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De ce prieuré dépendait l'église Notre-Dame de Beauvoir, à laquelle étaient attachées de nombreuses indulgences.

Prieuré de Notre-Dame, de Saint-Pierre et de Saint-Martin de Roumoules, qui reçut des lettres de sauvegarde des comtes de Provence et de François Ier.

Autres possessions: Eglise Saint-Jacques de Baudinard et autel Notre-Dame de Vaux-des-Meuniers, échangés comme il est dit à l'article du prieuré d'Artignosc; propriétés à Blieux; église SaintVincent d'Esparron et quelques terres; église Saint-Georges de Gaubert; église Notre-Dame de Montagnac; sixième partie du territoire de Puymoisson; églises Saint-Cyriaque et Sainte-Croix ; église de Valampus; église Saint-Martin de Sylva, près de Roumoules.

DIOCÈSE DE SENEZ

Prieurés d'Angles et de Vergons, unis à partir de 1454. Les revenus d'Angles sont alors de 10 livres tournois environ, ceux de Vergons de 40 livres.

Prieuré de Clumanc, qui, outre l'église Saint-Honorat et ses appartenances, comprend la seigneurie du village de Saint-Georges de Sergan.

- Prieuré de Notre-Dame de Serret de Moriez.

- Prieuré de Notre-Dame de Mousteiret.

- Prieuré de Saint-Julien du Verdon.

- Eglise Saint-Jean de La Fos.

-Prieuré de Saint-Jurson.

Seigneurie de Rougon, près de Castellane, acquise seulement en 1732 par les religieux de Lérins.

Elle consistait en la haute, moyenne, basse, mère et mixte impère juridiction sur un village de cent-cinquante habitants; un château seigneurial; une pension féodale de 40 écus d'or au soleil, valant 60 sous tournois; un moulin à blé banal; le droit de

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lods; les droits de passage, pulvérage, etc. et un certain nombre de terres dépendant du château 1.

DIOCÈSE DE VENCE

Monastère de Saint-Véran, uni, en 1050, à l'abbaye de Lérins par Pons, son abbé, « afin qu'il ne voie pas diminuer la sainteté qu'il a toujours conservée depuis que Charlemagne, roi des Francs, l'a fondé et doté 2. »

Le monastère de Saint-Véran, situé à l'embouchure du Var, possédait des biens dans les régions comprises entre le Loup, le Malvans, la Méditerranée et les hauteurs dominant Notre-Dame la Dorée; il avait la moitié du village de Cagnes et de son terroir.

– Propriétés diverses à Bezaudun, Bouyon, Coursegoules, Cipières, La Gaude, Codols, Montolive et Montgros.

DIOCÈSE DE BARCELONE

- Monastère de Saint-Paul de la Mer, appelé aussi Saint-Paul Maritime, avec des terres au comté de Gironne, près dudit SaintPaul.

DIOCÈSE D'ALBENGA

Eglise Saint-Laurent de Varigotti, dont le service est assuré par des religieux de Saint-Honorat.

Eglise Saint-Martin de Prela ou de Vasia, où l'abbaye entre. tient un ou deux moines, qui doivent envoyer annuellement à Lérins quatre sous melgoriens ou douze livres d'huile.

En 1453, cette église est unie au prieuré de Saint-Michel de Vintimille et, en 1563, cédée aux consuls de Vasia, moyennant

Voir pag. 169.

Cart. I, pag. 135.

pension de neuf livres de Gênes.

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- Eglise Saint-Michel de Blez.

DIOCÈSE DE GÈNES

Prieuré de Saint-Antoine de Gênes, dont la possession est confirmée à plusieurs reprises par les papes et qui est placé, en 1303, sous la protection du Saint-Siège.

En 1302, Guy, évêque de Mariana, dans l'île de Corse, lui donne les églises unies de Saint-Jean de Salavoix et de SaintGeorges.

Un article des statuts du monastère de Saint-Honorat, de 1453, stipule que le prieuré de Saint-Antoine entretiendra six religieux.

DIOCÈSE DE MARIANA (DANS L'ILE DE CORSE)

Eglises de Saint-Jean de Salavoix et de Saint-Georges. (Voir l'art. précédent.)

DIOCÈSE DE VINTIMILLE

Prieuré de Notre-Dame de Poggio de Saorge, donné, en 1092, par les habitants de cette localité. Il comprend la chapelle Notre-Dame de Poggio et ses dépendances, « ainsi que la rivière de la Bendola jusqu'au pont de Casto, avec la rive de ce cours d'eau jusqu'à son confluent avec la Roya. » Le monastère doit y entretenir des religieux, chargés du service divin.

Les ducs de Savoie accordent à ce prieuré des lettres de sauvegarde, en 1590, 1592, 1626.

Prieuré de Notre-Dame de Verx ou de Virgis, situé au terroir de Sospel.

Principauté de Sabourg, aujourd'hui Seborga, à quelques

kilomètres de la mer, entre Perinaldo, San Remo, Bordighera et Vintimille.

L'abbé de Lérins était prince de Sabourg. D'où lui venait ce titre et à quelle époque a-t-il commencé à le porter? Aucun document ne nous permet de le préciser.

D'après une charte de 954- dont l'authenticité a été fort discutée depuis deux siècles le domaine de Sabourg aurait été donné à l'abbaye par Guy, comte de Vintimille 1.

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1 Les arguments invoqués contre l'authenticité de la charte de Guy de Vintimille ont été parfaitement exposés par le Comte Cais de Pierlas (I Conti di Ventimiglia, il priorato di San-Michele ed il principato di Seborga, Torino, 1884), et par le chevalier Girolamo Rossi (Storia della città di Ventimiglia, Oneglia 1888, et Il principato de Seborga e la sua Zecca, dans l'Archivio Storico italiano, 1871). Nous résumons les principaux, en ajoutant quelques observations que nous a suggérées l'étude de certains documents que ces auteurs n'ont pas connus.

Il se rencontre, a-t-on dit, dans cette charte, de nombreuses formes de style qui ne se rapportent pas à l'époque à laquelle elle est attribuée. On peut en dire autant de l'écriture. Ce document ne se trouve pas transcrit dans le Cartulaire, et Barralis, qui a étudié avec tant de soin les annales de l'abbaye, n'en parle pas. De plus, faire vivre en même temps les personnages qui y sont nommés, c'est commettre un anachronisme. A cette charte, qui est conservée aux Archives de l'Etat de Turin et dont les collections historiques des Alpes-Maritimes n'ont qu'une copie de la fin du XVII siècle, pendait jadis il en est détaché aujourd'hui un sceau de plomb où l'on s'accorde

à reconnaître des traces de fausseté.

Jusqu'en 1757, époque à laquelle le testament de Guy de Vintimille fut déclaré apocryphe par les archivistes de la cour de Turin, il avait toujours été considéré comme authentique par les moines de Lérins eux-mêmes et par les différents tribunaux auxquels il fut présenté.

La Cour des Comptes d'Aix, à la date du 24 février 1532 (Arch. des Bouches-duRhône, B. 1414) l'enregistra parmi les privilèges de l'abbaye, avec la mention suivante: «.... Instrumento viso beneque palpato, sano ac integro in nullaque sui parte suspecto invento. »

Il existait déjà et était reconnu comme authentique en 1171; car nous voyons Etienne, évêque de Vintimille, arbitre d'un procès entre les moines de Saint-Michel et les consuls de cette ville, après avoir examiné la charte qui leur a été présentée, déclarer que les limites de Sabourg sont celles dont il y est fait mention.

Qu'un Guy, comte de Vintimille, ait donné Saint-Michel de Vintimille et Sabourg à l'abbaye de Lérins, il n'y a pas de doute.

La principauté de Sabourg, dont les limites furent perpétuellement contestées par les habitants de Vintimille et de La Colla et où les Génois faisaient de continuelles incursions, était peu importante au point de vue territorial; cependant elle avait une valeur considérable, parce qu'elle conférait aux abbés de Lérins tous les privilèges attachés à la souveraineté. Comme seigneurs de Sabourg, ils donnaient des lettres de grâce et battaient monnaie 1.

De qui tenaient-ils ces droits? Ils ne leur ont été conférés par aucun prince souverain. C'est sans doute en se considérant euxmêmes comme tels qu'ils établirent à Sabourg un atelier de monnayage. Le premier bail qui nous en ait été conservé date de 1666.

Le roi de France ne souffrait qu'avec peine qu'une telle prérogative appartînt à l'abbé de Lérins. Aussi les religieux ayant eu l'imprudence d'affermer leur atelier à un marchand de Nîmes appartenant à la R. P. R., Louis XIV en profita-t-il pour en ordonner la fermeture et pour casser le bail (1686).

Dépossédés du droit de battre monnaie, les moines de SaintHonorat ne pouvaient avoir aucun intérêt à conserver Sabourg; a près de longs pourparlers, ils vendirent la principauté au duc de Savoie, moyennant 142.000 livres (1729).

Prieuré de Saint-Michel de Vintimille, qui, comme Sabourg, a été donné à l'abbaye de Lérins par le comte Guy, lequel avait élu sépulture dans la chapelle dudit prieuré.

DIOCÈSE DE VITERBE

- Eglise Saint-Sylvestre de Civita Vecchia, dont un inventaire

• Sur le monnayage de Sabourg on peut consulter particulièrement, outre les ouvrages précités de MM. Cais de Pierlas et Rossi: Mémoire sur la principauté de Sabourg, dans le Congrès scientif. de France, trente-troisième session, par GalloisMontbrun; - Numismatique du moyen âge et moderne, par A. Blanchet; - La fin du monnayage de Sabourg, par Maurice Raimbault, Paris 1898, etc.

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