Mémoires historiques et militaires sur Carnot: rédigés d'après ses manuscrits, sa correspondance inédite et ses écrits

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Baudouin frères, 1824 - France - 394 pages
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Page 125 - ... n'aurait-on pas dû s'assurer préalablement, et montrer à ceux qui doivent voter sur la question , que de pareilles institutions sont dans l'ordre des choses possibles? que ce ne sont pas de ces abstractions métaphysiques qu'on reproche sans cesse au système contraire ? Jusqu'ici on n'a rien inventé pour tempérer le pouvoir suprême , que ce qu'on nomme des corps intermédiaires ou privilégiés : serait-ce donc d'une nouvelle noblesse qu'on voudrait parler par ce mot d'institutions? Mais...
Page 119 - Mais, quelques services qu'un citoyen ait pu rendre à sa patrie, il est des bornes que l'honneur autant que la raison imposent à la reconnaissance nationale. Si ce citoyen a restauré la liberté publique, s'il a opéré le salut de son pays, sera-ce une récompense à lui offrir que le sacrifice de cette même liberté? Et ne serait-ce pas anéantir son propre ouvrage que de faire de ce pays son patrimoine particulier?
Page 126 - Non , je ne puis consentir à regarder ce bien si universellement préféré à tous les autres , sans lequel tous les autres ne sont rien , comme une simple illusion ; mon cœur me dit que la liberté est possible, que le régime en est facile , et plus stable qu'aucun gouvernement arbitraire, qu'aucune oligarchie.
Page 348 - Des plénipotentiaires sont partis pour traiter au nom de la nation , et négocier avec les puissances de l'Europe cette paix qu'elles ont promise à une condition qui est aujourd'hui remplie. » Le monde entier va être attentif comme vous à leur réponse; leur réponse fera connaître si la justice et les promesses sont quelque chose sur la terre.
Page 68 - ... L'affluence des affaires était trop » considérable pour qu'elles pussent être » délibérées au comité Elles se mon» taient à quatre ou cinq cents par jour. » Chacun expédiait lui - même ou faisait » expédier dans ses bureaux celles qui » étaient attribuées à sa compétence, et on » les apportait à la signature ordinairement >> vers les deux ou trois heures du matin. » Ces signatures étaient presque toujours » données sans aucun examen Si...
Page 242 - Convocation de ministres plénipotentiaires pour traiter de la paix définitive entre les deux puissances et leurs alliés respectifs, en tant que ceux-ci s'empresseront d'accéder à l'invitation qui leur en sera faite. » Déjà une négociation est entamée en ce moment entre le gouvernement français et l'un de vos alliés principaux , le roi de la Grande-Bretagne; et la démarche que fait aujourd'hui , près de Votre Majesté , le directoire exécutif, loin d'être opposée à ces premières...
Page 121 - ... la plus absolue sur la prospérité nationale. A quoi eût remédié l'hérédité du trône? Ne fut-il pas regardé par le fait comme l'héritage légitime de la maison d'Auguste? Un Domitien ne fut-il pas le fils de Vespasien, un Caligula le fils de Germanicus, un Commode le fils de Marc-Aurèle?
Page 284 - Un de ses amis n'avait qu'un fils, dont » les bras étaient nécessaires à sa subsis» tance ; la conscription l'appelle. Latour » d'Auvergne brisé de fatigues ne peut tra» vailler, mais il peut encore se battre. Il » vole à l'armée du Rhin, remplace le fils » de son ami, et pendant deux campagnes, » le sac sur le dos, toujours au premier x rang, il est à toutes les affaires, et anime » les grenadiers par ses discours et son
Page 336 - France n'ont pas rempli le but de perfectionnement qu'il est possible d'atteindre ; désirant porter cette partie de nos institutions à la hauteur des lumières du siècle ; » Sur le rapport de notre ministre de l'intérieur , nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
Page 125 - Jusqu'ici on n'a rien inventé pour tempérer le pouvoir suprême , que ce qu'on nomme des corps intermédiaires ou privilégiés : serait-ce donc d'une nouvelle noblesse qu'on voudrait parler par ce mot d'institutions? Mais le remède n'est-il pas pire que le mal? car le pouvoir absolu n'ôte que la liberté, au lieu que l'institution des corps privilégiés ôte tout à la fois et la liberté et l'égalité ; et quand même dans les premiers temps les grandes dignités ne seraient que personnelles...

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