qu'à montrer au public leur ineptie aussitôt qu'ils y sont parvenus.
Page 49 - Les citoyens se rappelleront sans cesse que c'est de la sagesse des choix dans les assemblées primaires et électorales, que dépendent principalement la durée, la conservation et la prospérité de la République.
Page 33 - Un défaut essentiel et inévitable , qui mettra toujours le gouvernement monarchique au-dessous du républicain, est que dans celui-ci la voix publique n'élève presque jamais aux premières places que des hommes éclairés et capables , qui les remplissent avec honneur; au lieu que ceux qui parviennent dans les monarchies ne sont le plus souvent que de petits brouillons, de petits fripons, de petits...
Page 61 - La nature des choses ne tournant pas nécessairement le choix de ces représentants vers les plus dignes, mais vers ceux que leur situation, leur fortune, et des circonstances particulières désignent comme pouvant faire le plus volontiers le sacrifice de leur temps à la chose publique, il résultera toujours du choix de ces...
Page 38 - Or, à bien peu d'exceptions près, vous ne trouverez de pareils hommes que parmi ceux qui possèdent une propriété, sont attachés au pays qui la contient, aux lois qui la protègent, à la tranquillité qui la conserve, et qui doivent à cette propriété et à l'aisance qu'elle donne l'éducation qui les a rendus propres à discuter, avec sagacité et justesse, les avantages et les inconvénients des lois qui fixent le sort de la patrie...
Page 22 - Carthage, et tout service rendu par les particuliers y étoit payé par le public. La tyrannie d'un prince ne met pas un État plus près de sa ruine que l'indifférence pour le bien commun n'y met une république.
Page 256 - ... de démocratie vraie et qui est la communauté d'obéissance, librement consentie , à une supériorité d'intelligence et de vertu. Comment se recruterait, comment se constituerait en classe dirigeante et en conseil de gouvernement cette aristocratie nouvelle, toujours à renouveler, du talent, de la compétence, et surtout du caractère ? Tout le problème de l'organisation de la démocratie est là ; nous ne l'avons pas résolu.
Page 31 - ... l'individu qui, suivant les termes du Code, « se trouve dans un état habituel d'imbécillité, de démence ou de fureur » n'est pas interdit et, par conséquent, il conserve la jouissance de son droit de vote. Si l'aliéné non interdit est interné dans un...
Page 38 - ... de pareils hommes que parmi ceux qui, possédant une propriété, sont attachés au pays qui la contient, aux lois qui la protègent, à la tranquillité qui la conserve, et qui doivent à cette propriété et à l'aisance qu'elle donne l'éducation qui les a rendus propres à discuter avec sagacité et justesse les avantages et les inconvénients des lois qui fixent le sort de leur patrie [...]. Un pays gouverné par les propriétaires est dans l'ordre social; celui où les non-propriétaires...

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