L'Église et l'empire Romain au ive siècle. 3 pt. [in 6].

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1856
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Page 69 - CREDO in unum Deum, [Patrem omnipotentem,] factorem coeli et terrae, visibilium omnium et invisibilium. Et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum, et ex Patre natum ante omnia saecula. Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero, [genitum, non factum, consubstantialem Patri,] per quem omnia facta sunt, qui propter nos homines et propter nostram salutem descendit de coelis.
Page 394 - Fils de Dieu et Fils de l'homme , il est en même temps Dieu et homme complet. Il est Dieu, à la fois distinct du Père et égal au Père : car tout ce que le Père fait, le Fils le fait pareillement (Jean, v...
Page 395 - Nous avons vu cette unité consacrée en termes formels pour les rapports du Père et du Fils , et le Saint-Esprit leur est adjoint sur un pied d'égalité complète qui serait une véritable profanation, s'il n'était pas Dieu comme elles, dans la formule solennelle du baptême : Allez, baptisez toutes les nations au nom du Père , du Fils et du Saint-Esprit. Telle est la doctrine de l'Evangile, tel est l'enseignement de Jésus-Christ sur la Trinité.
Page 379 - Le sort de cette terre serait trop cruel si le vrai et le bien n'y pouvaient triompher, même un jour, sans perdre leur efficacité sainte; et ce serait une doctrine bien impuissante que celle qui ne pourrait gouverner les hommes sans se corrompre ellemême. Si la persécution est utile pour passer au creuset le courage et la vertu des individus, c'est le succès, au contraire, qui est l'épreuve véritable des institutions et des idées. Malgré des schismes qui n'obscurcirent jamais toute sa lumière,...
Page 228 - Constantin, ni aux institutions militaires qui n'en étaient qu'une suite naturelle, qu'il faut s'en prendre. Le mal vint de plus loin : il eut sa source à une profondeur où il n'est guère donné aux lois humaines d'atteindre. C'était par ses plaies intérieures et par la décomposition de toutes ses forces vitales, et non par la faute d'aucune organisation militaire que l'empire devait périr.
Page 193 - Dioclétien; mais il ne faut pas perdre de vue ce que nous avons dit plus haut, c'est que, dans tout le plan de ces réformes, Dioclétien commence, Constantin développe et ses successeurs achèvent.
Page 293 - Athanase une seconde lettre, pleine de menaces, qu'il confia aux gardes Palatins, Syncletius et Gaudens, les mêmes qui, peu d'années auparavant, avaient déjà été les ministres du courroux impérial contre Arius. «Puisque vous savez, écrivait l'empereur, quel est mon désir, vous aurez à laisser l'accès de l'Église parfaitement libre à ceux qui demandent à y rentrer. Que si vous leur faites la moindre difficulté, j'enverrai sur-le-champ des hommes de mon service pour vous déposer de...
Page 379 - ... si Constantin avait rendu à sa foi un service dont on puisse se féliciter sans partage. Gardons-nous pourtant de pousser trop loin un doute pusillanime qui fait injure à l'humanité et à l'Église. Le sort de cette terre serait trop cruel si le vrai et le bien n'y pouvaient triompher, même un jour, sans perdre leur efficacité sainte; et ce serait une doctrine bien impuissante que celle qui ne pourrait gouverner les hommes sans se corrompre elle-même. Si la persécution est utile pour passer...
Page 231 - Les douaniers, les usuriers, dit-il, sont l'objet de la haine publique; elle flétrit leurs gains illicites. On regarde comme bas et sordides les métiers des mercenaires et de tous ceux dont on achète le travail et non le talent, car le salaire seul est pour eux un contrat de servitude. On juge de même ceux qui achètent des marchands en gros pour revendre en détail; ils ne gagnent qu'à force de mentir et rien n'est plus honteux que le mensonge. Tous les ouvriers, en général, exercent une...
Page 159 - J'ai besoin d'architectes, écrivait-il à Félix, préfet d'Afrique, et j'en manque. Voyez donc à choisir dans votre province des jeunes gens de vingt à vingt-deux ans qui aient une teinture des lettres libérales. On leur donnera des gages honnêtes pendant leur temps d'étude, et eux, aussi bien que leurs parents, seront exempts de toutes charges. » On s'attacha tout d'abord à ce qui était apparent, monumental. On construisit trois immenses places publiques, décorées de portiques et bordées...

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